‹ Arthrite blennorrhagique et puerpéralitéChapitre 19 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

- I. — La blennorrhagie est généralement aggravée par la grossesse surtout pendant les derniers mois. Il n’est pas rare de voir à cette période la blennorrhagie latente redevenir virulente. Co

II. — Chez la femme enceinte la blennorrhagie se complique plus souvent d’arthrite.

III. — Le rhumatisme puerpéral, tel qu'il a été décrit par Lorain et ses élèves, n'existe pas.

Dans certains casles accidents sont dus à la septicémie puerpérale (par streptocoquesle plus souvent) ou à une véritable crise de rhumatisme articulaire. CEA

Ces cas (ce sont les moins nombreux) mis à part : la plupart des faits de rhumatisme puerpéral ne sont que

des exemples de rhumatisme blennorrhagique.

IV.— Le rhumatisme blennorrhagique survenant pendant la puerpéralité affecte moins rarement que chez les femmes non accouchées la forme purulente.

V. — Aussi doit-on, toujours et avant tout, soupconner la blennorrhagie, lorsqu'on: reconnaît des manifestations, articulaires chez une femme enceinte ou en couches. è

On devra faire le diagnostic avec l’arthrite purulente due à l'infection puerpérale et avec le rhumatisme articulaire aïgu,réveillé par la puerpéralité. Souvent l’examen bactériologique seul pourra donner la certitude du diagnostic.

VI. — Cette augmentation relative de fréquence et cette légère aggravation s'explique par la tendance à la septicémie qu’on observe à la fin de la grossesse et aussitôt après l’accouchement.

VII. — Le pronostic, très sérieux,sinon pour la vie, du moins au point de vue des fonctions de l’articulation, n’est guère différent du pronostic “ordinaire de l’arthrite blennorrhagique aigue. Celui de l’arthrite purulente est moins grave que celui de la pyarthrite à streptocoques. L’arthrite n’a pas d'influence sur l’évolution de la grossesse.

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