‹ Art poétique françoysChapitre 140 sur 173 · famés savans BC · texte numérisé non relu

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épique, dont ses prédécesseurs n'avaient pas parlé, et que l'école de Marot n'avait pas abordé. Tout au contraire, la Pléiade le considérera comme le poème par excellence et s'attachera à en donner des modèles et aussi à en établir la théorie (cf. Du Bella\, Deff. et Illustr., II, 5, p. 233-246; Peletier, Art Poétique, p. 73-86; Ronsard, Préfaces de la Franciade, Éd. Marty-Làveaux, III, 513-538).

(r) L'indicatif est ici tout à fait conforme à la syntaxe latine. L'admiration pour le Roman de la Rose — dont Marot avait donné une réédition rajeunie — a persisté chez les auteurs de la Pléiade (cf. Du Bellay, Deff. el Illusir., II, 2, p. 174-175 et les notes).

(2) Ce n'est pas l'avis de Du Bellay et de Peletier, qui conseillent de prendre comme matière de poèmes épiques nos anciens romans de chevalerie {Deffence et Illustration, p. 235-236 — Art Poétique, p. 78-

(3) Il s'agit évidemment ici des plagiaires, et non des critiques injustes (cf. supra, Préface du Second Livre, p. 101).

1 88 l'art poétique François

lecteurs (i), a cause que chacun d'eus estime grand œuvre et de grand pris, rendre la pure et argentine invention dés Poètes dorée et enrichie de notre langue (21. Et vrayement celuy et son œuvre me- 5 ritent grande louenge, qui a peu proprement et naïvement exprimer en son langage, ce qu'un autre avoit mieus escrit < v- au sien, après l'avoir bien conceu en son esperit. Et luy est deue la mesme gloire qu'emporte celuy qui par son labeur et 10 longue peine tire dés entrailles de la terre le thresor caché, pour le faire commun a l'usage de tous lés hommes.

Vertu de version. — Glorieus donc est le labeur de tant de gens de bien qui tous lés jours s'y emploient :

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