ils amassent BC
(1) Pour la troisième personne du pluriel, l.i question est alors fort controversée. La forme en aient touche à son déclin (cf. Brunot, Seizième Sii'dc, p. 338). Le témoignage isolé de Delaudun d'Aigaliers (p. 86| s'explique par le fait qu'il plagie effrontément Sebillet. (Cf. Du Bellay, Dejf. ei îllustr. Ed. Chamard,' p. XII et -,b).
(2) La distinction du mode optatif est régulière chez les grammairiens du xvr siècle.
(3) Là prescription des formes en assions, assie^, est alors une nouveauté. Les prédécesseurs immédiats et les contemporains de Sebillet (Palsgrave, Rob. Estienne, Pillot, J. Garnier, Meurier) conjuguent : que j'aimasse, etc., que nous aimissions, que vous aimissiez, qu'ils aimassent. Dubois admet les deux formes ; Meigret, seul, est pleinement d'accord avec Sebillet. Les formes actuelles ne triompheront définitivement que vers la fin du siècle (cf. Brunot, Seizième Siccle, p. 339 et Livet, op. cit., passim).
mos, jouassions, aimassiés, escorchent le bout du né: mais il sera incontinent guéry, s'il s'avise que ce que le Grec appelle âveocoAouflov ( i ), est vice par tout, et par toutes langues : et que s'il reçoit l'a, au singulier 5 (comme il est receu de luy. aussi bien qu'il est dés femmes il n'y a raison du monde qui le luy doive faire refuser au pluriel'.
Qiielj verbes refusent l'a au prétérit parfait indicatif. — Donques retiendras-tu cest a par tous lés trois
10 mœufz et temps de ces verbes : ne plus ne moins que tu le fuiras doctement es autres' 2). Says tu quelz? Lés verbes qui ont re, ou ir. en l'infinitif, ne reçoivent l'a au prétérit parfait indicatif, n'y es autres mœufz et temps : comme Rendre, jerendy, tu rendys, il ren-
15 dyt : nous rendîmes, vous rendites. ilz rendirent. Pleust a dieu que Je rendisse, tu rendisses, il rendist: nous rendissions, vous rendissiés, ilz rendissent. Mourir. Je mouru, tu mourus, il mourut : nous mourûmes, vous mourûtes, ilz moururent. S'il avenoit que
20 je mourusse, tu mourusses, il mourust : nous mourussions, vous mourussiés, ilz mourussent : et ainsi dés autres.
Note icy ce que je ne t'av pas dit, ilz laissent l'a, etprenentl'y : car j'auroie ce disant lourdement failly,
25 attendu que la terminaison de ce prétérit se varie
3. Nous rectifions la faute d'accent (àvaxoXouOov) Aetc. 7. pluriel B
(il Le mot ne sera francisé que beaucoup plus tard (1751, d'après le 'Dict. Gèn ) et dans le sens syntaxique seulement.
(2) La faute consistant à donner les formes de la première conjugaison au prétérit de verbes en ir, oir ou re était beaucoup plus rare que l'erreur inverse {ci. le passage d'Henri Estienne, cité par Brunot, Seizième Siècle, -p. 338, n. 2).
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selon la nature dés verbes (i). comme Venir, Je vin, tu vins, il vint. etc. Courir, je couru, tu courus, il courut, etc. Issir, j'yssy, tu yssis, il yssit. etc. Requérir, je requy, tu requis, il requit, etc. Beneir, 5 Je beney. tu beneis. il beneit. etc. Nourrir. Je nourry, tu nourris, il nourrit, tel que le présent. Fuir, Je fuy, tu fuys. il fuyt, etc. Jouyr. Je jouy, tu jouys, il jouyt, etc. Prendre. Je prin, tu prins. il print. etc. Vendre, Je vendy.tu vendys. il vendit, etc. Moudre, Je moulu,
10 tu moulus, il moulut, etc. Coudre. Je cousu, tu cousus, il cousut, etc. Semondre, je semondy. tu semondys. il semondyt, etc. Mordre. Je mordy. tu mordys, il mordyt. etc. Cœillir. Je cœilly, tu coeillys, il cceillyt, etc. Vaincre, Je vainquv. tu vainquis, il vainquit.
15 Paindre, Je paigny, tu paignys. il paignyt. Oindre, J'oigny. tu oignys, il oignyt. etc. Ceindre, je ceingny, tu ceingnys. il ceingnyt. Faire. Je fey, tu feis, il feit, etc. Taire, Je teu. tu teus, il teut. etc. Traire, et braire, sont anomaus sans prétéritz. Croire. Je creu,
20 tu creus, il creut. etc. Croistre, Je creu, tu creus, il creut : mesme que de croire : et n'est non plus inconvénient qu'en Latin Crevi, de cenio, et cresco. Mettre, Je my, tu mys, il myt. etc. Congnoistre, Je congneu,
(1) On sait combien les formes des verbes irréguliers sont encore mal fixées, au milieu du xvr' siècle. Nous ne rapporterons pas ici, pour chaque verbe en particulier, toutes les divergences des grammairiens et des auteurs. On trouvera là-dessus tous les renseignements essentiels dans les études de Livet, de Darmesteter et surtout de M. Brunot (Sti^iéme Siècle, section III, ch. VI). A l'époque où écrit Sebillet, ces variations sont fort nombreuses et parfois fort singulières ; non seulement on hésite entre paroir et paroistre, tislre et tisser, mors et mordu, je vesquy et je vescus. je cousis et je cousus, mais on rencontre chez Palsgrave des formes comme : je me taysis, nous brayismes, je oyngs (prétérit), j'ai respdnnu, qui montrent bien à quel degré d'incertitude on se trouvait encore.
tu congneus. il congneut. Naistre, Je naquy. tu naquvs. il naquyt. etc. Paiitre, Je peu, tu peus, il peut : mesme que de pouvoir. Je peu, tu peus, il peut. etc. Escrire. J'escrivy. tu escrivys, il escrivyt. etc. •■) Dire, je dy. tu dys. il dyt, etc Lire, Je leu. tu leus, il leut. etc. Confire. Je confv. tu confis, il confyt. Suivre, je suivy. tu suivis, il suivyt. Vivre, je vescu, tu vescus. il vescut. Tistre. Je tyssu. tu tyssus. il tyssut. Esmouvoir. j'esmu. tu esmus. il esmut. Savoir,
10 Je seu. tu seus. il seut. Vouloir. Je voulu, tu voulus,
il voulut. Voir. Je vey. tu veis, il veid. etc. Cheoir, je
cheu. tu cheus. il cheut. Asseoir. J'assy. tu assys, il
assyt. Apparoir, l'apparu, tu apparus, il apparut, etc.
Je t'ay icy mis ceus cy pour exemple d'infinis, a fin
15 que tu veisses qu'il n'y a point de règle certaine pour montrer es prétéris de ces verbes l'usage de l'i. ou ei : de lu. ou eu. et que mesque tu te gardes en telz de user de l'a. l'usage t'apprendra de choisir la voiéle ou diphthonge requise.
20 Aoriste. — Passons donc outre, et retien que sachant ce prétérit partait, tu ne pourras faillir en le Aoriste (1). qui est un prétérit indéfiny : lequel retenans dés Grecz. nous l'expliquons 'contrains par la pauvreté de nostre langue) en circonlocution par le verbe, j'ay.
2ï aux uns : et par le sustantif. je suy. es autres, joins avec le participe prétérit, qui est toujours formé de
2-3, tu peuz C tu peux DE F G 4. Je escrivy DEFG 12-13. Je assy. Je apparu D H F G
(1) L'idée d'appeler aoriste notre parfait indéfini est tout à fait singulière et malheureuse. Nous ne l'avons retrouvée chez aucun des grammairiens analysés par Livet; quelques-uns appliquent beaucoup plus justement cette dénomination au parfait défini.
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ce prétérit de verbe, et plussouvent semblable a luy : comme du prétérit, je beu. tu diras en l'aoriste, j'ay beu : je cheu. je suy cheu : j 'apparu, j'ay apparu : tu esmus, tu as esmu : il voulut, il a voulu : et beaucoup 5 d'autres que trouveras tous semblables : lés autres peu changez (i). comme, je vin. je suy venu : je respondy. j'ay respondu : tu semondys. tu as semond : il mordyt. il a mors: nous tordîmes, nous avons tors : ilz oignirent, ilz ont oingt : vous veytes. vous
10 avez veu : je fey. j'ay fait, et ainsi des autres.
5. nul escritte et nul prononcée es premières personnes des verbes. — Ceste difficulté éclarcie. encor t'en vœil-je desnouer une autre, qui est, que tu te dois garder de mettre s, aus premières personnes singu-
15 liéres dés verbes de quelque meeuf ou temps qu'ilz soient (2) : comme. Je voy, tu voys. il voit : j'aimoye, tu aimoys, il aimoit : je rendv. tu rendis, il rendvt : je boiray. tu boiras., il boira. Si je faisoye. tu faisois. il faisait Quand je diroie, tu dirois. il diroit. et ainsi
20 dés autres : ce que tu verras aujourd'huy observé dés savans en leurs escritures : et la raison t'enseigne que tu le dois observer ainsi, a cause que. s. est note (3) de seconde personne aus Grecz et aus Latins : et doit estre a nous qui tenons d'eus la plus-