‹ Art de la teinture des laines;Chapitre 15 sur 16 · COMPOSEES · texte numérisé non relu

COMPOSEES

. Le. brou de noix et la suie sont également dés matériaux fort utiles pour les couleurs brunes. ’ ,

Une laine piétée'.ea bleu de cuve prend une couleur brune presque inaltérable,dans un bain de brou de noix.

Un pied de brou de hoix et des quantités variables de garance avec un peu d’alun , pro’duisent encore des bruns de toute nuance. L'addition de la suie et d’un, peu de gaude convertit ces bruns en ramona et en carme- ' lite ; et quand la gaude et Ja garance dominent , et qu'on ne fait qu'abattre la couleur, avec un peu de brou de noix', on obtient .

un mordoré. - ‘ ‘

. . Gris.

, Les gris s’obtiennent, comme toptes les couleurs composées avec des quantités, va-j riablcs de 'iaUne-,,de rouçe et de bleu., seulement la bruniture qui n’csUque l’accessoire dans les autres nuances , est le prin-t cipal dans les gris : avec de petites .quanti><^ tés de bois d’Inde , de fustet , d’orseille et dé couperose , on jMut. produire presque 2.

toutes les nuances de gris , mais ces nuances sont très-peu solides^ On en obtient de moins fngitiyes, lorsqu’on associe la ga-*

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rance ,' la cochenillè, là dissolution d’indigo , le bois jaune, la noii de* gallfe-et la couperose. On conçoit que la couperose et la noix de galle sont ici la base des gris , et qu’on n’ajouté du rouge ou du jaune que pour les faire incliner plus ou moins vers cesouatices. ' '

Avec de la garànce et du sumac et jm léger bleu de cuve donné après on produit , ime couleur gris de plomb. Si le bleu de cuve est donné avant , et -s’il est beaucoup plus léger , et très-vif , on peut l’employer comme pied’ de toute espèce de gris claii^ , en- ajoutant du bois jaune, de la* garance , ^ du santal ou de la laque, selon la nuance ' que Ton veut produire. Ces derniers gris, les plus solides de tous , sont quelquefois assez usités dans la draperie teinte en laine;

* du reste on peut, en varier singulièrement là ‘Composition., Les détails dans lesquels nous venons d’entrer sur la teinture des laines , nous parai^eu’t suffisons pOur donner à toutbomme intelligent une idée nette * de cet art , 'et pour le mettre à même si non de produire avec certitude et sans- hésiter , toutes les couleurs ,( du çioins de s’occuper de leur redbercbe^vecr jugement, et de ^’e paë s’égarer dans de fausses routes» Les procédés que nous avons 'indiqués

couposÉBS.'. - , 1 a5

sont dépouillés tle toute cirçonsta^noe su- . pèrflue, et ont reçu la sanction dé l’expérience ; nous les 'avons exposés avec mé^ * thode et simplicité : et les gens de l’art , à qui les majiipulations de la teintiM*e sont familières, n^éprouveront aucune difficulté à les répéter. Quant aux commençans , ils puiseront dans la lecture de l’ouvrage entier des coifbaissances saines et bien ordonnées , que la pratique rendra de jour en jour plus fécondes. . orF .

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