‹ Artâ Vîrâf-Nâmak, ou Livre d'Ardâ VîrâfChapitre 24 sur 134 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

PUIS le saint Sérôche et l'Ized Atar me prirent par la main, de sorte que j^allat en toute sécurité. Je sentis un grand froid, un vent de neige, un air sec et iélide tels que je n'en avais jamais senii dans mon existence terrestre '. Et lorsque je me fus' avancé quelque peu, je vis le gouffre avide de l'Enter, aussi encaissé que le puits leplus affreux, et dans le lieu le plus étroit et le plus effrayant, au milieu de ténèbres" si épaisses qu'on pouvait en prendra dans sa main ^, et d'une puanteur telle que quiconque en respirait l'air se débattait, irissonnait et tombait ^, et on s'y semait étreinc d'une oppression si forte qu'il n'était possible à personne d'y vivre.

Tous les damnés qui s'y trouvaient pensaient : « Je suis seul ici, i et quoiqu'il ne

te frtt pnrnre nasse nue trois jOUrS et trois

mille ans * se nt pas encore

me retirer! » Partout des animaux malfaisants, dont le plus petit atteignait la hauteur d'une montagne; ils déchiraient, prenaient dans leurs crocs et broyaient les âmes des damnés comme le chien fait ros 5.

Et moi je traversai ces lieux aisément, avec Sérôche le saint, à la haute taille et victorieux, et Atar Tlzed.

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