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B) EN DEHORS DE LA TUBERCULOSE

Sauf dans l’arthrite aiguë où la résection constitue un moyen de drainage, résections ou arthrodèses sont surtout pratiquées dans un but orthopédique.

La résection s’impose moins depuis la découverte des antibiotiques qu’à l’époque où GUILLOT LE- NORMANT (!’) posait les principes de cette intervention dans la redoutable arthrite aiguë du genou. Pratiquée ici pour drainer le foyer, elle évite souvent l’amputation. On laisse la plaie opératoire béante, et on peut fléchir la jambe, comme le préconisait DUCUING.

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Dans certaines séquelles graves de fracture des plateaux tibiaux et des condyles, lorsque les chances de bonne arthroplastie sont minimes, ainsi que dans les ankyloses vicieuses ou douloureuses (”), on peut recourir à la résection ou aux ‘arthrodèses ; de même dans certaines séquelles d’ostéomyélite.

Une indication de l’arthrodèse est constituée par le $enou ballant paralytique, incapable d’une fonction normale ; l’ankylose permet une utilisation correcte du membre. De même dans les séquelles de poliomyélite antérieure aiguë, il est possible en arthrodésant plusieurs articulations de rendre aux membres une certaine utilité. (!).

Mentionnons encore, pour clore cette énumération, les tentatives heureuses de ROCHER (*) dans l’arthropathie. tabétique de forme exophytique. En somme, toutes les fois que la fonction de l’ar. ticle est compromise, ou ne permet pas une utilisation satisfaisante et indolore du membre, il faut faire bénéficier le malade de l’arthrodèse, si l’arthroplastie est trop hasardeuse.

TECHNIQUES D’ARTHRODESE ET DE RESECTION

Les techniques d’arthrodèse faisant appel aux greffes osseuses doivent leur existence aux contreindications de la résection.

Pour pallier les résultats déplorables que donne la résection chez l'enfant, une série de procédés ingénieux a été imaginée. Nous avons dit plus haut que l’ostéoarthrite du jeune est en règle curable. La cure hélio-marine et l’immobilisation plàtrée contribuent efficacement à la guérison. Mais il est des cas où l’évolution s’attarde à la période de réparation nécessitant une immobilisation plus rigoureuse que celle que donne l’appareillage plàtré. Les séquelles douloureuses, la raideur, qui ne donne pas la même sûreté que l’ankylose, les raisons sociales et scolaires s’inscrivent dans le tableau des indications de l’arthrodèse chez l’enfant. Chez l’adulte, ces opérations ne peuvent prétendre se substituer à la résection que pour des raisons orthopédiques que nous avons signalées plus haut.

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L’arthrodèse par greffon vise avant tout à anky- . loser le membre sans supprimer le foyer. Dans certains procédés elle espère, en outre, que la présence du greffon aura un effet biothérapeutique sur les lésions, On distingue quatre sortes de procédés :

A) intra-articulaires B) para-articulaires C) extra-articulaires D) mixtes.

À. - Techniques intra-articulaires :

RICHARD (*) repère soigneusement les cartilages conjusaux aux Rx, et introduit, depuis la face externe du condyle jusqu’au plateau tibial interne, un greffon ostéopériosté, prélevé sur le tibia sain.

LEXER (!°), depuis la tubérosité antérieure vers chaque condyle, place deux greffons ostéopériostés en V.

BADE (!°), après avoir perforé la corticale du condyle interne et celle du plateau tibial interne, introduit en force deux greffons qui se trouvent ainsi placés en X. 3

L'opération de RICHARD nous paraît la moins offensive, maïs elle implique un fait ânatomique : la « hauteur d’épiphyse utile », conditionnée par l’âge de l’enfant (7 ans au moins) ; elle implique également un fait anatomopathologique : les $rosles destructions épiphysaires sont incompatibles avec cette méthode. En outre, le greffon, placé

. ne trop près de l’axe du membre, ne s’oppose pas efficacement à la flexion secondaire. Les deux autres techniques luttent plus efficacement contre cette déformation, mais celle de LEXER lèse sûrement le cartilage tibial et celle de BADE paraît trop brutale. RAR | :

Notons le reproche adressé par BERTHOU et DUGROQUET (°) aux greffes transfixiantes : elles entraînent souvent un défaut de consolidation ; en outre, pour ces auteurs, les épiphyses joueraient aussi un rôle dans la croissance du membre, d’où il convient de respecter non seulement la zone métaphysaire, mais encore l’épiphyse toute entière.

B. - Techniques para-articulaires :

- La technique de PUTTI (*) est, en réalité, plutôt intra-articulaire. C’est un clavetage sous-rotulien : après arthrotomie, on fait pivoter de 180° sur sa . base la tubérosité antérieure dont on fixe la pointe - dans les condyles en recouvrant le tout de la rotule avivée. ;

Dupuy de FRENELLE () pratique un clavetage bilatéral. Il creuse, de part et d’autre de l’interligne, deux « tabatières » verticales, où sont glissés les greffons recouverts par le couvercle osseux. Ces interventions, appliquées surtout aux jeunes adolescents, sont longues et plus shockantes que les précédentes, et, si elles s’opposent mieux aux déviations secondaires, les cartilages et les épiphyses ne sont pas suffisamment respectés.

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