me faudra F
(1) Ni les prédécesseurs, ni les successeurs de Sebillet n'ont traité de ces troisgenres, qui sont particuliers à l'école de Marot. Seul Delaudun d'Aigaliers II, n, p. 106) copie notre auteur en le resserrant et en supprimant les exemples. Cl. de Boissière réunit dans un même chapitre (f° 14, v°i la Définition et l'Enigme.
(2) Œuvres, III, 33 et 34. Epigrammes LÀ'XVIII et LXXIX. (3; Horace, Art Poétique, v. 910 :
Pictoribus atque poetis Quidlibet audendi semper fuit aequa potestas.
bref est le meilleur, mesque il soit agu en conclusion : et est plus dous en ryme platte, et vers de huit syllabes : encores que ceus de dis n'en soient pas regettés comme ineptes : ainsi que tu peus voir aus Blasons
5 du corps fémenin (1), entre lesquelz le Blason du
sourcil (le mieus fait au jugement de Marot) (a) est en
vers de dis syllabes, comme sont aussi beaucoup
d'autres.
Définition. Description. — Définition et description
10 retiennent lés noms Latins, et outre lés noms la forme. Car la définition Françoise exprime la sustance de la chose définie, et le naturel fond d'elle. Et la description peint et colore seulement la chose desente par ses propriétés et qualitéz accidentaires (3), ne plus
15 ne moins qu'en Latin. Ces deus sortes de Poèmes
(ai Marot en l'epistre envoyée de Ferrure aux Portes François qui Vavoient suivy am Blasons dit corps fetnenin 2).
plusieurs autres DEFG
(11 Voir : Blasons et poésies anciennes des XV' et XVI' Siècles, par M. D. M. M. M. (Méon), Paris, 1809, in-8, ou la réimpression plus récente de Paris 1906, in- • 2 (Collection des Erotica Sclccta). Le Blason du Sourcil (Ed. 1809, p. 7) est de Maurice Scéve. 21 ■ Eu me suyvant vous avez hlasonné
L'autre une larme, et l'autre a faict l'oreille :
L'autre un sourcil de beauté nonpareille...
Mais du sourcil la beauté bien chantée
A tellement notre Court contentée,
Qu'à son autheur nostre princesse donne
Pour ceste foys de laurier la couronne,
Et m'y consens, qui point ne le congnois,
Fors qu'on m'a dict que c'est un Lyonnoys. » [Œuvres I, 2 10-21 1 — Epître XLI, A ceulx qui, après Vepigrainiue du beau tel in, en feirent d'autre» ,
(î) Ce mot, dont M. Vaganay nous signale un exemple de 1584 (Guevarra, Epistres dorées, t. IV), ne figure, à notre connaissance, chez aucun lexicographe. Rob. Estienne donne accidentai. Le mot accidentel apparaît chez Ambr. Paré.