‹ Art poétique françoysChapitre 95 sur 173 · il a B etc · texte numérisé non relu

il a B etc

1 Cette règle est un peu absolue; mais elle convient bien, non seulement aux chants royaux de Marot, mais à beaucoup d'autres plus anciens ivoir notamment celui qui est cité à la p. 302 des Arts de 2" "Rhétorique).

2) C'est à dire qu'on peut apporter encore plus de précision dans l'énoncé de cette règle.

(3) Cicéron, Topiques, ch. VIII : « Multa etiam ex notatione sumuntur. Ea est autem, cum ex vi nominis argumentum elicitur : quam Graeci £~,juciAO"'tav vocant, id est, verbum ex verbo, veriloquium : nos autem, novitatem verbi non satis apti fugientes, genus hoc notationem vocamus, quia sunt verba rerum notae. »

a esté déduitte : et par là congnoit-on si pertinemment et proprement la similitude de l'allégorie est accommodée a ce que déclare l'Envoy (1).

Envoyait chant Royal comme en la Balade, commence => par le mot, Prince. — Lequel ainsi comme en la Balade commence par ce mot, Prince : et répète avec congrue et pertinente conclusion le refrain qui aura pardevant finy chascun dés cinq coupletz de mesme propriété et cohérence que j'ay dit en la Balade : ainsy 10 que cest exemple pris de Marot (2) te montrera plus clérement.

Prenant repos dessoub; un verd Laurier Après travail de noble Poésie :

Un nouveau songe asséj plaisant l'autrier

1 5 Se présenta devant ma phantasie

De quattre amans fort melancholieus.

Qui devers moy vinrent par divers lieus : Car le premier sortir d'un boys s'avise. L'autre d'un Roc, celuy d'après ne vise

20 Par ou il va : l'autre saute une claye :

Et si portoient tous quattre en leur devise Desbender l'arc ne guarist point la playc.

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