‹ Arthrite Blennorragique et PuerpéralitéChapitre 7 sur 23 · MT À · texte numérisé non relu

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vent méconnue parce qu’on néglige de la rechercher, et cépendant l’aspect de certaines arthrites de l’état puerpéral, leur marche lente, subaiguë, leur localisation à une seule des grandes articulations, devraient éveiller l’idée d’une complication d'origine blennorrhagique. »

Si Nélaton et Bouchard avaient soupçonné Pidentité du rhumatisme dit puerpéral et du rhumatisme blennorrhagique, ce fut Patenostre qui dans sa thèse, en 1884, en a le premier tenté la démonstration : rapportant une série de sept cas de rhumatisme puerpéral, doni quatre chez les femmes récemment accouchées, il n’a pas de peine à déceler, chez toutes, des signes très nets de blennorrhagie et à assimiler les manifestations cliniques qu’elles présentent à celles de l’arthrite blennorrhagique aiguë. |

Sur ces entrefaites Neisser découvre le gonocoqueet permet ainsi aux partisans de l’identité des deux rhumatismes d'ajouter aux preuves d'ordre clinique, des preuves d'ordre bactériologique.

Vinay, dans son 7raité des maladies de la grossesse, rapporte que sur cinq cas de soi-disant rhumatisme puerpéral observés par lui, quatre fois les enfants ont eu de l’ophthalmie : une autre fois la preuve de l’existence du gonocoque dans la sécrétion du col a pu ètre faite directement.

Il restait à faire la constatation du gonocoque dans le liquide articulaire, constatation qui devait fournir la preuve de la nature blennorrhagique du rhumatisme puerpéral sur lequel on discutait depuis plus de trente

ans, cette preuve a été donnée par M. le professeur

Eos

Bar, qui en 1895 publia deux cas absolument concluants. Dans l’un, c’est une femme accouchée, chez qui surviennent des manifestations articulaires : on fait une ponction, et, dans le pus verdâtre qui est retiré, l’auteur rencontre des gonocoques bien caractérisés.

Peu après, MM. Lefour et Fieux décrirent, dans la Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Bordeaux, un nouveau cas d’arthrite chez une accouchée blennorrhagique.

Enfin M. Bégouin fournit deux observations de rhumatisme puerpéral chez des femmes accouchées, certainement blennorrhagiques. Le mème auteur reprend entièrement la question de l'identité du rhumatisme puerpéral et du rhumatisme blennorrhagique, l’expose avec beaucoup de détails dans les Annales de gynécologie et d’obstétrique de janvier 1898 et conclut en sa faveur.

M. Fruhinskolz, dans sa thèse de 1902 sur : La blennorrhagie dans ses rapports avec la grossesse et lapuervéralité s'associe à la manière de voir de M. Bégouin, en faisant cette réserve ; que des infections puerpérales atténuées pensent fournir un tableau clinique identique à celui du rhumatisme blennorrhagique.

Nous appuyantsur les diverses observations publiées nous pensons que ce que, depuis Lorain, Peter, Hersieux, Lancereaux, ete, on appelait rhumatisme gravidique, puerpéral, génital ou encore arthro-gravidisme, peut n’être dans quelques cas qu’un rhumatisme articulaire franc réveillé par la puerpéralité ou une arthrite

purulente due à l'infection puerpérale, mais que dans

l'immense majorité des cas il s’agit de manifestations , |

articulaires de nature gonococcique éclatant sous l’in-

fluence de la puerpéralité, soit pendant la grossesse, soit pendant le post-partum. RS,

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