SPA
Il semblerait qu'il se fait ici encore’ une infection mixte et que, sous l'égide du gonocoque, le poison puerpéral de concert avec lui, infecte l’organisme. C’est dans ces cas qu'on observe des arthrites suraigües, des arthrites suppurées pouvant entraîner une terminaison fatale. »
Conformément à l’opinion de Verchère, nous avons vu précédemment que l’arthrite blennorrhagique augmentait de fréquence à mesure que la femme approchait du terme de sa grossesse et que les cas les plus nombreux, qui avaient été publiés, concernaient des femmes arrivées aux deux derniers mois ou récemment accouchées. Il faut done bien admettre que l’état de puerpéralité n’est pas sans influence sur l’arthrite blennorrhagique. De plus, nous avons dit qu’un cinquième des cas environ évoluait vers la suppuration et dans les observations publiées il s'agissait bien, sans aucune contestation possible, d’une infection gonococcique, puisque les récherches bactériologiques les plus minutieuses et les plus rigoureuses mirent hors de doute la présence du gonocoque, à l’état de pureté, dans la sérosité purulente retirée de l’articulation.
Comment expliquer cette action aggravante de la puerpéralité sur l’arthrite blennorrhagique, déjà favorisée dans son apparition ? On enignore la cause réelle. Cependant nous croyons qu'en considérant ce qui se passe pour les autres maladies pendant la grossessenous arriverons à saisir la raison d’être de cette aggravation de l’arthrite blennorrhagique pendant la grossesse et surtout pendant les derniers mois et après l’accouche-
ment.
Pour le cancer la grossesse est particulièrement néfaste. Le cancer du col en particulier se trouve toujours aggravé du fait de la gestation. Nous voyons son évolution devenir plus rapide, à mesure qu’on s’approche du terme, comme si le néoplasme y gagnait un surcroît de malignité.
Dans les deux derniers mois de la grossesse le chancre siégeant aux organes génitaux devient fréquemment phagédénique ; il étend sa base d’induration, sa coloration change et devient plus foncée, il a une tendance à s’accroître et à s’ulcérer, et dure quelquefois plusieurs mois. On constate également une aggravation des accidents secondaires qui siègent au niveau de la zone génitale. C’est ainsi que les plaques muqueuses de la vulve augmentent de nombre, prennent même souvent le caractère végétant. L’hypertrophie est telle dans certains cas qu’il peut en résulter de véritables tumeurs. Il semble donc bien que la grossesse donne à la syphilis une gravité toute spéciale.
Mais il n’y a pas seulement l'appareil génital qui offre une moindre résistance, c'est l’organisme tout entier qui est moins capäble de résister, dé lutter contre l’infection. On sait à quel point la grossesse favorise le réveil des accidents appendiculaires. L'état de gravidité aggrave cette maladie, dont la plupart des symptômes subissent une exacerbation notable.
Cette tendance à la septicémie se retrouve dans la tuberculose. La puerpéralité possède en effet une influence désastreuse sur la marche de la bacillose arrivée à la troisième période. D’après Freund la tuberculose
À — pulmonaire, passée inaperçue, peut devenir manifesté pour la première fois pendant la grossesse. De plus il n’est pas rare d'assister à une recrudescence des symptômes après l'accouchement, une tuberculose à marche latente prend immédiatement une marche aiguë, quel-
quefois même suraiguë. A
Si maintenant nous envisageons les maladies infectieuses, nous voyons que l'organisme se laisse plus facilement envahir par les toxines microbiennes pendant la puerpéralité ; la fièvre typhoïde affecte souvent une allure grave. Dans le cours de la variole, chez la femme enceinte, l’avortement est fréquent ; si la grossesse est avancée et si la variole est intense, la mort de l’enfant est la règle et la femme succombe 60 fois sur 100. Le pronostic est moins grave si la grossesse est peu avancée. Il existe des observations où l’on a vu, sous l’in-
fluence de la puerpéralité et dès le deuxième jour après
l’accouchement, une variole ordinaire devenir hémorra-
gique.
Cette tendance à la septicémie qui existe pour la plupart des maladies, existe pour la gonococcie. N'avonsnous pas vu que la blennorrhagie est aggravée par la puerpéralité.
Ainsi donc,en même temps qu’il y a une diminution de force de l'individu au point de vue de la résistance aux maladies, il y a une aggravation de la virulence des microbes. Aussi n’est-il pas étonnant que le gonocoque exalté tende à envahir l’économie tout entière et que
les complications de la blennorrhagie, et parmi celles-ci
# : ' | Éd r , ?
GATE À M ABUS? ‘ Mis a sa Grau a
4 107 ou ; “4
La L «EST l'arthrite AÉPANOEATA ART ARE un accroissement 7
. de fréquence et une aggravation. Que Ainsi s'explique la fréquence relative des tbe à se aù gonocoque dans les deux derniers mois de la grossesse, | ‘Tes à srl: de la forme RHODES si rare ordinairement. |
' à , ] ls ° ' | A1 s ( ;