SUA8VAJÏCE
U. tl autres substances , telles que le bois dinde , la garance , le santal , etc. , pour la* production des noirs ou. des gris, et d’une foule ^de couleurs composées. Sa qualité astringente la rend propre à se combiner sans mordant avec les étoffés , et il communique la-.meme propriété aux autres ma- , lières colorantes.qui ,se rencontrent ‘dans le, meme bain ; son plus grand usage est pour la teinture du noir , où il a été presque généralement substitué à la noix de galle. , '
^ yNoix de galle.
,La noix de galle est une excroissance qu on trouve svir de jeunes branches de chêne , et particulièrement sur celles de 1 espèce appelée rouvre , qui croît dans le Levant ; elle est la- suite de la piqûre d’un insecte , et contient ' en abondance deux principes qui produisent de grands effets en teinture., l’acide gallique et le tannin.
Ces- substances agissent , sur les tissus en -entrant ,en combinaison* av.ec eux et >les convertissant en. un corps ppur ainsi dire nouveau, qui a la propriété de former des combinaisons permanentes avec' la plupart des autres matières colorantes, sans .l’intermediaire d’aucun mordant. Elles con-:
TJJ»CTOBIALKS. . , 5<J
courent encore efficacement à la production du noir., 'en formant avec les sels do fer des .précipités de cette couleur ; enfin elles produisent , avec quelques autres oxides , des précipités diversement colorés dont plusieurs modifient le noir avec avantage, ou produisent différens gris. Onren-contre des noix de galle de diflérentes qualités dans le commerce. Les meilleures sont petites, denses, foncées et hérissées de petites éminences ; elles ne portent pas do trou, ce qui montre que les œufs que Finsecte avait déposés , n’ont pas eu le tems de se développer et de se changer en ip— sectes parfaits après avoir passé par Fêtât, de larves. Dans ces noix, Facide gallique et le tannin sont très-abondans. Il n’en est pas de même de èelles qui sont blanchâtres , légères , fosses et percées d’un trou ; celles-ci sont toujours inférieures dans leur qualité ,' soit que ce soit une conséquence du développement de l’insecte j ou de la réaction des» principes mêmes de la noix. , ' .
Écorce d’aune.
L’écorce d’aune , alnus alba , betida alba , est une* écorce qui dohne une dé-
Diij
, - SUBSTANCES
coctioii d’un fauve clair qui brunit à l’air et peut produire différentes nuances de ^une avec l’alun et la dissolution d’étain.
Elle n’est guère employée dans la teintiirê de la draperie parce que l’on peut obtenir les mêmes effets de beaucoup d’autres manières ; cependant elle. communique à la laine des nuances de fauve clair belles et solides. Son grand emploi est dans la teinture du coton en noir, où elle entre comme un utile - iiigrédieiit, à cause de la pro- .pnete qu’elle, a de dissoudre une certaine quantité d’oxide de fer.
L’écorce d’auné n’est pas la seule dont on pmsse faire usage en teinture. Presque' toutes les écorces ont des propriétés analogues qui ne diffèrent que du plus au moins. Leur décoction est ordinairement tauye >, elle tourne au jaune par la dissolution . detam et. d’alun, et au noir par les sels de fer.; et si elles sont généralement .San» usage, c'est que le nombre des matières colorantes est déjà très-grand , et que le teinturier a plus d’avantage à’en coniiaitre bien un petit nombre, qu’à en connaître une multitude imparfaitement.
riNCTOfllALES
‘ . Broa de noix.
Beaucoup de teinturiers ont abandonné l’usage . du brou de noix ; cependant la couleur fauve de célte substance esf si solide et on peut la faire entrer si utilement dans la coniposition des bruns et des gris de toute nuance , • que nous ne pouvons nous empêcher d’en recommander l’usage.
Pour le conserver , il suffit de le' recueillir . ■à l’epoque où on abat les noix , et de le mettre dans des tonneaux où on a soin -de le .tenir recouvert d’eau, et qu’bn ne remue * jamais ; avec cette précaution- ôn peu^ * le garder d’une année à l’autre sans qu’il s’altère , et méipe beaucoup plüs longtems. Pour l’emplojer, on l’introduit daiis une chaudière où on Je fait bouillit longuement ; on enlève ensuite lé marc ayec soin et 1 on ajoute assez d’eau dans la chaudière pour que ce liquide affleure le botd.* 'Alors on fait du feu de nouveau,' niais avec lenteur , et au moment où l’ébulUtioa se déclare, on enlève’, avec un balai',' toute* 1 ecume qui se trouve à la surface de la chaudière et qui contient une espèce d’huile . susceptible de tacher" les laines. Cependant quelques teinturiers -préparent cètte *dé-.
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coction sans écumcr ; seulement ils font bouillir alors le brou de noix beaucoup moins long-tems. Cette substance communiqué aux laines, sans l’intermédiaire d’à ucun mordant, une couleur fauve ou noisette qui est très-solide j on peut aussi l’employer avec des mordans, mais on ne le fait que pour varier les nuances ou leur donner. plus d’éclat. ,
La racine du noyer jouit des mêmes '
S iialités à peu près que le brou de noix , le produit des nuances fauves, inaltéra- ‘ blés ; mais elle contient une moins grande quantité de matière colorante ; du reste , • elle se comporte de la même manière avec . les mordans; sa décoction , ainsi que celle du brou de nojx , a la propriété de dissoudre une certaine ({uanlité d’oxide de fer et de prendre une couleur noire sans laisser ^dépdser de^' précipité. Cependant l’addition de la .couperose , aune température elevée , détermine dans cette même ^décoction un précipité‘*noir abondant, dû sans doute à la réaction particulière exercée par l’acide sulfiiri(|ùe. ; ,
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L9 ‘ syie a . été - long-rteins d’un- ^rand
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usage dans la teinture des" laines , et elle est encore employée avec succès dans quel- .
ques endroits ; elle est propre à communiquer aux couleurs de gaude une teinte dorée qu’on n’obtiendrait pas par d’autres moyens , et peut servir encore à produire beaucoup de, teintes particulières à l’imitation des objets naturels. Sa couleur eçt Inaltérable à l’air, mais les acides lui font perdre tout son éclat.
Emploi des Matières colorantes.
Après l’exjposé qui ^précède des princi-^ p^es • propriétés dont jouissent les dilFé-r rentes substances en rasage dans la 'teiuture , nous allons parler de l’applièation des couleurs sur les laines et des différentes opérations à J’aide desquelles on par- ' vient à produire toutes les nuances*. Notre objet est d’entrer dans tous les détails nécessaires pour que d’on puisse, tentei* de ' répéter les procédés, que nous aurons in— ’ diqués avec espoir dcvsuccès: Nous insisterons eu particulier, sur la- production des couleurs les plus importantes ; telles' qùe le. bleu', le- rouge et le noir ; et lorsqu onaura bien^ saisi la. manière d’opérer ponr cliacune d’elles et qfi’i»n. aura*‘vu*coni^
Teininrp. 2
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m^l elles peuvent être modifiées ptesqu’à l’infini , par , divers mordans , aloTs noius parlerons dé couleurs composées , et l’on comprendra aisément quelle peut être lu marché la plus convenable pour les obtenir. . / ,