espris DG, espritz EF 12. sois C
(i) Les rimes de cette liste sont de valeur bien inégale, et la prononciation identique de certaines ne doit pas faire illusion sur la défectuosité de quelques autres. Sans entrer dans le détail, constatons que, d'après les témoignages contemporains, des rimes comme cruels-tue\y peril^-esperis, vis-vif-, étaient légitimes au même titre que enlassa-avauca ou non-nom (Thurot, II, p. 73, 78, S2 ; d'autres, comme opprobre-propre et surtout sœurs-seurs, sont beaucoup plus douteuses; notons enfin que telle rime — espandre-estendre par exemple — est beaucoup plus correcte aujourd'hui qu'au XVIe siècle (Thurot, II, 428 à 434).
(2) Sebillet a dit plus haut : « ... plus la rvme se resemble de son et d'orthographe ensemble, plus est parfaite et plaisante » ip. 86). En spécifiant ici qu'il faut avant tout rimer pour l'oreille, il se sépare desrhétoriqueuçs et devance la Pléiade. Cf. Deffence et Illustration. II, 7, p. 267. les notes de M. Chamard et les indications complémentaires. de M. I.aumonier (Revue Critique. 1904, t. II. p. 241-250).