Voy. note i3, ch. I
3. Mang'i Vichtâspân « le narcotique de Vichtaspe ;», genre de narcotique devenu célèbre parla vision de Vichtaspe (= Gouchtaspe, en persan) î voy. introd., p. xx. Il est mentionné à côté de celui de ^oroastre, dans le Vd., xv, 14, avec lequel il est réputé avoir des propriétés abortives.
4. On entend par vadje une courte prière que Ton commence à voix basse avant de manger et qu*on achève à haute voix après le repas : ces deux parties de la pi'ière correspondent à notre Benedicite et nos Ôrâces. Cf. G Ab. Comment, note 5.
3. Le Nirang'i dinik est un des noms du ^ômêz ou urine de bœuf consacrée pour les purifi*
cations. Sa picsencc est presaue aussi nécessaire que celle du teu à raccomplissement du sacrihce.
6. Les 2 1 livres dont se composait le Zend- Avesta s'appellent Nask ou Nosk. De ces livres, dont les textes qui nous sont parvenus ne forment que la minime partie, le Dinkard au 8* livre nous donne le sommaire.* Réciter le Zend - Avesta » ou mieux « l'Avesta et le Zend », c'est reciter Us prières en langue zende et en langue pehlevie.
1. L ameet le corps sont de différentes natures : rame appartient au mînô qui signifie la nature immatérielle et aussi le ciel, tandis que le corps appartient à la terre, au gîiî, au monde physique. Quand un être physique doit venir à la vie, une âme vient du mîno «c du ciel » et entre dans le •corps. Cf. Bd., page42, du texte pehievi, ligne 8; par conséquent, la séparation de ces deux choses a lieu lors de la mort : « lorsque le corps vient à mourir, ce corps se mêle à la terre, et lame retourne au ciel. Bd., p. 42, 1. 10. — Après la séparation de Tâmeet du corps, Tâme erre pendant trois jours et trois nuits autour de la tête du cadavre ; puis elle se rend à l'entrée du pont Tchi* nevad ou «. pont du rassemblement (s. cnt des âmes) » : l'autre extrémité repose sur la cime de « la montagne du jugement », le Tchikât-i dâitî. (Cf. Bd., p. 21, ligne 18 et p. 77, 1. 3): c'e^st sur ce pont qu'il faut passer pour aller au ciel ; sous ce pont, et au pied de cette montagne, est le gouffre béant de l'enfer. L'âme attend que les trois juges aient pesé les bonnes Cl les mauvaises actions: s'il y a plus des premières que des secondes, le pont s'élargit et l'âme du juste passe aisément et victorieusement pour gagner sa place au Paradis; si c'est le poids des mauvaises actions qui l'emporte, le pont se resserre tellement que l'âme du damné
est précipitée dans l'Enfer. Cf. J. Darmst., Vd., pp; 21 2-21 3 et notes; Bd., p. 21; AV.ch. v et lui; enfin Dâdistân-i dinik, ch.xxi,2-Q: 2. «Les grandsprêtres ont dit que le Tchakât-i Dâîtih est en Irânvêdje, au milieu du monde; jusqu'à proximité de ce sommet (le Tchakat-î daitih) s'étend cet esprit en forme de poutre, le pont Tchinevad, qui est construit depuis Tenceinte de TÂlbourz jusqu'au Tchakat-i Dâitih. 3. Ce pont ressemble à Une poutre de plusieurs côtés dont les bords sonMes uns larges et les autres minces et effilés ; ses côiés larges sont d'une largeur de vingtsept roseaux et ses côtés eftilés sont, tellement étroits qu'en étroitesse c'est juste comme le tranchant d'un rasoir. 4. Ëtquandles âmesdes justes et des méchants arrivent, il se tourne au côté qu'il leur faut par la grande gloire du Créateur et par l'ordre de celui qui fait exactement le compte (càd Rachne). 5. Bien plus, le pont devient^ pour le juste, un pont d'une largeur égale à la hauteur de neuf lances, et la longueur de celles qu'on porte est chacune séparément de trois roseaux, et il devient un pont étroit pour le pervers, même jusqu'à ressembler au côté tranchant d'un rasoir, b. Et le juste passe le pont, et tu aurais une idée terrestre de l'aisance et du plaisir avec les* quels il y effectue son passage, quand impatiemment et infatigablement tu te promènerais dans le printemps doré, et pour prix de ses vertus il jouit de la vue d'une jeune fille au corps svelte et à la peau parfumée, et de nature immatérielle 7. Le pervers, comme il fait un pas sur le pont, à cause d'afHiction et comme le pont est aâilé, tombe du milieu du pont, et déroule la tête en avant.
8. Et la déplaisance de son chemin à TEnfer est comparable à ce que ressent l'homme vivant au milieu de cette existence fétide et périssable, là où des dards nombreux, aux pointes acérées, sont plantés renversés, et ressortentla pointe en haut, et ils vient malgré lui en courant; on ne lui permet pas de s'arrêter ni de s'attarder en arrière, g. D'autant moins comparables à ce qu'on éprouve sur terre, sont ce plaisir et ce déplaisir pour les âmes,
que comme ils sont de la nature de Tesprit (càd du monde céleste), ils sont plus grands que ceux qui sont propres au monde physique. >Cf.aus8i0ad., XX et XXIV.
s. Cf., ch. Il, note 4. Ici il commence le vadje avant de manger; il Tachèvera après la consomma* tien du repas. Il rend grâces aux deux génies des plantes (IChordad) et de l'eau (Àmerdad) qui sont toujours représentés dans un repas.
3. Cf. ch. I. Les Afrinagan sont des invitations adressées aux flmes des morts et aux génies, et accompagnées d'offrandes. CestAin reste du culte des dieux mânes.
t. Noms des deux génies qui vont conduire Arda Virât dans le monde des esprits. Le saint Sérôche défend la bonne création la nuit contre les attaques démoniaques; il accueille l'âme du trépassé au sortir de son corps et la protège jusou au pont où elle subira le jugement. Quant à I Ized Atar c*est la personnification du feu sacré : il est donné comme auxiliaire à Sérôche parce quMl a le pouvoir de réduire à Timpuissance, par la lumière, les maléfices ténébreux des démons ; enfin la présence de deux guides est nécessaire pour que Tâme d'Arda Viraf, qui est traitée comme un mort, soit portée par deux personnes.
2. Litt. « Tu es (cad. sois) venu sain et sauf, toi, Arda Viraf; alors que tu es venu^ il n'était pas encore (lire hanuf) temps. »
3. Les âmes que voit Arda Viraf au pont Tchinevad et qui errent là en chantant, en attendant Taurore du 4e jour, sont des âmes vertueuses : Comparez ce cliap. avec le Hadokht Nask, 11, 4-32 et avec le Mkh, 11, i23»i39. — Cf. Dad., xx, 2-4 i 2. « Les âmes des (justes) trépassés et des (pervers) morts restent trois nuits sur terre : la première nuit elles reçoivent de la satisfaction de leurs bonnes pensées et de rafHiction de leurs
mauvaises pensées, la deuxième nuit elles éprou^ vent du plaisir de leurs bonnes paroles et du malaise et de la peine de leurs mauvaises parole^, et la troisième de l'exaltation de leurs bonnes actions et du tourment de leurs mauvaises actions. — 3. Et cette troisième nuit, à Taurore, elles vont vers la place du compte sur TÂlbourz (nom pehlevi du Haraberezaitî) ; le compte de leurs œuvres étant fait elles sVvancent sur le pont, et Tâme de celui qui est juste passe le pont et monte et si elle appartient au haniistakan elle y va occuper sa place, si elle a un excédant de bonnes œuvres et que ses mœurs aient été pures, elle va jusqu*au Paradis (vahicht), si outre un excédant de bonnes œuvres et des mœurs pures elle a chanté les hymnes sacrées elle va jusqu'au Garotman. — 4. L^âme de celjiii qui est damné tombe de l'extrémité la plus basse du pont ou du milieu du pont ; elle tombe la tête la première en Enfer et elle est précipitée jusqu'au degré internai que lui a valu sa perversité ».
^. Litt. a Sous la forme d'une jeune fille belle à voir, bien grandie, c'est-à-dire qu^'elle a crû en bonne qualité (ceci est évidemment un commentaire du mot bien crue), ayant les seins en avant, c'est-à-dire que ses seins restent assis (sans retomber) », etc.
b. Litt. tt Toi que je n'ai jamais vu dans le monde des vivants le corps d'aucune jeune fille plus beau, plus élégant que le tien. »
6. « C'est-à-dire aussi longtemps que les hommes pieux offriront à Ormazd le sacrifice et converseront avec lui en entretiens excellents. »
Hadokht Nask, n, (éd. Haug et West 32, et Westergaad : Yashtfragment, xxii, 14) :