‹ Art et littérature des roumainsChapitre 5 sur 17 · LE · texte numérisé non relu

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“rArt'et littérature des Roumains. +." : © © 21

gtandies seulement par en bas, mais portant les fleurs

ne. -et les’ aigles bicéphales de la Serbie, et, en fait de pein-

-. ture, il y a deux couches anciennes: par dessus les grandes scènes, à la façon vénitienne, de l'époque du prince Neagoe (commencement du XVI-e siècle), dont on a relevé une inscription sur le mur de: gauche, les petites représentations accumulées, sur fond bleu, du narthéx, — peinture de mode traditionnelle, n'ayant rien de l'élan indiscutable de celles de la Prin- cière d'Arges. On y a retrouvé la date de 1385-6 *.

En face, dans le district d’Arges, Cotmeana se présente aujourd'hui un peu perdue, avec son petit édicuüle pointillé de boutons, de cabochons d'émail vert, dans la structure, bien postérieure, du XVIII-e siècle,

due aux Phañariotes ; comme à Cozia, il n’y a pas la

pierre dédicatrice du fondateur, mais bien une autre.

datant de l’époque de Brâncoveanu.

} Une réfection totale, du XVI-e siècle, faite aux frais : QE LE cette princesse Zamfira, fille du prince régnant Moïse

. qui, au cours de ses nombreuses alliances, fut, pendant quelques années, la femme d’ un prince de Transylvanie, . a donné un autre caractère à la petite fondation tran- . SEEN du même Nicodème Rise, | ;

ln y eut pas " ob velies fondations après l’époque de Mircea. Snagov, dans les environs de Bucarest, est bien mentionnée dans un acte de la fin du XIVe siècle, et dans la seule église qui subsiste, du groupe de trois, on montre la pierre tombale du prince Vlad

- l'Empaleur (f1,76), mais cette église aux fresques

dont il sera question dans la suite, n’a que des tombeaux de boïars, commençant à l’époque de Neagoe.

Govora, près de l'Olt, doit être plus ancienne. Elle. se distingue par ses puissants murs et par la tour qui les surplombe. Les portraits de Radu-le Grand et de sa femme Catherine, Cätälina, les deux aux longues - boucles, la femme aux pesants pendants d'oreille, mon-

I, D. Stefänescu, Contribution à l'étude des peintures mureles valaques, Paris 1928, p. 21,

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trent aussi son origine. Ces peintures ont dû être refaites à l'époque de Brâncoveanu d’après les anciens portraits. | |

Mais le grand titre de gloire de ce tnême Radu, dit le Grand, par les moines dont il fut le large protecteur, étant lui-même fils de ce Vlad qui avait passé par un couvent avant d'arriver au trône (il en est surnommé Cälugäàrul), c’est sa magnifique bâtisse de ,S. Nicolas entre les vignes“ de Târgoviste, sa capitale, ou ,S. Nicolas de la. Colline“, qu'on appelle ordinairement Dealu.

C'est encore de la Serbie qu'on s'inspire, mais pas de celle de l’intérieur, mais bien de la région adriatique soumise à l'influence vénitienne. Son église con: ventuelle, où Radu voulait être enterr pour quelle serve désormais de nécropole à sa lignée à travers les siècles, est un fort cube de pierre d’une pierre apportée à grande frais de l'étranger. Aussitôt franchi le seuil, on est dans cette chambre des tombeaux où gisent aussi une soeur, un frère, un fils, Pierre-le-Bon, et où sera ensevelie, sous une petite dalle carrée, la tête tranchée par le sabre de ce fils de Pierre qui fut Michel-le Brave, conquérant de la Transylvanie et de Ia Moldavie, réalisateur, avec ou sans intention, de l’unité territoriale des Roumaïins. La nef elle-même, sans absides, est très étroite. S'il y a une peinture intérieure qu on voit poindre ci et là sous l’enduit vulgaire dont recouvrireut l’ézlise les architectes autrichiens de 1850, l'ornementation consiste surtout dans les belles lignes géométriques, dans les délicats entrelacs qui entourent la porte et les fenêtres et qu’on retrouve autour de l'ouverture des sveltes tourelles : des lettres cyrilliennes arrangées à la vénitienne composent, à dioite et à gauche de la porte, dans deux registres, l'inscription commémorative, la première qui nous eût été conservée en Valachie. AE CSS

Le successeur, par le triomphe des -armes, de Radu, Neagoe, qui se fit appeler Basarab, rappelant ce libérateur du pays auquel on aimait à se rapporter, n’en-

tendait pas être, après sa mort, un intrus parmi les ombres d'une branche rivale de la dynastie. Il voulut avoir sa nécropole à lui et aux siens, et, au prix de ces grandes dépenses que magnifie la légende, il l’eut. Son église, entoutée jadis par un fort mur et des cellules pittoresques qu’a fait disparaître la triste restauration, style Viollet-le-Duc, de Lecomte du Noûy, est à Arges, Neagoe, ayant voulu se rattacher de cette façon aussi au glorieux antécesseur. Encore une fois le type serbe servit de modèle, celui des grandes églises du X[V-e siècle. Mais les architectes, probablement de cette nation même, du riche prince valaque, qui se faisait aussi, presque sans cesse, exécuter des travaux d'art par les orfèvres saxons de Transylvanie, comme Célestin de Sibiiu Hermannstadt, employa de plus riches matériaux et recourut à tous les moyens capables de glorifier son oeuvre. On travailla en marbre pour le corps même de cette église à chambre funéraire carrée, à absides rondes d’une tournure élegante, à tours traversées de fenêtres capricieusement oblongues et on prodigua l’or et l’azur pour en agrémenter l'aspect. De belles plaques sculptées s’intégrèrent au milieu des arcades lombardes du registre supérieur, sous lequel des parallélogrames, correspondants, de fines nervures, se poursuivent vers la base. Des peintures de l’intérieur on n’a, après la réfection barbare de l’époque contemporaine, que ce qui se conserve — figures de saints d’une expression résignée, parmi lesquels une douce Madonne presque occidentale, portraits hardiment entrepris des membres de la famille princière —,au Musée de Bucarest: partout on voit, com'ne dans la fière attitude, dans le soin précis du moindre détail, dans le caractère des armes, la main de ce Transylvain, de race germanique, qui fit, à côté d’un indigène ou d’un Slave des Balcans, les «effigies» nécessaires à cette fondation. Un magnifique Saint Georges, épée en main représente ce que cet art modelé d’après les traditions de l’orthodoxie slavo-byzantine pouvait réaliser de plus harmonieux. La scul-

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pture des pierres tombales, de Neagoe, de ses enfants : et de son gendre, Radu d’Afumati, grave, à cheval, menaçant de la masse d'armes, en guerrier au moment de l'assaut, correspond à l'inscription commémorative de Dealu, à celles des tombeaux de cette église inspiratrice. |

Une grande et riche famille, qui devait sa prospérité à l'appui de ce prince Vladislav, d'environ 1450, auquel elle fit élever un modeste mausolée en forme de cercueil dans l’église épiscopale méme d’Arges, les boïais de Craiova,; furent, à côté de leurs princes, des fondateurs d’églises. Ils donnèrent à leur village d’origine

un monument de pierre dans l’église de $S. Démêtre

et élevèrent pour y déposer les os de $S. Grégoire le Décapolite un second édifice, de grandes proportions, sous la montagne olténienne. à Bistrita Malheureusement la première de ces bâtisses fut complètement refaite vers 1650 par le prince Mathieu Basarab, qui se présentait en descendant de ces fondateurs et, vers. 1880, Lecomte du Noûüy y éleva une basilique luxueuse: qui n'est nas encore terminée après un demisiècle. Et, quant à Bistrita, refaite par Constantin Brâncoveanu, sauf la belle tour, portant encore l'emblème du pays, l'aigle valaque, telle qu’on la concevait vers 1500, des architectes autrichiens avaient pris dès la: moitié du XVI-e siècle le soin de la détruire pour lui substituer une grande salle vide sans style, dans laquelle intéressent seulement quelques objets d'église.

Les arts mineurs, dont on a des objets de toute

beauté, viennent de la Serbie influencée par Venise ou bien de la Transylvanie. Celle-ci a donné les quelques travaux en argent, encensoirs en forme de tours gothiques, d’une architecture finement compliquée, qui décoraient Bistrita. Mais il y a l'Italie filtrée par les Serbes dans les portes de Cotmeana, où deux figures délicatement esquissées se cachent dans un fouillis de . tinceaux de la plus belle allure ornementale, et dans celles de Snagov, où, entre autres, sous ce cadre de

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. Art et ittérature des RÉRRES < ; 70e

complications ice iiésestion est présentée

avec une grâce toute siénoise. Des tissus serbes, du XIV-e siècle, ont été découverts à Tismana'; celui de Bistrita doit avoir la même origine. À

Magnifique développement artistique sans doute. Mais il se poursuit par saccades, d’une ambition princière à l'autre, passant d’un type à un autre type, sans continuité, Des monuments isolés se suivent au hasard des changements de règne, si fréquents. Et, si on observe de plus près, ou se rend compte que non seulement le

modèle est pris à une autre civilisation artistique, sor- . ‘tie de ses propres frontières après la catastrophe du

déluge ottoman dans la péninsule balcanique, mais que, au moment où s'élèvent ces coûteuses bâtisses,

qui continuent les fondations de Nicodème, la femme

du prince est une étrangère venant de ces pays d'outre-Danube, qui, plus rapprochés de Byzance, en ava-.

fent recueilli les premiers. la tradition d'’orgueilleuse

beauté. Dans un petit monastère de la montagne d’Ar-.

ges, à Brazi, on a trouvé les portraits de Mircea et de.

sa femme, sansce fils, associé au trône, Michel, qui

doit être donc un bâtard. Or, cette femme, revêtue du costume de cérémonie traditionnel dans l'Orient

jadis romain, porte le nom de Mara: elle est une princesse serbe. De Nicodème le moine on a passé dans l'élan de bâtir en l'honneur de Dieu et pour la gloire. de ses représentants sur la terre, à cette descendante de Douchane. La compagne de Rédu- le Grand, cette Ca: tälina, Catherine, au nom encore inusité et plus tard

même, jusqu'à l'influence russe, très rare, parait bien

venir du même côté, de ce monde d'exilés «yougoslaves qui se cherchaient sur la rive gauche du Danube un simple abri et qui y trouvaient parfois une couronne princière ou une mitre d'évêque. Et à côté de Neagoe Basarab siège sur le trône valaque la femme de la légende. des bijoux vendus pour achever l'église

“LD. Stefänescu, Évolution de la peinture, p. 49.

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unique, la «Despina», la fille de despote serbe Militza. Tout un siècle d'architecture, de peinture roumaines qui a son point de départ et son point de mire au-delà des frontières.

Dans certains éléments, qui ne sont pas secondaires, quelque chose du goût local et aussi des nécessités d'un autre milieu s'affirme. Cependant M. L Bréhier a remarqué, dans l’article qu'il donnait, il y a quelques années, à une revue serbe, que, malgré la reproduction visible des caractères d’un art plus ancien, arrivé à des formes définitives, il y a partout dans ces copies des églises conventuelles serbes quelque chose de nettement original Les édifices tendent presque dès le début vers la hauteur, ils ont un élancement, venant de l'instinct d'une autre âme nationale, qu'on ne trouve pas dans les Balcans. On pourrait y voir aussi une influence de cet Occident qui cherche ici l'Orient chrétien pour une synthèse qui fixera aux Roumains {eur place, bien distincte, dans l’histoire de l’art. Et puis, dans des détails techniques, exigés par le climat ou imposés aussi par la vieille tradition paysanne, comme dans la large base de l’église épiscopale d'’Arges, il y a encore une note, incontestable, d'originalité roumaine.

La littérature est bien maigre à côté de ces belles choses d'emprunt. La chanson populaire se poursuit dans les profondeurs, et aux banquets du prince on célèbre ses exploits. La légende d’Arges, avec le maïitre Manole, s'est formée sans doute en dehors de la Cour devant le spectacle de l’église magnifique et sous le souvenir de la vieille chanson balcanique qui, pour le pont d’Arta en Grèce ou sur un autre thème représente la croyance archaïque, venue aussi de l'Orient mésopotamien, que pour pouvoir parfaire l'oeuvre d'art, il faut qu'une âme y soit enfermée, celle de l'être humain qui est plus cher au coeur de l'artiste. Et on entendra, pendant que travaillent sur l’échefaudage les

neuf maîtres grands Maîtres et maçons

Art et tittérature des Roumains 27

Et, dixième, Manole, Plus grand qu’ eux tous,

la plainte, de plus en plus étouffée, de sa femme, qui est accourue lui apporter avec son sourire la nourriture d’un jour de travail et qui, continuant à sourire, s'est laissée enfermer dans la pierre des murs hardis:

Manole, Manole,

O maître Manole,

Le mur fort m’étreint, Brise mon frêle corps.

lvre de joie devant la possibilité de réaliser son idéal, Manole continuera, sourd à cette douleur plaintive, de ses mains enfiévrées l'oeuvre qui doit être faite pour que, à la fin, nouvel Icare, il se laisse tomber du haut des tours pour ne pas entendre la voix qui s'élève. au fond de son remords:

Manole, Manole,

O maître Manole,

Le mur fort m’étreint, Brise mon frêle corps.

La légende n'aime pas à ses côtés l’histoire. Il n'y aura donc pas d'histoire pour ces règnes de pompe pacifique, de créations pieuses. I1 paraît bien que dans aucun de ces couvents où, selon la tradition de Nicodème, il a dû y avoir, dès le commencement, des moines lettrés, les événements du jour ne sont mis par écrit dans le sévère et sec slavon d’Église: lorsqu'il faudra écrire plus tard, la chronique, il n’y aura pas d’autres indications que celles des listes de fondateurs, ci et là des obituaires,. dans la prothèse de l'autel. On se borne à copier les vieux livres slavons et encore le fait on rarement, sauf dans le couvent de Bistrita, dont on a rassemblé cent trente et un manuscrits slavons et trente slavo-roumains, sans qu'une école se forme. Radu-le-Grand accueillit cependant le moine serbe Macarius qui avait appris l’art de l’imprimerie à Venise et l’avait transporté pour quelque temps dans

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le pauvre couvent de Cettinié au Monténégro, pour en :

faire l'artisan choyé de ces beaux livres destinés à : toute la chrétienté balcanique qui s'ouvre par le Li-

turgiaire de 1504 — il y a des exemplaires sur parchemin aux frontispices dessinés d’or —;, plus tard même le Métropolite du pays: le travail sera poureuivi sous l’âpre prince Mihnea, qui devait finir comme néophyte des catholiques à Sibiiu, sous les coups des fuyards contre son usurpation et ses crimes, et on vense bien qu'il ne devait pas s'arrêter sous le pieux Neagoe, très fier d’être le distributeur de ces magnifi-. ques volumes à toute. la chrétienté de rite grecs

On est, avec ce nouveau. chapitre” dre ‘et de littérature, dans le domaine de l’internationalisme orthodoxe. de forme dernière slavonne. Au même domaine appartient la Vie, écrite par l’ancien «prote», premier

parmi les hégoumènes de l’Athos, Gabriel, que Radu $

avait fait venir chez lui, de l’ancien Patriarche de. Constantinople, Niphon, dont on fit un Saïnt, dans le pays dont ïil fut chargé d'organiser. l’Église. : Le : modèle était dans les vieilles Vies des Saints, et dans cette histoire du «saint homme» qui vient. répandre. des bienfaits sur un État et qui finit, par suite des. intrigues de Cour, en disgrâcié reprenant, en dépit de’: l'amitié respectueuse que lui témoigne le bcn vieux

Radu, son bâton de pèlerin. Neagoe, le «chasseur», le *S

prince prétendant persécuté, menacé de mort, vivant au milieu des embüches en attendant le moment où il pourra commander, fit faire une magnifique châsse pour les os de celui qui avait été son maître spirituel. 11 éleva, sous l'impression de’cette préparation spiri: tuelle aussi, le joyau d’Arges: Neagoe joue le rôle qui est attribué däns ces Vies au modeste et pieux disciple. 11 y aura, de cette Vie, une version EL cu: une autre en roumain.

Le mari de Militza prit lui-même la plume, pour composer un ouvrage, injustement contesté par une criti-

. leur pratique que pouvaient être pris, sinon la plainte . sur la mort du fils bien-aimé Pierre — très belle pièce. : - mais qui pouvait être arrangée d'après un vieux mo-

dèle—, les instructions sur la «civilité puériler, sur la.

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. avec beaucoup d'’érudition, les fragments de littérature - sacrée byzantine qui foiment les trois quarts de ces :

que trop acérée”, qui devait initier dans les choses de la religion — de même que Neagoe lui-même l'avait

été par le bon Niphon — le fils né de cette union avec

l'héritière de la couronne des Tzars, cet enfant, des-

tiné aux malheurs de l'exil et à une mort précoce, au-

quel on avait donné le nom de Théodose. On a relevé,

«Enseignements», rédigés en slavon, desquels on re - donnera que bien tard une traduction roumaine. On y

a fait entrer la touchante légende indienne de Barlaam

et Joasaph, réproduisant Îles épreuves du Bouddha. Mais

ce n'est pas dans cette littérature périmée comme va-

facon de régner et de se battre, sur le devoir de res-

“ter jusqu'au bout entre les frontières du pays qu’Ii

faut défendre, sur la méthode à employer dans les rapports avec les boïars remuants et surtout avec les maitres turcs, de: plus en plus insatiables: «Maïs ceux ie ne croient pas en Christ, notre Seigneur, ni en la

“Lrès-Pure sa Mère, ceux là n'ont pas autant de raison.

et de sagesse, mais toute leur raison et leur sagesse résident dans leur main toujours tendue. Il faut leur

donner sans cesse et fermer par toute façon de dons

. leurs bouches à tous. C'est seulement alors que tu auras avec eux paix et repos. Et, encore, devant eux il

ne‘faut rien montrer de tes richesses, ni des joyaux,

ni des vêtements ; et tes boïars ne ‘doivent pas. paraître ornés devant eux, Au contraire, il te faut te montrer et paraître de vant eux pauvre et besogneux, RCE

dans aucun domaine il ne faut exhiber de la pompe.

. Et, lorsque des ambassadeurs - solennels. viendront de

leur part et tu penseras à les accueillir avec cérémonie, envoie- leur tes gens et fais des cérémonies, mais

; nee 1 L’exilé Dritice moldave Pierre le Boiteux, vivant après 1592, dans le Tyrol, É

25 sb déjà ces ensgenements, qui figurent dans le catalogue de son héritage.

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seulement pour les mangeaïlles et les boissons, sans montrer devant eux d’autres cérémonies et richesses. Car, même s'ils se présentent en amis aimants, ilen faut pas les croire ni leur montrer tes trésors, mais, au contraire, les cacher. Et, autant qu'il y aura de l'argent entre tes mains, donne-le leur, car toute leur sagesse consiste à prendre.»

Notons à côté ces belles lignes dans lesquelles il demande que tout soit sacrifié pour rester sur la terre ancestrale, la défendant: «Donc, si tes ennemis viendront contre toi et si tu verras qu'ils sont plus forts que toi et si tes amiste conseilieront de marcher contre eux avant l'heure ou bien s'ils t'exhorteront par la terreur de sortir de ton pays, ne vas pas en exil, négligeant ces amis et exhortateurs, car, crois-moi, il ne veulent pas ton bien. Car moi-même jai vécu en exil, et c’est pourquoi je te dis qu'il ny a pas de vraie vie ni de puissance des’entretenir en exil. Donc ne le fais pas, car la mort avec honneur est préférable à la vie dure et soumise aux injures. Ne sois pas comme cet oiseau, le coucou, qui donne ses oeufs à être couvés par d’autres oiseaux qui font éclore les petits ; mais sois comme l’épervier et garde ton aire. Car l’épervier, Ô mon fils, est d’un autre exemple, et il a un coeur brave et c’est pour cela qu'il gouverne et vainc maïints oiseaux, et il n’en craint aucun et, de même, il ne chasse qu’à son heure». De:

Or, ceci représente, comme adaptation au milieu, la même chose que le caractère local des églises de type serbe. Et sous le slavon dominant, à lamême époque, surgit le roumain, employé par les bourgeois saxons dans leur correspondance avec leurs voisins valaques, par le moyen des prêtres du grand et beau village de Säliste, leur Grossdorf, comme dans cette seule lettre conservée, de 1524, par laquelle, en excellent roumain de grammaire, ce qui montre une longue préparation, Neacsu de Câmpulung révèle aux Saxons de Brasov-

Kronstadt les préparations d’invasion du grand Sultan Soliman. |

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