EME CES
Fait digne de remarque, dans la plupart des observations où on trouva le gonocoque, celui-ci existait à l’état pur, il n’y avait pas d’autres microbes avec lui.
Maisilarrive parfois, qu'alors même que l’on a trouvé du gonocoque dans le liquide retiré de l’articulation, les tubes restent stériles. Cela tient à ce que les gonocoques sont ordinairement rares dans l’épanchementintraarticulaire et qu'il faut un examen minutieux pour en découvrir quelques-uns logés dans un leucocyte.
Ces résultats négatifs de l’examen direct des cultures, s'ils ne prouvent pas, sont cependant en faveur de la nature gonococcique du liquide articulaire, car s’il y avait d’autres microbes ils se décéleraient plus vite.
En tous cas, en face d’un examen négatif, on ne devra pas sempresser de conclure, mais on renouvellera ses préparations, et ce n’est qu'après plusieurs examens qu’on découvrira le gonocoque.
M. Bar d’ailleurs incline à penser que dans beaucoup de cas, ceux qui ne l’ont pas trouvé ont employé une technique mauvaise.
L'examen hématologique pourra également rendre des services, le nombre et la proportion des globules blancs contenus dans le sang ne subissant pas dans l'infection gonococcique de modifications appréciables, même quand il y à arthrite suppurée (Vaquez, Aubertin), la leucocytose avec polynucléose étant au conitraire la règle dans l’infection puerpérale streptococcique (Mouchotte et Carton).
On aura donc recours à tous les moyens cliniqueset
bactériologiques pour faire le diagnostic éliologique de Martin 3
LR l'arthrite qu'on observera au cours de la puérpéralité,
en particulier de l’arthrite suppurée, car, comme nous le verrons, le pronostic et le traitement sont tout diffé-
rents selon qu'on se trouve en face d'une pyarthrite à
srteptocoques ou d'une pyarthrite à gonocoques.