TEINTURE EN BLEU
. Bleu Indigo.
. De toutes les substances au moyen desquelles on peut obtenir en teinture , une couleur- bleue , il n’y a que l’indigo qui puisse produire un bleu solide et susceptible de résister avec avantage aux acides, aux alcalis et à l’air. Gomme cette substance n’est pas soluble dans l’eau ni dans les acides , et même qu’elle ne peut être dissoute par les alcalis qu^à la faveur de circonstances particulières difficiles à réunir, il s’en suit que la teinture du bleu est celle qui réclame le plus de discernement et de surveillance de la part du teinturier. ' ^
. Les vases ^dans lesquels on opère la dissolution de l’indigo , ainsi que l’ensemble des matières qui y i^agissent les unes sur
. EM BLBV.
les autres, sont appelés cuvss. On .distingue difl'érentes espèces de cuves : dans les unes , la fermentation nécessaire à la dé— ^
soxidation de Tindigo est provoquée par la présence d’une plante appelée pastel ou vouëde , et elles sont dites cuves au pastel ou auvouède. Leur capacité est d’environ cinq mille litres ; dans d’autres , les matières , au moyen desquelles l’indigo est désoxidé, sont uniquement la garance et le son. Ces cuves ont la potasse pour dissolvant,* et cet alcali leur donne son nom. Leur capacité est très-variable : quand on les destine à la teinture des laines, elles contiennent communément de deux à trois mille litres ; mais quand elles sont destinée^ à teindre la soie, -leur capacité n’est guère que de deux cents à cinq cents litres ; enfin il y a encore d’autres cuves dont la grandeur n’a rien de fixe, et qui sont en. * usage pour le coton : on les nomme cuves à la couperose ou à froid ^ parce que le protoxide de fer de la coujjerose est , dans ces cuves , la substance desoxigénante , et que le travail s’y fait constamment à froid.
Ces différentes cuves*, de la conduite desquclldH nous ferons une étude particulière, sont les .seules dont l’nsage soit général.
C<;pendant il y a encore d’autres métho- •
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des adaptées pour la dissolution /de l’indigo ) dans -l’impression des tissus , mais leur description serait ici- hors de place,' et nous n’en parlerons qu’au 'moment où il sera devénu nécessaire de les connaître.
Pnstel'et J^oiœde.
■ En décrivant les stibstancës tinctoriales , pbùs n’ayons parlé ni du pastel ni du * Voüëde ,■ parce qu’on ne fait pas usagé de cés plantes, dans la. teinture ,,d-ahs la vu^ de tirer un service spécial de leur matière colorante , mais seulement pour provoquer et’ entretenir par leur moyen la fermentation particulière nécessaire à la désoxida— tion de l’indigo. Leur étude nous paraît miejax placée en cet endroit, et nous pensons qu’elle offrira -plus d’iûtérêt, parce . qu’elle pourra être envisagée ici en même tems sous tous scs rapports.
■ , Le pastel est une planté herbacée qui
était employée en France à la teinture du bleu avant l’importation de l’indigo ; mais . * depuis cette époque on n’a plus pour objet ' principal eu l’employlnt , de mettre à profit sa matière colorante , et on ne le fait entrer dans les cuves que pour parvenir à désoxi- (1er Tindigo..- Quoique la culturé en soit
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