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que les arthrites étaient d'ordre toxique. Mais ce qui est certain c’est que la blennorrhagie est une maladie générale, toxique et septique, qu'il existe une septicémie gonococcique.
Aussi devons-nous nous demander si, comme d’autres maladies infectieuses, l’arthrite blennorrhagique a une influence sur l’évolution de la grossesse.
Tous les auteurs qui ont étudié le rhumatisme survenant au cours de la grossesse, ne parlent pas de l'influence qu’exerce le rhumatisme sur la marche de la grossesse, ou, s'ils en disent quelques mots, c’est pour déclarer catégoriquement que cette influence est nulle et que la grossesse évolue tout aussi normalement que dans les cas ordinaires.
Georgiades dit : « Fait digne de remarque, le développement de ces arthrites même intenses ne semble pas provoquer l’avortement et, dans nos observations, on trouve que l’accouchement s’est fait à peu près aussi normalement que d'habitude. »
Alexandre écrit : « Le rhumatisme est favorable au point de vue dela grossesse, qui continue, malgré l'existence des arthropathies,son cours régulier et normal. »
Tel n’est pas l'avis de Lassort qui dans sa thèse sur le rhumatisme survenant au cours de la grossesse et des suites de couches, insiste sur l’influence néfaste du rhumatisme sur la marche de la grossesse. Il publie dix observations dans lesquelles la grossesse a été interrompue avant terme. Il conclut que l'avortement ou l'accouchement prématuré sont parfois la conséquence
du rhumatisme puerpéral.
Les observations qu’il cite à l'appui de son dire ne sont pas concluantes, Dans la plupart des cas le salicylate de soude semble bien être la cause de l’avortement. D'ailleurs dans aucune des observations que nous avons recueillies, l’arthrite blennorrhagique n’a interrompu le cours normal de la grossesse : nous pouvons donc conclure, avec la majorité des auteurs, quelle ne trou-
ble pas l’évolution normale de la grossesse.