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FOSSES D’AISANCES

L’usage est de placer les conduits des fosses d’arsances, dans les angles des escaliers de moindre importance ou dans

? uelque coinécaité. Ces conduits ne se ont presque plus qu’en poterie de grès vernie , et on les maintient en place avec des carcans de fer scellés dans le mur.

On a soin de les isoler de ce mur de deux pouces , et on les cache au moyen d’ilhe languette de plâtre scellée dans deux feuillures ,~et que l’on enlève lorsqu’il se fait quelque filtration. Les tuyaux sont ensuite séparés l’un de l’autre à l’aide d’un fer chaud qui sert à enlever le mastic résineux employé pour leur scellement bout à bout. Le siège des lieux ne présente plus simplement une ouverture en communication directe avec le tuyau. Il est garni d’une cuvette en faïence, dont le fond porte * une soupape métallique qui ne s’ouvre que pour le passage des matières ; et, à

côté , est un réservoir d’eau qui communique à cette cuvette par un robinet/ et sert à enlever les matières qui pourraient s’y être attachées. Il est d’usage, de quelque manière que soient construites les fosses d'aisances, de pratiquer des ventouses qui , s’élevant depuis la fosse jusqu’au haut des toits, conduisent dans l'atmosphère les gaz méphitiques.

■ Les escaliers sont une partie fort essentielle dans un bâtiment, et il importe que leur situation et leur forme soient en harmonie avec les localités et les besoins du service. De là la nécessité, pour les constructeurs, de les rendre de facile accès , de les éclairer d’un beau jour, et de proportionner la hauteur des marches et la largeur des gi-' rons à la mesure du pas le moins propre à fatiguer lorsque l’on monte.

Pendant long-tems il a été en usage ,

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dans plusieurs provinces, de placer les escaliers des maisons particulières au dehors, mais cet usage est totalement aboli, et l’on ne pratique plus d’escaliers qu’à l’intérieur. Là on ne peut rien:

établir de déterminé sur leurs positions,»

surtout dans les villes, parce qu’il faut avoir égard à la fois à l’économie , à la destination du local, au resserrement!

du terrain, et souvent au défaut dujour.

Ce que l’on peut dire de mieux, c’est, qu’en général il y a de l’avantage à les placer à côté du vestibule , toutes les fois que, placés en face de la porte d’entrée , ils pourraient masquer la vue de quelque jardin. Si on les réléguait aux extrémités du bâtiment, ils présenteraient beaucoup moins de commodités pour le. service, et ne pourraient être un objet de décoration. A côté du vestibule , au contraire , ( ils seraient en vue et placés dans une partie centrale du bâtiment. Si le bâtiment avait une importance telle qu’un escalier 11e fut pas suffisant, on pourraiten construire deux de même forme, que l’on placerait symétriquement , et qui , suivant leur dis-, position et leurs dimensions , suffiraient ponY le bâtiment , ou seraient placés

comme subordonnés à tin escalier principal. • • , r * / ;

Dans tous les cas, quels que soient l’empladement et la forme d’un escalier, il faut avoir soin de l’éclairer d’ùn jour convenable , de manière à répandre sur toutes ses marches une clarté à peu près égale. Ces dispositions sont abandon nées à la sagacité de l’artiste, et c’est à son -expérience ou à son génie à lui prescrire ce qui est le plus opportun dans chaque ,cas. Nous dirons seulement qu’il est souvent fort avantageux de recevoir ces jours d’en haut, et d’éclairer les escaliers en lanterne, parce qu’il en résulte une lumière égale sur toutes les rampes , surtout lorsque ces escaliers se terminent au premier ou au second étage , comme comme cela à lieu pour l’escalier principal dans les grandes maisons , où on monte dans les étages supérieurs et aux combles par des escaliers de moindre importance.

Le- besoin de proportionner la hauteur des marches dans les escaliers avec l’étendue du pas en montant , a fait établir comme règle de ne donner à chaque marche, tant en hauteur qu’en giron, qu’une longueurde vingtpouces ;dé façon

toutefois que le giron soit toujours de treize à quatorze, pouces , la hauteur n étant que de si# à sept. Dans les esca- . liers peu importans , où l’on est gêné par des obstacles supérieurs, on nes’as* treinl pas à cette mesure ; mais, pour les .escaliers principaux, on ne s’en écarte jamais.

Ou peut diviser les escaliers en esca* Uers recii lignes avec ou sans retour, eten escaliers circulaires. Dans les premiers, les. marches sont constamment rectangulaires , et on en obtient le tracé en divisant la longueur et la hauteur de chaque partie rectiligne de l’escalier par le nombre des marches que l’on veut y ménager. Dans les seconds, la cage di l escalier est circulaire ou demi— circulaire, et les marches ont constamment plus de giron à la circonférence de la cage que vers le centre. Pour les décrire on doit connaître le diamètre de la cag< ou espece de cylindre creux , dans lequel on veut les placer, et en outre la hauteu»

de chaque révolution de l’escalier, avei le nombre des marches. Supposons qui le diamètre du cylindre creux soit dedi pieds, la hauteur de chaque révolution aussi de dix pieds , et que l’on juge à

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propos de faire vingt marches, chacune aura pour hauteur le vingtième de dix pieds, ou six pouces ; tandis que leur longueur sera de cinq pieds ou de la moitié du diamètre de la tour. Quant à leur lar-

S eur, elle sera le vingtième de la partie e la circonférence du cylindre comprise dans une révolution de l’escalier} à quoi il faudra ajouter la petite quantité dont chaque marche doit être recouverte par la suivante. Dans ces sortes d’escaliers, que l’on appelle en vis pleine, les marches se superposent l’une à l’autre au centre de la tour, et forment line espèce de cylindre désigné sous le nom de noyau de V escalier. \

Ces sortes d’escaliers ne se construisent plus aujourd’hui que fort rarement} mais ceux que l’on appelle en vis à jour, sont très-communs et d’un bel effet; ils ne diffèrent des prccédeus qu’en ce qu’ils n’ont pas de noyau, et que les marches, au lieu de se prolonger jusqu’au centre, se terminent à un cercle qui a le même centre que celui qui sert de base à la tour. Quelquefois ces escaliers sont isolés au lieu de s’élever le long des parois intérieurs d’une cage cylindrique. Alors on les garnit de deux rampes , l’une sur

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le bord extérieur et l’autre sur le bord intérieur. ' ‘ ^ “ '■ ;

Le tracé dés escaliers en vis à jour n’est pas moins facile que celui des escaliers en vis pleine ; on décrit la forme des inarches , en traçant ün cerclé égal à là base du cylindre creux dans lequel doit s’élever l’escalier; on divise ensuite ce cercle ou la partie de ce cercle correspondant à une révolution, en autant de parties qu’il doit y avoir de marches, et on a la forme des marches pour ün escalier en vis pleine. Il ne reste plbs alors qu’à séparer de ces marches , par un cercle concentrique au premier, toute la partie qui avoisine le noyau , en leur laissant une longueur convenable.

Nous avons exposé de quelle manière il fallait s’y prendre pour le tracé dè différentes espèces d’escaliers, parce que c’est, une connaissance qu’un maçon nè doit pas ignorer; quoique la généralité des escaliers se construise en bois; En effet , dans ce cas là même , il est obligé de connaître l’art du tracé, afin desceller chaque marche, en lieu convenable ; et , en outre , il peut se trouver souvent exposé à construire des escaliers en pierre, comme ou en voit dans les grandes mai 4 *

ESCALIERS. y^-

SOnS pour conduire jusqu’au premier ou

second étage. Yoici maintenant quelques

détails relativement à la conduite du

ti'avail dans les parties qui concernent

le maçon.

' Les escaliers de cave peuvent se monter après coup ; mais il est mieux de les élever en même tems que leurs murs de cage et d’échiffre. Les marches qui sont en pierre se scellent alors plus facilement et les murs en sont plus solides. Ces marches sont appuyées par leurs extrémités sur les murs dont nous veinons de parler ; mais il est mieux de les faire porter sur petite u'nè voûte que l’on ménage sous l’escalier, et qui forme caveau. 11 en résulte beaucoup plus de. solidité.

Ce què nous disons pour les escaliers

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de cave , peut être pratiqué également pour les grands escaliers en pierre qui conduisent au premier étage. Fort sou— 'vent' on’ les soutient par des voûtes. Il n y a que ceux qui sont en vis pleine qui échappent à cette nécessité ; mais leur solidité est néanmoins assez grande, d’autant que leur portée n'est pas d’ordinaire trop considérable relativement au poids des pierres. Quant aux escaliers en bois , qui sont presque les seuls

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CROISÉES

que Fon construise dans les maisons des

S articuliers , voici comment le maçpn oit les achever, a moins qu’ils ne soient en menuiserie. Le dessous des marches doit être latte à lattes très-rapprocliées.

On doit maçonner par dessus en plâtre et platras , appliquer un revêtement de plâtre fin par dessous et par dessus, placer du carreau sur le liourdis à fleur des marches.

Nous ne disons rien des paliers, parce .

qu’il s se construisent comme les planchers ordinaires. On latte dessous , on maçonne entre les solives en plâtre et plairas ; on latte en dessus ; on applique un enduit de plâtre , et l ou pose le carreau. Quelquefois on pose le carreau immédiatement sur le hourdage et les solives , sans latter en dessus.

CROISÉES

La construction des croisées ne présentant aucune difficulté particulière relativement à l’exécution , nous nous

CROISÉES. 99

bornerons ici à recommander de n’en former les plates-bandes en bois que le plus rarement possible. Quant au nombre et à la disposition des croisées Convenables pour les divers bâtimens, nous nous abstiendrons de rien prescrire à cet égard, parce que ces choses sont subordonnées à la destination des bàtimens, et qu’il faut, en outre, se soumettre presque toujours à la fantaisie du propriétaire. L’important est de subordonner, autant que possible, le nombre , la grandeur et la position des croisées à l’ordonnance totale du bâtiment.

L’usage est de donner à chaque croisée en hauteur environ le double de la largeur. On en fait quelques-unes que l’on appelle mezanines , parce qu’elles ont moins de hauteur que de largeur \ mais elles ne sont guère usitées que pour les prisons, les écuries et les magasins , dans les étages inférieurs , et pour certaines constructions rurales.

Les croisées de l’usage le plus général dans les constructions ordinaires, sont celles que l’on nomme à plates-bandes y dont la forme est celle d’un rectangle, dont la hauteur est double de la largeur. On en fait aussi en plein-cintre ;

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ENDUITS

mais ce n’est guère que pour les rez-dechaussée, ou pour le premier étage.

Celles-ci ont la forme d’un rectangle surmonté d’une demi-circonférence, décrite sur le petit côté du rectangle. Autrefois on en faisail beaucoup de bombées , c’est-à-dire , dont le haut était surmonté par une portion d’arc très-peu courbe. Aujourd’hui on n’en fait guère plus de semblables , excepté dans les bâtimens en brique, où il n'est guère possible de faire autrement , encore masque-t-on presque toujours cette courbure, lorsque l’on recouvre les murs d’un enduit. Le nom de croisée vient sans doute de ce que les châssis de menuiserie qui en gârnissentlcs ouvertures sont formés de croisillons assemblés dans des bâtis. Celui de fenêtre, qui n’est pas moins généralement usité , vient d’un mot grec qui signifie éclairer ,

ENDUITS

Les enduits sont une partie fort essentielle de l’art du maçon, et à laquelle

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K3HDDITS.

nous allons consacrer des details proportionnés à son' importance.

Enduits de Mortier commun ou Crépis.

* Les enduits en mortier prennent ordinairement le nom de crépi , lorsqu’on ne les compose que d’une couche , et que la façon eh’ est peu soignée 1 . 'Dans -tbus les cas, la' première' couche doit contenir plus de chaux que le mortier , ordinaire , et être formée de préférence de chaux vieille éteinte. Il doit être bien battu ét bien assoupli ; et s’il est formé avec de là chaux récemment éteinte ," il doit être en outre laissé en tas fort longtems J , et ensuite humecté et battu de

plus fin et eh plus grapde quantité et crue l’on unit non - seulemen t avec la

travail terminé, on blanchit le niur avçc un lait de chaux. Si Ton* eut . désïreJun plus bel enduit i il aurait ^àllù^plfpisir de la chaux très-fine , éteinte depuis

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