‹ Arthrite blennorrhagique et puerpéralitéChapitre 3 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

: Au mois de février, à la clinique Tarnier, une femme fut prise, dans la nuit qui suivit son accouchement, de douleurs siégeant au poignet gauche.Ces phénomènes articulaires augmentèrent et on püt suivre l’évolution d’une arthrite blennorrhagique.

Cette complication de l'infection gonococcique pen-

dant la puerpéralité n’est pas toujours d’un diagnostic facile et comporte souvent un pronostic sérieux.

Aussi est-ce parce que ce sujet était peu connu que nous conçûmes, sur le conseil de M.le D' Cathala, chef de clinique, le projet d’en faire l’objet de notre thèse. ‘ Les faits de ce genre sont encore peu nombreux. Malgré les quelques travaux publiès sur l’arthrite blennor-

. rhagique au cours de la puerpéralité, aucune thèse n’a été faite sur ce sujet. Aussi avons-nous cru intéressant de faire une sorte de synthèse des documents épars que nous avons pu recueillir.

Dans ce travail nous nous sommes surtout inspiré

des leçons cliniques si vivantes et si documentées de M. le professeur Bar.

Le premier chapitre sera consacré à l’historique; nous y esquisserons rapidement les opinions des principaux auteurs qui ont écrit sur les manifestations articulaires au cours de la puerpéralité. Nous verrons que la plupart leur donnent une origine puerpérale : malgré les ressemblances cliniques de beaucoup de cas avec l’arthrite blennorrhagique, il a fallu la constatation du gonocoque dans le liquide articulaire pour affirmer que la plupart des faits de rhumatisme puerpéral n'étaient que des exemples de rhumatisme blennorrhagique.

Après un aperçu clinique des formes les plus communément observées pendant la puerpéralité, nous donnerons les signes qui permettent d'établir le diagnostic de cette affection. es

Puis nous examinerons si l’arthrite blennorrhagique est influencée par la puerpéralité et nous tâcherons de donner une explication aux faits que l’on constate.

Enfin, après avoir vu quel en est le pronostic, nous dirons quelques mots du traitement.

Nous ferons suivre ce travail de quelques observations d’arthrites d'origine blennorrhagique, survenues pendant la grossesse ou dans les suites de couches que nous avons trouvées dans la littérature médicale.

Mais, avant d'aborder notre sujet, qu'il nous soitper- * mis d’offrir l'expression de notre reconnaissance à M. le D° Cathala, chef de clinique, pour la bienveillance qu'il nous à témoignée et à M. le D' Lequeux, chef de clinique,

pour l’observation qu'il a bien voulu nous donner.

it

Que M. le professeur Bar veuille bien accepter l’hommage de notre profonde gratitude pour le grand hcnneur qu'il nous a fait en acceptant de présider notre

thèse.

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