‹ Art du maçonChapitre 8 sur 26 · RELATIVES A LA FONDATION DES BATI- MENTS · texte numérisé non relu

RELATIVES A LA FONDATION DES BATI- MENTS

La première chose à laquelle on doive^ faire attention, lorsque l’on se propose d’élever un bâtiment, c’est d’en bien établir les, fondemens, pour que le terrain sur lesquels ils reposent ne cède pas sous le faix, et que l’ouvrage, à peine achevé, né présente pas des signes alarmans de décrépitude^ En. conséquence ,

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il ne faut asseoir les murs que sur un fond résistant et solide ; et quand la localité où l’on veut bâtir n’en présente pas de pareil , on a recours aux pratiques de l’art pour remédier à un semblable inconvénient. > '

La nature du sol sur lequel on veut élever une construction étant une chose très-variable, il est à propos d’expliquer succinctement ce qu’il est le plus à propos de faire dans les divers cas. Le sol peut être de roche, de tuf, de terre .

franche,, d’argile, de sable mouvant ou.

de tourbe. On n’en rencontre guère qui De puisse être rapporté à l’un de ceux que nous venons d’énumérer; et ce que nous dirons pourra être considéré connue généralement suffisant.

Fondemens sur le Roc.

Les fondemens que l’on établit sur le roc ou le tuf, sont toujours très-bons.

Seulement quand le bâtiment est d’ûn.

poids fort considérable, il faut s’assurer par la sonde de l’épaisseur de la roche , crainte qu’il n’y ait au dessous quelque excavation , et que la voûte 11e s’affaisse sous le poids. Ces cas sont très-rares , et * *

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ils ne se sont guère présentés qu’à Paris , dans les grands édifices du faubourg Saint-Jacques, qui, reposant sur une roche minée par l’extraction des pierres, ont nécessité des constructions souter-* raines pour le soutien des voûtes qui les portaient.

Fondemens en Terre franche.

Les fondemens en terre franche sont excellens lorsque la couche de cette terre est d’une épaisseur suffisante. On peut s’en assurer, soit par la sonde, soit par le son que produit un corps très-lourd que l’on laisse tomber de haut. Lorsque le terrain ne paraît pas fortement ébranlé par cette chute, et qu’un tambour placé à quelque distance ne résonne pas, on peut compter que les fondemens seront bien assis. IJu reste, lorsque les contractions doivent être considérables,, et que la sonde a indiqué une épaisseur suffisante de bonne terre, mais au dessous un fond moyennement consistant,, il ne faut pas trop tourmenter la bonne couche, crainte d’en diminuer la solidité et l’épaisseur , et d’être obligé d’en—

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treprendre de nouveaux travaux fort coûteux.

Fondemens sur la Glaise.

Les fondemens sur la glaise sont bons et faciles, toutes les fois que le banc de glaise est d’une épaisseur suffisante , ou qu’il repose sur une couche solide; mais quand il est peu épais, et qu’il repose sur un terrain mou et humide, il faut alors prendre des précautions paiv ticulières , pareilles à celles que nous allons mentionner en parlant des fondemens en terrain momie. D’autres fois on peut se contenter, même pour des constructions fort considérables , de poser sur la glaise , après l’avoir creusée le moins possible, un grillage de cliar-

Ï tente , d’un pied ou deux plus large que es fondemens; d’en remplir les intervalles des moellons au bain de ciment, de poser par dessus des madriers ,, retenus par des chevilles de fer, et d’élever ensuite la maçonnerie à assises égales dans toute l’étendue du bâtiment.

Fondemens sur le Sable .

Les flShdeinens sur le sable ne néce&i

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