empereur F
(1) La Ballade et le Chant royal donnent à peu prés lieu aux mêmes observations que le Rondeau. Si l'on ne tient pas compte des plagiats de Delaudun d'Aigaliers (II. 5 et 6, pp. 100-102), Sebillet est le dernier théoricien qui en traite avec quelque détail au xvi" siècle. — Son exposé ajoute peu à ceux de Fabri (II, p. 87-94) et de Gracien du Pont (f° xlix et sqq) ; il est seulement plus clair. — On sait le regain de fortune que retrouva la Ballade avec les Parnassiens, et Banville en particulier.
(2) La variante des éditions postérieures à 1548 n'a pas lieu de nous étonner; le mot est déjà bien vieilli (Brunot, Seizième Siècle, p. 522).
(3) L'article de Godefroy ne mentionne ce mot qu'à la date de 1578, mais cite un exemple antérieur de empereur (Cf. la var. de l'Ed. F) pris dans le même sens.
(4) On trouve, au xiV et au xve siècles, des formes de ballades beaucoup plus variées ; mais à mesure que l'on approche du xvr, les types tendent à se simplifier et les règles à se préciser (Cf. Jeanroy, Origines de la poésie lyrique en France, pp, 401 et sqq. Châtelain, Le
trois coupletz entiers, et un épilogue communément appelle Envoy. Lés trois coupletz doivent avoir tous autant de vers lés uns comme lés autres, et unisones en ryme ( 1) : cars'ilz sont de différent son, ja la bonne 5 part de la grâce que doit avoir la Balade, est esgarée. Le nombre dés vers en chaque couplet est mis en l'arbitre du Poète : toutesfois plus vulgairement chaque couplet est huittain ou dizain, par fois settain ou unzain(2) : desquelz je t'ay pardevant déclaré la struc-
10 ture au chapitre de l'Epigramme^).
La forme de l'Envoy ou épilogue. — L'Envoy OU épilogue mesure le nombre de ses vers a la forme du couplet: car si le couplet est huittain, l'Envoy sera quattrain. Si le couplet ha dis vers, l'épilogue en aura
15 cinq plus communément, aucunesfois set. S'il est unzain, l'Envoy sera icy de cinq, là de sis, ailleurs de set vers. Et si le couplet ha douze vers, comme tu en trouveras en aucunes Balades de Marot 141. l'Envoy en doit avoir set pour légitime proportion (5). Voila
^ers en France au XVe siècle, p. 182 à 185. Certains Arts de 2' Rhétorique formulent déjà une théorie assez claire et assez semblable à celle de Sebillet (voir notamment p. 255 et 294-295).
(i> C'est-à-dire qu'ils doivent être construits sur des rimes semblables et semblablement disposées.
(2) Pour la fréquence relative de ces différentes formes et des autres (6, 9, 12, 13, 14. 15, 16 vers), voir les statistiques de M. Châtelain (pp, 168 à 179). Marot, sur dix-neuf ballades, emploie sept fois le huitain, cinq fois le dizain, cinq fois le onzain. deux fois le douzain (il y en a quatre sous la rubrique Chants divers et quinze sous la rubrique Ballades).
(3) C'est bien la même structure, sauf pour les onzains et douzains, qui, dans les ballades de Marot, sont construits sur cinq rimes.
(4) Ballades I et IV.
(>) Pour certains théoriciens (v. notamment/' Als de 2' Hhét.. p. 286 et 295), l'envoi ne peut avoir plus de cinq lignes. Il est à noter du reste que cet élément n'est guère devenu obligatoire qu'à partir de Molinet. Les règles de Sebillet correspondent exactement à la pra-