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la fonction d’un membre, puisqu'il peut survenir une ankylose qui peut devenir le point de départ d’une infirmité irrémédiable. LES
Ce qui frappe le plus dans cette affection c’est l’atrophie musculaire, qui l'accompagne, atrophie musculaire rapide et précoce, qui peut mettre sur la voie du diagnostic. Cette amytrophie quelquefois excessive est due très probablement à la toxicité du poison du gonocoque. Ce n’est pas l’immobilisation qui doit être donnée comme cause de l’atrophie, puisque après des immobilisations de cinquante jours nécessitées par des fractures ou des phliébites, on ne trouve jamais une telle fonte des muscles.
* Quant à l’arthrite suppurée, son pronostic, quoique réservé, l’est beaucoup moins que celui des pyarthrites à streptocoques, qui sont « d’une gravité presque constante (Mauclaire : Traité de chirurgie de Le Dentu et Delbet, III, 432), il y a une destruction, une dislocation de toute l’articulation, des fusées purulentes multiples, des érosions cartilagineuses étendues ».
Maintenant qne nous connaissons le pronostic au sujet de la mère, étudions quel est le pronostic pour la grossesse, autrement dit qu’elle est l'influence de l’arthrite blennorrhagique sur la grossesse. |
: L'arthrite à gonocoques, n'étant qu'un pseudo-rhumatisme infectieux, dû à la gonococcie, est une maladie qui atteint l'organisme tout entier. Nous savons qu'à côté des intoxications locales de la blennorrhagie, il y a une intoxication générale, due au poison gonococcique, un des plus toxiques qui soit. On a même pensé
ES que les arthrites étaient d’ordre toxique. Mais ce qui est certain c’est que la blennorrhagie est une maladie générale, toxique et septique, qu'il existe une septicémie gonococcique.
Aussi devons-nous nous demander si, comme d’autres maladies infectieuses, l’arthrite blennorrhagique a une influence sur l’évolution de la grossesse.
Tous les auteurs qui ont étudié le rhumatisme survenant au cours de la grossesse, ne parlent pas de l’influence qu'exerce le rhumatisme sur la marche de la grossesse, ou, s'ils en disent quelques mots, c’est pour déclarer catégoriquement que cette influence est nulle et que la grossesse évolue tout aussi normalement que dans les cas ordinaires.
Georgiades dit: « Fait digne de remarque, le développement de ces arthrites mème intenses ne semble pas provoquer l'avortement et, dans nos observations, on trouve que l’accouchement s’est fait à peu près aussi normalement que d'habitude. »
Alexandre écrit : « Le rhumatisme est favorable au point de vue dela grossesse, qui continue, malgré l’existence des arthropathies, son cours régulier et normal. »
Tel n’est pas l'avis de Lassort qui dans sa thèse sur le rhumatisme survenant au cours de la grossesse et des suites de couches, insiste sur l'influence néfaste du rhumatisme sur la marche de la grossesse. Il publie dix observations dans lesquelles la grossesse a été interrompue avant terme. [Il conclut que l'avortement ou l'accouchement prématuré sont parfois la conséquence du rhumatisme puerpéral.