CONSTRUCTIONS EN PISÉ. 1 IÇJ
(lu sapin, et de plâtre ou de mortier de terre , si c’est du chêne; les poutres sont ensuite posées sur ces coussinets. On garnit en brique la partie du mur qui correspond à l’extrémité des poutres et à la partie extérieure du coussinet, et l’on continue après cela le pisé. Dans le premier cas, c’est-à-dire, lorsque le plancher doit être formé de solives , il faut arrêter le pisé à quelques pouces au-dessous de la hauteur où l’on se propose de poser les solives et établir à cette hauteur , en bain de mortier , de chaux ou de terre, suivant la nature du bois, un cours de madriers en plate-forme, sur lesquels on dispose les solives, en ayant soin de garnir leurs extrémités et de remplir leurs intervalles de maçonnerie, après quoi on les recouvre d’un cours de planches d’un pouce d’épaisseur , et l’on reprend le pisé.
Les meilleurs appuis que l’on puisse donner aux solives dans les murs de cette espèce, sont des madriers de sapin, que l’on maçonne en mortier de chaux et sable , et qui, au lieu d’être gâtés par ce mortier, comme ceux de chêne, y acquièrent d’année en année une dureté toujours plus grande. Les madriers de chêne