LAQUE
La . laque est une substance résineuse j d’un rouge plus ou moins foncé, que desespèces ue coccus , déposent autour des > branches de différens arbi^ps , et qui dqit ,
* probablement sa couleur aux embryons et aux détritus de ces insectes. On en distingue de plusieurs' sortes dans le commerce-:
là laque en bâtons qui est la laque 'lutu— relie , telle que les insectes l’ont déposée ; la laque en grains, qui est la mémejaque en petits ^ains dont il paraît qüe l’on a déjà retire une partie de. la matière colorante avant de la livrer au commercé ,, et la laque «a écailles ou en tablettes, qui tt’est autre chose que la laqué en grains fon^ -due. et coulée sur une pierre plate; ou sur .un cylindre de bois.
La laque contient une .^matière colorante rouge ,' qui peut produire différentes nuances d’écarlate et de. cramoisi, plus solides que celles qu’on obtient de. là * cocbenille et presque aussi belles. Pendant long— lems on , n’en a fait que, fort peu d’usage, parce •
Teinlurc. 2. 3
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38 ' - . SUBSTANCES
quoii ne savait comm'eiil la séparer de ses |>arties résineuses , ou que les procédés qu’on suivait en renchérissait singulièrement le prix ; aussi , ceux qui voulaient l’employer, se contentaient ordinairement <le la réduire en poudre très-fine , et de l’introduire en cet état^ dans le bain de teinture , au-dessous de la température de • rébullition. Le bain devait être 'maintenu . avec soin à cette chaleur modérée , parce qu’au bouillon, la couleur s’appliquait iné-‘ gaiement sur l’étolFe ; et il fallait en outre laver les, pièces très^haudes au sortir du baiii) parce qu’autreraent elles retenaient beaucoup de résine qu’il devenait très- 'difficile d’en détacher.
' Depuis un certain nombre d’années, on a imaginé de détruire la matière résineuse de la laque par l’acide sulfurique , et cette amélioration en a considérablement étendu l’usage. En outre , on a aussi versé dans le commerce des préparations de laque connues sous le nom de lac-lake et de lac-dye^ et' qui contiennent beaucoup moins de résine et beaucoup plus de matière colorante que les difiTérentes espèces', de' laqué que mous avons mentionnées. Ces préparations ne sont autre chose' qu’un précipité déterminé parl’alnn dans une dissolution de la
matière colorante de la Jaque , et elles contiennent, outre la matière colorante, un peu de résine , de l’alumine , des parties extractives , et des matières terreuses insolubles. Elles sont sous forme de petits pains carrés, et ; aujourd’hui exclusivement employées en teinture. Pour s’en servir, on'doit le& réduire en poudre extrêmement déliée, ou plutôt les humecter d'eau et les moudre , et les traiter ensuite par l’acide sulfurique. Si elles sont en poudre , il faudra employer trois parties d’acide à* 66® de l’aréomètre , contre quatre parties de poudre, et étendre auparavant, cet acide de deux fois son poids d’eau. Si elles sont en pâte humide, on emploîra la même quantité d’acide relativement à leur poids sec primitif ; mais on ne fera aucune addition d’eau.
Le mélange de l’acide avec le lac-lake ou le li^c-dye, étant fait, on le laissera réagir pendant au moins un jour en été et trois en hiver, avant que d’en faire usage.
Après ce terme, on pourra l’utiliser de deux manières , soit en extrayant la matière colorante par des lavages à l’eau chaude qiii l’enlèveront, et dont on séparera l’excès dacide par une certaine quantité de chaux qui se déposera à l’état sulfate, et en employant celte liqueur colorée pour composer les •
4o SUBS'fANt^ES
bains de teinture ; soit phis simplement , en introduisant le mélange lui-même dans la chaudière , et s'en' servant pour teindre sans rien redouter ni de l'acide sulfurique, ni de la résine.' En effet, la résine est dé- .truite , et l’acide , à la dose où il se trouve, n’endommage ni la couleur’ ni l’étolfe : Du r'çste , on peut encore en affaiblir les effets en ajoutant au bain de petites quantités de sous-carbonate de soude. '
La laque fournit des nuances presque aussi belles que la cochenille pour l’écarlate , le < cramoisi , et toutes les couleurs 'composées ou entre le rouge. Cette substance , de même que la cochenille , reçoit un grand éclat de la dissolution d’étain , et même elle en exige une quantité plus considérable. On peut la conserver fort long— tems dans son mélange avec l^acide sulfurique , mais elle ne tarde pas .à entrer en fermentation et à s’altérer, lorsqu’elle est simplement moulue et huntide. Son emploi est avantageux en ce qu’elle est d’un prix inférieur à celui de la cochenille et que ses nuances sont plus solides ; aussi la consommation qui s’en fait est devenue, depuis quelques' aimées , très-considérable. ‘ < .
TINÔtOHlALKS
, . " Orseille.
. , :fc’orseille est ïine matière colorante fournie pdr certains lichens qui développent une couleur rouge lorsqu'on les traite par l’ammoniaque et l’eau de choux. -Pour les prér parer à l’usage de la teinture, on les pulr vérise plus ou moins gvo^sièrenient , et ôn • les laisse macérer avec.de Turirre , dont en ajoute de nouvelles quantités de tems à autre on ajoute aussi un. peu de chaux ou de soude, et fe 'mélangé finit par prendre la couleur et la consistance que 'l’on lui trouvé dans le commercé.' La meilleure oéseille SC prépare avec un lichen qui croît aux Canaries et dans plusieurs îles de la Méditerranée , et qu’on appelle lichen roû^ cella. Elle a la consistance' d’une jpâté , de couleur rouge-violet foncé ; d’une odeurforte et désagréable, et présenté 'de nom— ■ breux débris de la plante. Ellé èst connuè' sous le nom ^ orseille (V herbe dans le commerce. En Auvergne , on prépare avec le lichen parellus , une autre espèce d’orseille que l’on vend'sous forme- de poudre plus . ou moins ' grossière ,• et qtie l’on nomme orseille de terte, om' pérelfc. Elle est inférieure à la première pour la qualité.
4*2 - ' ' SPBSTAJKCES
' L’orseille est d’un assez grand usage usage dans la -teinture , surtout dans celle des tissus légers qui n’ont pas une grande durcfe'. Elle produit des nuances de violet, dianiarantlie et de lilas qui sont fort belles mais peu solides ; aussi on ne s’en sert généralement que pour modifier d’autres nuances ou leur donner de l’éclat. On peut dire qu’elle n’est d’aucun usage' pour, les bonnes couleurs de la draperie teinte en laine , et si quelques teinturiers s’en servent pour donner un peu plus de vivacité à quelques bleus ternes , leur supercherie n’a pas un effet de longue durée, car cette teinte surajoutée disparaît presque entièrement dans les apprêts que l’on fait subir à la laine avant qu’ejle soit convertie en dr^.
L’orseille se décolore facilement par la réaction de tous les corps qui ont une grande affinité pour l’oxigène ; aussi lorsqu’on passe dans une cuve de bleu^, des lainés ou des étoffes teintes avec cette substance , elles ne tardent pas à perdre la couleur qu’elles lui devaient, en se combinant avec une plus grande quantité d’indigo qu’elles n’auraient fait, La cause de ce phénomène est dans l’affinité que l’indigo en dissolution a })Our l’oxigène ; ce- qui fail^ qu’à mesure
CoogI*
TINCTORIALKS.
c|u’ü s’applique sur le tissu , il se rêôxide , et que de cette manière, à l’aide d’un fort ' pied d’oraeille, une étoffe" peut se teindre en bleu très-foncé dans une seule immer- ^ sion , s&ns que l’indigo ait besoin du contact^ de l’air pour reprendre sa couleur bleue.
•. Bois de Brésil. ' ,
Les bois de’ Brésil, de Fernambouc tet.
de Sainte^Marthe y sont des bois qui tirépt leur nom des provinces qui nous les four— ^ nissent , et qui , tous , donnent uiie' couleur' rouge plus ou moins mêlée de fauve, et
Ï ilus ou moins abondante. Celui qui donne e plus de couleur est le Fernambouc; ensuite vient le bois de BréKl qui donne la plus belle ; quant au Sainte-Marthe ,• i| ' ' , en produit beaucoup moins , et il contient , de même que beaucoup d’autres bois de la mêitie- espèce qui viennent d’Aniole, de Nicarague, de Sapau^ etc. , - une matière colorante fauve qui nuit* à la qualité dé son produite
< Le bois de Brésil se combine facilement avec la laine, la soie et le coton-, et produit de belles nuanceS'Cn rouge, .écarlate, rose, cramoisi ; mais cés nuances n’ont que peu ' de solidité. Les acides font passer sa dé-
44 'SÜBSTAKCKS,
coction au fauve assez aisément, les alcalis la virent au cramoisi^ l’alun lui donne un ton plus foncé j le fer la fait tirer au ,nbir violet, et • la .dissolution d’étain au rose. Cette décoction acquiert des qualités en vieillissant, et il est facile de là conserver dans des tonneaux, mais ilfautévi- . ter qu’il ne s’y introduise des substances étrangères’ qui pourraient déterminer un , précipité. Il laut aussi qu’elle ne soit exposée ni à la lumière, ni, à des exhalaisons de gaz hydrogène sulfuré. On la prépare en faisant bouillir long-tems le bois avec quarante fois son poids d’eau.
M. Dingler a proposé de purger la dé— coctioii des bols de Brésil d’une qualité inlérieure, dfta matière colorante fauve qui . y est mêlée avec la matière colorante rouge. A cet effet, il fait évaporer eette décoction jusqu’à ce qu’elle ne contienne plus que quatre parties d’eau pour chaque partie de bois employée, après quoi, lorsque le liquide est refroidi, il ÿ ajoute le huitième de son poids de lait écrémé, remue avec soin le mélange, le. fait bouillir pendant quelques ‘minutes , et le filtre ensuite à travers un tissu de laine. La matière fauve reste sur le filtre en combinaison avec la matière caséuse, pendant que la couleur
TlMCTORlALES.
-est retenue en dissolution dans le liquide.
Le bois de Brésil assez en usage pour toutes les teintures qui ne requièrent pas une grande solidité , est peu employé dans la teinture de la draperie, où l’on ne s’en sert , du reste , que pour modifier quelques couleurs composées.' Encore , comme l’on peut produire dans ce cas les mêmes eflFets avec d’autres substances moins chères , il , est rare que l’on se trouve disposé à en* faire usage.
Santal.’,.
On distingué .trois espèces de santal ^ le blanc , le citron et le rouge j mais il n’y a
2 ue celui-ci qui sent employé en teinture.
>n l’apporte des Indes en grosses bûcheà dont rextérieUr est brun ^ mais dont l’intérieur est rouge de sang ; on l’emploie moulu. Sa matière colorante est peu altérée par lés acides , et résiste avec avantage aux eflPets de^râir. Elle est' peu\ soluble , mais . sa sôlubilité est considérablement augmentée par les alcalis ; du reste élle donne des , teintes rouges brunes, qui s’allient bien avec le produit de la gaüde , du bois jaune et de la garance , dans lés couleurs com-‘ posées , et surtout dans cellfes qüi sont des-
46 substances '
tinëes à être bruniès. Cet,te substance^ .est connue dans plusieurs provinces , par ceux qui remploient , sous le nom de catiatour.
Carthamt.
Lé cartbame , ou safranüm , est une
Ï Tante que Ton cultive surtout dans le «evaut et dont les fleurs sont d’un grand usage pour la teinture du coton et de la soie. Il fournit deux couleurs trè^istinctes* et, que l’on sépare toujours , la jaune et la .rouge. La couleur jaune n'^est guère employée , mais la couleur rouge sert à produire sur la spie ces' admirables nuances de rose qui ont «tant d’éclat, mais qui sont si peu solides. ^
Lorsque l’on veut employer. les > fleurs du cartbame , il faut les introduire dans un . sac de toile et les porter dans un courant d’eau où on les lave et où on les foule bièii, La m4tière colorante jaune qui est ’ soluble dans l’eau , se sépare peu^à peu de -la rouge, et les fleurs, de rouge-orangé ' qu’ellés étaient, deviennent d’un beau rmige vif: Cette opération dti lavage est.
.très-longue, 'et ùn. homme ne peut guère, laver en un jopr que deux sacs de iieucs
TINCTOBULES. '
de huit livres chaque , qu’il quitte et reprend tour à tour.
ta matière colorante jaune ayant été complètement entraînée.par l’eau , ou traite les^fleurs par le huitième ou le sixième de leur poids de sous-carbonate de ])otasse ou ’ de soude , et après les avoir laissé macérer un peu, àj’état humide, avec l’alcali pulvérisé, on ajoute de l’eau qui se charge de la couleur à la faveur de cet alcali. Cette addition se fait en quantité sulRsante pour que le liquide , en passant et repassant sur lés fleurs, puisse enlever toute leur matière colorante , et que , de routes , elles deviennent couleur de son. La dissolution est alors employée pour teindre,
' G^fudé. • >* .
Lu gaude , reedsa lutéola , est une |da nte assez commune dans toute la France, et/ que l’on cultive en iieaucoup d’endroits pour les besoins de la teinture , dont elle est un des ingrédiens les plus utiles. Les cultivateurs Parrachent dans le mois de juin ou juillet, là font sécher, et la mettent en hottes. Ses tiges, d’environ trois pieds de long , et d’autant plus estimées' qu’elles -sont plus Anes, sont garnies de
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*48 substances
l’euiUes rares et étroites , et vers leurs sora*mités, de petites fleurs très-rapprochées. On les fait servir tout entières à la teinture, mais les feuilles, les capsules et les graines sont les parties qui produisent le plus ■ de couleur. La gaude produit une couleur qàune solide , qui est utilement modifiée par divers mordans. On l’emploie dans toutes les bonnes couleurs de la draperie où 11 entre du jaune ; pour les verts solides , les bronzes , lés carofines et les autres couleurs composées , qui empruntent au jaune une partie 'de leur teinte* et de leur reflet; et comme elle ne durcit pas la’ laine, on la préfère communément aux bois de teinture qui donnent la mêm'e couleur.
On l’emploie en quantité considérable, et il en faut quelquè^is trois ou quatre parties pour teindre une partie de laine e»
jaune foncé, Cependant cela n’a lieu que lorsque les laines ont été bouillies avec ulne forte proportion d’alun 'et de tartre , et qufe l’on demande des nuances jaunes, à la fois très-vives et très-foncées. Mais quand le produit de la ^aude doit entrer dans des couleurs. composées, et que l’on n’emploie qu’une moindre quantité dalun, alors on obtient les mêmes effets avec deux parties qu’avec quatre ordinairement.
Les alcalis ont la propriété de foncer tous les bains de gaude ; aussi plusieurs teinturiers y font— ils entrer une petite quantité de potasse, de cendre ou de 'chaux. Le sel itiarin rend aussi la décoction plus. dense et plus saturée, mais il en fait incliner la couleur au* vert, pendant que les alcalis la portent au roux. Le plâtre la fonce ; le sulfate de fer la. fait incliner^ au brun, et le sulfate de cuivre' lui fait produire une couleur verte. L’alun. et le tartre* sont les ’mordans les plus appropriés à la gaude, dont ils assurent, et avivent les nuances ; cependant ,’ la matière colorante de ‘cette planté s’allie aussi avec la dissolution d’é-*
tain.
Bois jaune.
■ Le bois jaune , morus tinctoria, est un arbre qui croît dans les Antilles , et dont le bois peu compact, de couleur jaune, et veiné d orangé, est d’un çrand Usage en teinture où on l’etnploie réduit èn minces copeaux. La couleur qu’il communique aux laines sans mordant est assez solide ,*parce qu’il confient une certaine quantité de principe astringent qui lui sert de mordant^ aussi sa décoction prccipite-t-elle assez abondam-
' substances. "* '
ment par la colle forte. Cependant, il est' rare que les , laines que Æn lui i,un,et n, aient pas, reçu le mordant .d’alun. Son produit a. une teinte plus dorée que celui de la gaude, mais il a moins de iivacité; du reste, il éprouvé des altérations arialo^ gues.par les acides et les alcalis.
.Le bois jaune contient de deux à trois fois nlus de matière colorante que la gaude a volume égal. On lui reproche de com- ^umquer a la lame un peu de sécheresse et de durete Cependant, lu bas prix dont Jl est,, et 1 abondance, et la solidité de sa
son usage très - général.
11 s allie bien avec les mordans ordinaires
il bT’ '■‘ssolntion d’étain;
d est préférable à la gaude, pour, les verts axe, et il entre concurremment avec ■cette niante, dans la production de la plupart des couleurs composées ,• et surtout des codeurs solides 'de la draperie. On les emploie même ensemble ordinairement l)our les jaunes purs, parce qu’il corrige
-aude°*^^ verdâtre.s que donne la
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'tiiktoriales. 5.1
• Quercitvon.
. Le'qucrcitron est l’écorce d’une «espèce' de cBêne qui croît en Amérique , et que l’on, emploie en teinture après en avoir.séparéTépiderme, et l’avoir réduite en poudre dans des moulins ; cette écorce contient une grande quantité de matière colorante, dont l’eau se charge presque entièrement à Ja" température d’environ 40°, et qui hrunit par l’action de 1 eau houillante. Aussi lorsqu’on en prépare la décoction, il faut éviter de porter le* bain à l’ébullition, ou du moins , laisser abaisser sa tempéra turé , dès qu’il y est arrivé. * . '*
Le quercitron- se combine facilement « avec les laines qui ont reçu un léger bouillon d’alun. Le tarlre fait incliner sa coulent* au verdâtre ,'le sulfate de fer a 1 olive; mais la dissolution d’étain lui fait prendre une nuance de jaune éclatante. On le préfère à la finaude et au bois- jaune dans l’impression "des toilçs , parce qu’il ne colore presque pas les fonds blancs ; mais if faut avoir soin de ne pas élever la températiire du bain au-dessus de 50 degrés. Une par- Iré de quercitron fait autant d’effet ,que trois à quatre parties^e bois jaune. *
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5a SUBSTAllOtS ‘ '
' Roucoul .
. ‘Lç roucou , ou w>6oa, est une pâte qui vient de l’Amérique Méridionale , et que l’on prépare avee les i^emences 'du":éti?a orelliina. Potir’^êtré bonne, elle, doit être' couleur de'>feu<,. douce aù toucher et se délayer entièrement dans le bain. Elle abandonne" très — facilement sa couleur à l’eau ‘charçée d’alcali , et communique des nuances d uni jaune plus ou moins'-roii— ^ûtre aux divers tissus. ‘On ne l’emploie'
{ >as dans la teinture dès laines , parcé'qùe a couleur qu’elle produit est "très-fugitive, et qujil est facile de la -remplacer ; mais ellê' est *aisser‘ en usage dans là teinture des Soièsr On l’emploie aussi pour le co— Wn efle fil ,‘»ef elle prôduit sur cfes' matières des couleurs analogues à celle qu’oh obtient du fer, mais beaucoup moins soli*.
des, quoique plus vives: ‘ f. ‘ '
'/'* ' ■ . • ’ Curcumd.' '
Le curcuma , 'ou terra mérita] est tine racine jaune qui nt)us vient de l’Inde , et qui ...est' recouverte d’une ’ écorce plus du moins -brunâtre ^ il feontient ‘ une grande
TWCTORIALHS^ 53 .
quantité de matière colorante 5 il a une.
odeur de gingembre , une saveur chaude et aromptique , et colore la salive en jaune. On en distingue de deux espèces, mais toutes deux ont des propriétés* analogues.' Sa matière colorante se çoramunique avec facilité aux divers tissus , mais elle ne re- (çoit de solidité de la réüctiqn d aucun mor-* dant , et toutes les nuances qu’elle produit sont très-fugaces, et surtout très- altérables par 'le soleil. Du reste , .elles sont singulièrement éclaircies , et avivées par la dissolution d’étain et le tartre, tandis qu’elles reçoivent des alcalis une teinte rouge.
Le curcuma n’est guère employé en teinture , que pour rehausser* certaines nuances de jaune, et leur.donner un éclat passager. On l’emploie aussi quelquefois avec le bois- jaune et la dissolution d’indigo, pour les verts de Saxe, mais cette couleur , déjà peu solide par elle-même , devient ‘encore par là plus fugace; enSn on l’associe fréquemment à la côchenille pour la production-dc la couleur écarlate, et c’est dans cette occasion ^que son usage offre le moins d’inconvéniens ,.parce qu’elle se trouve soustraite à l’influence du rayon.