du tout, le futur B etc
7 y a D E F G 9 après D fc F
(I L'emploi pléonastique de l'article défini parait fort singulier; nous n'avons rencontré aucun exemple semblable : le xvr siècle a plutôt coutume d'omettre l'article avec tout, là où nous l'employons (cf. Brunot, Seizième Siècle p. 3Q7): il y a peut-être là une simple faute d'impression pour de tout, qui a embarrassé l'éditeur de B. et lui a fait adopter une ponctuation absurde, reproduite par toutes les éditions suivantes. Il faut évidemment englober dans la proposition participe absolue tout le début jusqu'à économie, et donner in queste comme sujet à suit,
(21 Nous avons plutôt coutume aujourd'hui de comparer les idées et non les mots aux pierres qui servent à la construction d'un édifice- Mais Peletier I, 8, p 56) compare aussi les mots ■■ ans sis voés an lit Musique; ans dis simples nombres an l'Aritmétique : e ans pierres an la Maçonnerie ». Tout ce passage de Peletier p. 36-41 renferme des préceptes beaucoup plus détaillés que le chapitre de Sebillet.
de chacun (a), pource qu'il est le Monsieur, au gré duquel les plus huppéz s'esforcent escrire. Mais encor faut-il que le jugement s'y viéne mêler : car tout chacun ne parle pas bien : et le chacun qui parle 5 bien, ne parle toujours ne par tout, bien. Face donc le futur poète comme la mouche a miel, qui tant qu'elle trove thym, ne s'assiét sur espine n'ortie : Ainsi tant qu'il trouvera mos dous et propres (i), ne se charge dés rudes et aspres : lesquelz, Ciceron
10 autheur, faut éviter de mesme soin que le Pilote fuit le rocher en la mer (2). De telz, je dy dous et propres, trouvera-il foison et marché chez Marot et Sainrelais, les deuz singulièrement loués de douceur de style. Et tout ainsy que le futur Orateur profite en la
15 leçon du Poète (b) : aussy le futur Poète peut enrichir son style, et faire son champ autrement stérile, fertil.
(a) Ciceron an commencement de l'Orateur a Quint son frète. (3 in Quintil, I. livre, cba. /./. 4)
9 lesquelz (comme disoit Caesai B etc
1 Tout ce passage est copié par Delaudun 1. I, ch. 3, p. 10 .
2) La rectification de PEd. B est parfaitement fondée. La citation est empruntée, non à Ciceron, mais à César, d'après Aulu Gelle |I, 10, 4 : a T.mquam scopulum, sic fugias inauditum atque infrequens verbum. » CL Macrobe Saturnales, I, 3. 2 .
^ De Oralore, I. 3 : « ... dicendi autem omnis ratio in medio posita, communi quodam in usu, atque in hominum more et sermone
ur ; in dicendo autem vitium vel maximum fit a vnlgari
génère oràtionis, atque a consuetudine commuais sensus abhorrere. »
^ Le renvoi est inexact : le livre L'r de l'Institution Oratoire n'a que douze chapitres; le chap. 14 du IL' livre ne dit rien de pareil. Sebiliet songeait sans doute au chapitre S du Ier livre où Quintil ien énumère les portes dont la lecture doit être recommandée au futur orateur, ou encore à un passage du livre X (chap. Ier) : « Plurimum
dicit oratori conferre Tbeophrastus lectionem poetarum. etc »
Cf. un passage analogue dans Fabri (I, p. 11-12).