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long-teius et conservée dans du sable, la broyer avec de la craie , et en appli-* quer une couche sur le second enduit , avec la truelle et là règle , comine nous’ vendus de dire. Cette troisième couche serait susceptible d’acquérir, par le frottement, un très -beau poli. Quand lé crépi doit être appliqué sur une surface unie, comme sur dubois, il est bon d’y clouer des lattes sur lesquelles on fait des hachures , ou du moins d’y enfoncer plusieurs clous.

Dans les pays où Ton manque de ptàtic | et ou la chaux abonde au con»

traire, on peut composer un mortier propre à remplacer le plâtre dans la construction des corniçLes et autres orûeiïiens, en ajoutant trois parties de chaux vive en poudre à un mortier liquide, formé de deux parties de sable hrt et une de tuileaux bien pulvérisés, délayées en bouillie claire a vee une quantité suffisante de chaux vieille éteinte I e tou U L’addition de la chaux vive én; poudre se fait dans l’auge ou a été mis auparavant le mortier, et l’on 'itiçlange vivement les matières pour les ‘ J eiuptoyer sur-le-champ.

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ENDUITS. 1 03

Enduits en Plâtre.

Les enduits en plâtre sont d’un usage presque exclusif dans tous les pays ou -cette substance n’est pas à haut prix. On commence par bien arroser le mur qui -doit recevoir l’enduit : après cela on jette dessus, avec le balai , du plâtre tiès-clair, et on recouvre cette couclie , qui est remplie d’aspérités , par une autre couche appliquée à la truelle, et que l’on se garde a unir. Sur cette couche on en met une troisième déplâtré fui aussi à la truelle , et on unit l’ouvrage autant qu’ôn le peut. Quand il est terminé, on gratte les parties saillantes avec une espèce de rateati de cuivre dentelé d’un côté et uni de l’autre.

Batifodagc.

On supplée souvent au plâtre, par économie , ou pour obtenir un enduit plus léger çt plus chaud, en substituant . à celte substance de la terre grasse que l’on pétrit avec soin, en y mêlant une certaine quantité de bourfe, et, si l’on veut , un cinquième de chaux vieille

Xo4 ENDUITS.

éteinte. Ce mélange, que l’on appelle batifodage , peut servir, comme le plâtre , à faire des revêtemens et des plafonds, auxquels on donne une couleur blanche , avec du blanc d’Espagne dé** trempé dans de l’eau de colle forte. Pour appliquer cet enduit , iLfaut latter comme pour le plâtre.

Stucs.

On donne le nom particulier de stucs, à des enduits qui sont susceptibles d’ètre polis. Lés meilleurs se préparent avec de la chaux bien choisie, éteinte avec précaution , tûen broyée ensuite , et conservée pendant plusieurs mois dan&'.du sable. La plus ancienne éteinte est la meilleure. Pour faire le stuc , on incorpore à cette chaüx quantité égale de marbre blanc en poudre , ou de toute autre espèce de pierre dure, ou même de craie ; on broie le tout de manière à former une pâte ductile, et on l’applique sur une surface humide et un peu rude, en couchede deuxlignes environ. Quand il est sec on le frotte , pour le polir, avec des linges humides et i de ; la poudrede pierre ponce. On continue , en frottant

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avec la paume de la Marin , et bn finit •par donner le lustre avec une très-petite quantité d’huile de lin; mais il ne faut pas en- employer assez pour former tache. L’opération du poli est Une opération très-minutieuse, qui requiert une •grande habitude pour être bien faite , et pour laquelle il ne faut épargner ni teins, ■ni patience. \

Lorsque le stuc doit être appliqué suides surfaces d’intérieur qui sont à l’abri des intempéries de l’air , ou peut le faire reposer sur un enduit de mortier de chaux et sable avec plâtre ; mais lorsqu’il' doit être appliqué sur des surfaces extérieures , il faut lui donner un soutien plus résistant, et, en conséquence, ne l’appliquer que sur un bon ciment , formé de chaux , de tuileaux pulvérisés , ou de pouzolane , et de scories de charbon de terre.

■- Quelques-uns composent le stuc dont nous venons de parler, en pétrissant avec, de l’huile de lin , trois parties de marbre blanc pulvérisé et une de çliaux. Ce stuc est appliqué en couches minces, à quelques jours d’iûtervalle;' et, quand la dernière est donnée , on la recouvré d’uu peu de poudré de marbre détrempée

ïo6 EHDUJTS.

dans l'eau, que l'on étend à la truelle*.

Lorsque l'ouvrage commence à sécher, on polit le tout.

Le stuc de plâtre étant d’un très-bel effet et peu dispendieux . on peut l'employer au revêtement des surfaces intérieures nui ne sont pas exposées à l'humidité. Pour le composer, on fait choix du meilleur plâtie, cuit modérément, et on le gâche, après l’avoir bien pulvérisé, avec une dissolution deflfcolle forte dans huit parties d'eau.

Cette dissolution est employée chaude, parce que le plâtre prendrait trop vite»

Quand le stuc est appliqué, ce qui se fait à la truelle, comme à l’ordinaire, on le polit en frottant avec de la pierre ponce, ou une autre pierre dure à grain plus fin que le grès, et on enlève en même teint les petites parcelles de plâtre que l'on détache avec une éponge humide. Ce iremier travail terminé, on continue de rotter avec un linge humide et du tri-* poli , de la craie, ou du eharbon de bois blanc i on nettoie cependant toujours avec une éponge , et l'on donne ensuite le dernier poli avec un morceau de chapeau imbibé d’huile i à quoi on ajoute, eu commençant , du tripoli*.

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Si Fou voulait nuancer le stuc déplâtre» comme du marbre, on gâcherait séparément dans de petits vases, une petite quantité de plâtre mêlée avec différentes couleurs en poudre; on formerait uue espèce de galette de chaque pâte, et ces galettes, placées lès unes sur les autres, coupees par tranches et appliquées avec la truelle, produiraient un marbré d’autant j^lus diversifié , que leur nombre serait plus grand. L’ouvrage sec, on le polirait de la même manière que s’il était uni.

Le stuc de plâtre est toujours d’un très-bél effet J quand il est poli convenablement ; mais on 11 en fait pas grand usage, parce que ce poli nécessite un travail long et minutieux, quoique du reste peu difficile. Il est bon d’observer que 1 eau fait perdre de son brillant au - stuc de plâtre , et forme une tache sensible.

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