‹ Arthrite blennorrhagique et puerpéralitéChapitre 11 sur 20 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

- Pronostic

‘Le pronostic de l’arthrite blennorrhagique pendant la puerpéralité est-il notablement différent du pronostic . de cette affection ?

Bégouin dit : « Sur 48 faits, nous trouvons noté 12 fois la terminaison par ankylose et A1 fois par une raideur très marquée qui finira peut-être par ankylose. La guérison n’est survenue que 11 fois, car dans 14 autres la maladie continue à la sortie de la malade de l'hôpital. »

Pour Tison le pronostic est grave parce que l'affection se termine souvent par ankylose (11 fois sur 23 cas) et que la guérison n’a lieu que dans le quart des cas environ.

Dans la thèse de Georgiades, nous trouvons la statistique suivante : 7 fois la maladie a duré de un mois à un mois et demi ; 15 fois de deux à trois mois ; 8 fois de quatre à six mois ; 6 fois de six à huit mois.

Laborderie, dans sa thèse, présente une statistique à peu près semblable: 5 fois la durée a été de un mois à

Martin

Es EONSE

un mois et demi: #4 fois de quatre à cinq mois; 4 fois de cinq à six mois.

Sur 4 cas d'Alexandre: 1 fois il y a eu raideur définitive et tendance à l’ankylose; 1 fois atrophie musculaire et raideur au poignet gauche et à l'épaule du même côté, persistant au moment de la sortie de la malade. ei à

Dans une observation de M. Bar la malade est presque devenue une infirme. Les éminences thénar et hypothénar sont à peine apparentes, les muscles interos seux sont atrophiés: la main a subi une forte inclinaison sur son bord cubital. Il y a une excessive maigreur de l’avant-bras attenant due à l’atrophie des muscles. |

Dans l'observation de M. Mosny l’atrophie muscu— laire du membre inférieur gauche fut rapide et considérable, et l’ankylose du genou gauche, immobilisé et comprimé pendant deux mois et demi, aurait été compiète et définitive si on n'avait méthodiquement pratiqué la mobilisation et le massage, sitôt que l’apyrexie le permit. Grâce aux soins la guérison fut complète.

Enfin dans le cas récemment observé à la clinique Tarnier, la femme revue plus d’un mois après le début de l’arthrite présente une atrophie assez notable des muscles de l’avani-bras, malgré le massage que la malade se fait faire.

On le voit la maladie est grave par sa tenacité, par sa tendance à l’ankylose et par l’atrophie musculaire qui l'accompagne. C’est en somme ie pronostic ordinaire de l’arthrite blennorragique qui lui convient. S'il

ne met pas la vie de la femme en danger il menace

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