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PLANCHERS EN GENERAL

A mesure que les murs sont élevés à la hauteur de chaque étage, les chaï- 'Oentiers posent les planchers dont on lie les pièces dans les murs avec des liens et ! étriers de fer , et lorsque ces pièces sont scellées convenablement, on continue la maçonnerie. On évite dans ces scelle— mens, de mettre le mortier de sable et de chaux en contact avec le bois, parce jc^ue la chaux l’altère à la longue., et ou Feu tom e de préférence d’un mortier de vterre. Quoiqu’il ne soit pas de notre objet de parler ici de ce qui a trait à Fart du charpentier , nous dirons cependant qu’il est d’une grande importance de

choisir des bois sains, vieux coupés ét dégarnis de tout aubier.

-Autant qu’il est possible, ces bois ne doivent pas porter sur des murs de face, parce qu’ils en diminuent la solidité, il y a moins d’inconvénient à les faire porter sur les murs de refend où leurs extrémités pouvant traverser les murs, réchauffement est moins à craindre; et il est mieux encore, surtout quand ils ne sont pas de grande longueur, de les faire porter sur des sablières arrêtées le long des murs à l’aide de corbeaux de fer.

1/orsque les solives ont une portée un peu considérable relativement à leur fprce, elles plient beaucoup dans le milieu , et ordinairement les unesiplus que les autres. C’est un inconvénient auquel on remédie quelquefois en les liant avec des liernes ou pièces de bois que . l’on entaille et que l’on pose en travers par dessus les solives, auxquelles on les at> tache en outre par de bonnes chevilles de bois qui traversent la lierne et les deux tiers de l’épaisseur des solides. Mais cette pratique n’est pas sans défaut, parce que les liernes passent par dessus les solives, et obligent de donner plus d’épaisseur au plancher, et l’on §e contente souvent de mettre entre les solives

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des bouts de bois qu’on appelle êtrésillon , que Von pousse à force , après en avoir engagé les extrémités dans une petite entaille pratiquée dans les faces latérales de chaque solive.

Les dispositions qui précèdent ne regardent que le charpentier, mais lorsque celui-ci a conduit l’ouvrage à ce point la besogne du maçon commence.

. • > • . 1 * \ Planchers de différentes faqons .

On fait des planchers de plusieurs façons, mais nous n’en t rapporterons que les principales, parce que les autrès ne diffèrent de celles-là par aucun point important. •

La première et ïa plus simple, mais que l’on ne suit plus guère que dans les campagnes, consiste à latter par, dessus les solives, à lattes jointives, et à recouvrir les lattes d’une aire de plâtre qui doit servir de soutien au carreau ou au parquet. Dans ces planchers, les poutres et solives sont apparentes, et l’on ne revêt au dessous d’un enduit de plâtre que les entrevoux. Du reste, l’on réserve des intervalles vides, pour l’établissement des foyers , et on les maçonne en plâtre etplatras supportés par

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des chevrettes de fer; si Ton n’avait pas réservé ainsi quelque intervalle dans une pièce, et que néanmoins on voulût y établir un foyer, on ne pourrait le faire qu’en l’élevant au-dessus, du carreau d’un rang de briques d’épaisseur.

La deuxième espèce de plancher se compose de solives posées de champ, sans poutres. Ils sont plus agréables que les précédens, en ce que, n’étant point interrompus, ils reçoivent des plafonds d’un meilleur effet. Du reste, on y place également des solives d’enchevêtrure et des chevrettes pour les foyers. On les • latte par dessus et par dessous, et on les revêt de plâtre des deux côtés ; de l’un pour recevoir le carreau , et de l’autre pour former le plafond. Il faut.éviter de trop rapprocher les lattes , parce que le plâtre ne pouvant s’engager entre elles, le plafond serait sujet à se détacher. Le mieux est de laisser autant de plein que de vide. Alors on fiche de grands clous entre les solives garnies de leurs étrésillons, on fait supporter par ces clous une maçonnerie grossière en plâtre et platras, on cloue les lattes , audessus et au-dessous , et on applique «le plâtre qui , se liant avec celui de cette ** . 5 *

maçonnerie, forme un ensemble de la plus grande solidité.

On fait encore une troisième espèce de plancher, qui a les plus grands rapports avec la précédente, mais qui nécessite de plus grands frais. Ce cas se présente toutes les fois que Ton a été obligé d’employer des poutres, et que l’on veut les noyer dans l’épaisseur des planchers. A cet effet, on construit un -second plancher au-dessous du premier; mais on y emploie du bois très-faible parte qu’il De doit supporter que le plafond. l)u reste, on lui donne la même figure qu’au plancher supérieur. On cloue • ensuite des laites, comme s'il ne s’agissait qued’un seul plancher, et l’on plâ- /tre et plafonne à 1 ordinaire.

Quoique l’on varie singulièrement la ‘«façon des planchers, suivant l’impor— jtanee de la construction , tout ce qui se -fait d’essentiel, se réduit à-peu-près à ce que nous avons dit.

Ainsi nous ne parlerons pas des planchers dans desquels l’intervalle des sotlives est maçonné en briques, parce r qu’ils ne sont guère usités, à cause de -la surcharge qui en résulte pour les bâtimens, et parce qu’en outre leur con-

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struction ne suppose aucune connaissance nouvelle. Nous ne parlerons pas non plus de ceux que l’on construit quelquefois pour les galetas, et sur lesquels on ne doit marcher que fort rarement,parce qu’on les construit absolument comme les précédens, à l’exception qu’on se dispense de latter et de plâtrer par dessus.

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