FONDATION DES BÂ.TIMEN
sitentaucun travail extraordinaire quand le sable est ferme; mais lorsqu il est mouvant et rempli de sources, le meilleur parti que l’on ait à prendre, après avoir tracé les. alignemens , et rassemblé les matériaux, est de ne fouiller la terre que pour le travail d’un jour, et aussitôt après de remplir l’excavation d’une assise de gros libage, sur Laquelle on en pose une autre en liaison, avec du ciment ou de bon mortier préparé avec une chaux hydraulique, en continuant d’élever assise sur assise jusqu’à flçur du sol. Le lendemain on opère de même à côté de la maçonnerie déjà commencée , et l’on continue ce travail jusqu’à ce que les fondemens soient terminés. L’important est d’opérer vite et d’éviter l’in-r convénient des épuisemens. Du reste, la maçonnerie des fondemens n’est pas
1 )1 us tôt terminée qu’elle est affermie, et ’on peut leur faire porter sans crainte les constructions les plus considérables.
Ce moyen est pratiqué généralement dans la Flandre où l’on rencontre fréquemment un semblable fond. On évite toujours de creuser dans les environs crainte de faire naître quelque source d’eau ; et c’est une précaution utile lors-
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qu’on se trouve dans de semblables terrains qu’on ne connaît pas.
Fondemens dans des lieux marécageux.
Les fondemens les plus difficiles sont ceux que l’on fait dans des lieux marécageux où, pour l’Ordinaire, il faut avoir recours à des épuisemens continuels que l’on opère à l’aide de pompes , chapelets ou autres machines. Quelquefois aussi on est obligé d’établir des batardeaux afin de pouvoir creuser assez bas dans la terre pour y enterrer le pied du mur.
Quoi qu’il en soit , il est rare que l’on puisse se dispenser de pilotis dans de tels terrains , parce que le fond résistant y est à une trop grande profondeur. En conséquence, ou détermine par un pilot d’essai, que l’on enfonce jusqu’au refus du mouton , la longueur de ceux qu’on doit employer, et cette longueur reconnue, on en garnit les deux côtés de la fondation en proportionnant leur distance à la quantité dont on croit avoir besoin pour faire un ouvrage solide, o
Quand le fond n’est pas résistant ,
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pn se contente de durcir au feu l’extrémité des pilots. Dans le cas contraire, on lès arme d’une pointe ou sabot en fer par un bout, et par l’autre, d’un collier de même métal. La force des pieux est également variable , selon la résistance qu’ils doi ven t rencontrer ; mais , en général, on peut les regarder comme bien proportionnés, lorsqu’ils portent, avec douze pieds de longueur , un pied ou dix pouces de large, et six ou sept pouces d’épaisseur. Quant à la longueur qui doit leur être donnée dans les divers cas, quelques-uns pensent qu’elle doit être le' sixième de la hauteur à laquelle on doit élever les murs, mais il est . mieux de dire qu’elle est subordonnée à la nature du sol, et à celle des ou-f vrages que l’on entreprend.
Quelquefois il est nécessaire d’ajouter à l’eftèt des pieux , en les entrelaçant de palplanches , c’est— à - dire y de pieux semblables, mais plus minces, que l’on fait entrer de force entre deux pilots, dans l’épaisseur desquels on a pratiqué, lors de l’équarrissage, de larges rainures destinées à les recevoir. En conséquence, lorsqu’on a placé deux pilots à une distance convenable, on introduit entre
tfONDÀÏIOâf DES BATIMENS.
éüx une palplanche que l’on enfonce jusqu’au refus du mouton. Ensuite on place successivement un pilot et une palplanche , jusqu’à ce que tout l’ouvrage soit achevé. Dans tous les cas , lorsque tous les pieux sont, enfoncés , on les recepe en les arrasantau bas du fondement que l’on veut poser ; on dégage Un peu l’espace compris entre les deux lignes ; on le remplit de moellons enfoncés à. force ; oft lie la tête de tous les pieux à l’aide de longues pièces de bois que l’on fiche avec des chevilles de fer, et l’on commence à élever les fondemens. Quelquefois on les fait supporter par de courts madriers dont on forme un plancher qui joint les deux rangées de pieux. Ce plancher est recouvert d’un peu de paille ou de mousse pour que le mortier que l’on met dessus ne l’attaque pas. Dans les constructions importantes, on enfonce souvent une seconde ligné de pieux au devant des murs. On lie ces pieux, comme les premiers, par une pièce de bois qui forme chapeau.
Assise des Fondemens.
La profondeur à laquelle on doitereu-