II. — Chez la femme enceinte la blennorrhagie se
complique plus souvent d’arthrite.
III. — Le rhumatisme puerpéral, tel qu'il a été décrit par Lorain et ses élèves, n'existe pas.
Dans certains casles accidents sont dus à la septicémie puerpérale (par streptocoquesle plus souvent) ou à une véritable crise de rhumatisme articulaire.
Ces cas (ce sont les moins nombreux) mis à part : la plupart des faits de rhumatisme puerpéral ne sont que
des exemples de rhumatisme blennorrhagique.
IV.— Le rhumatisme blennorrhagique survenant pendant la puerpéralité affecte moins rarement que chez
les femmes non accouchées la forme purulente,
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V.— Aussi doit-on, toujours et avant tout, soupçonner la blennorrhagie, lorsqu'on reconnaît des manifestations articulaires chez une femme enceinte ou en couches.
On devra faire le diagnostic avec l’arthrite purulente due à l'infection puerpérale et avec le rhumatisme articulaire aigu,réveillé par la puerpéralité, Souvent l’examen bactériologique seul pourra donner la certitude du diagnostic.
VI. — Cette augmentation relative de fréquence et cette légère aggravation s'explique par la tendance à la septicémie qu’on observe à la fin dela grossesse et aus-
sitôt après l’accouchement.
VII. — Le pronostic, très sérieux,sinon pour la vie, du moins au point de vue des fonctions de l’articulation, n’est guère différent du pronostic ordinaire de l’arthrite blennorrhagique aigue. Celui de l’arthrite purulente est moins grave que celui de la pyarthrite à streptocoques. L’arthrite n’a pas d'influence sur l’évo-
lution de la grossesse.
VIII. — Le traitement consistera dans l'immobilisation. Si l’arthrite est fluctuante, on pourra faire une ponction, quirenseignerasur lanature du liquide, lequel est purulent plus souvent que ne le donnent à penser les phénomènes locaux ou généraux. Sile liquide retiré est purulent et renferme du gonocoque de Neisser, il
ne faut pas recourir à l’arthrotomie. L'on doit s’en tenir