‹ Arthrodèse du Genou en Pression PositiveChapitre 15 sur 25 · TR · texte numérisé non relu

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ter ensuite. Le temps nécessaire à ce cycle est d’environ un an. Ceci est Sénéralement admis en ce qui concerne le comportement des $reftons chez l’adulte. Chez l’enfant le greffon prend comme une bouture de rosier disent DUCROQUET et BER- THOU (*) triplant en quelques mois de volume mais ne s'allongeant pas du tout ; de ce dernier fait résultent la majorité des déformations secondaires dans les arthrodèses extra articulaires pratiquées sur l’enfant.

Donc dans les jours qui suivent la résection, le Sreffon remplit très bien son rôle de prothèse mais dès que la pénétration conjonctivo-vasculaire l’habite ce rôle prothétique disparaît : c’est l’époque : des fractures du greffon. Mais pendant cette période le matériel calcique libéré a pu aïder soit à la récalcification des épiphyses, soit à la constitution du cal d'union. Il faut donc que la résorption du Sreffon soit très lente pour que les surfaces osseuses aient le temps de s’unir par une ébauche de tissus préosseux ; en effet si cette transformation ne s’est pas effectuée le matériel calcique du greffon ne peut se déposer au lieu où sa présence était désirable, c’est-à-dire dans le tissu conjonctif d’union. En somme dans le cas présent une lente réhabitation est souhaitable : le matériel qu’apporte le greffon est négligeable, lui attribuer un rôle important c’est à notre avis perdre de vue le potentiel d’ossification contenu dans les épiphyses. Nous savons que l’os spongieux se soude plus

rapidement que l’os compact, il est moins différencié que ce dernier et encore, pour certains, il semblerait que les os atteints de tuberculose s’unissent plus rapidement que les os sains. Donc après la résection, les surfaces osseuses, pour s’unir, n’ont besoin que d’être maintenues en contact. La consolidation doit dans ce cas s’effectuer de la même façon que dans les fractures transversales sans déplacement. L'utilisation d’une prothèse maintenant un contact rigoureux doit suffire à la consolidation. L’emploi de prothèse métallique capa- ble d’assurer une fixation solide a été préconisé par de nombreux opérateurs.

c) La prothèse métallique

De même que l’on employait le crin de cat-gut ou la soie on se servait de fil métallique. FREDET place un fil de bronze en 8, le croisement s’effectuant sur la partie antérieure de l’interligne et le tortillon étant enfoui entre les surfaces. Ce matériel semblait assez bien supporté si l’on en croit la thèse de BERRY. (‘).

Les agrafes de DUJARIER, les plaques de Lanes ou de Lambotte semblent ne pas avoir eu la faveur de beaucoup d’opérateurs. MASMONTEIL (“) préconisait dans les retards de consolidation et dans les pseudarthroses le vissage en croix de P articulation par de longues vis.

BOSWORTH (‘) implante un clou de SMITH-PE- TERSEN obliquement depuis le sommet du condyle

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interne dans le plateau tibial externe; fixation solide qui évite au malade le désagrément que. provoque le port du spica. Cet auteur recommande d'appliquer cette méthode aux femmes petites

et grasses.

HONECKER (‘’) fait un enclouage à la KUNTSCHER qui donne au membre une réelle solidité.

Mais tous ces procédés ne sont pas sans reproches. Nous savons combien le métal est mal supporté par le tissu osseux ; il y détermine de l’ostéolyse ou même de l’ostéite ; cependant, à l’heure actuelle, la qualité des métaux utilisés permet de rejeter en partie cette critique. Mais s’il est facile d’extraire un fil et à la rigueur un clou de SMITH-PETERSEN, mal tolérés, l’ablation d’un clou de Küntscher qui aurait glissé dans le canal médullaire tibial nécessite une intervention assez importante. De plus, l’articulation du genou, qui, à l’état normal, joue un rôle considérable d’amortisseur de chocs, étant supprimée, c’est la ,prothèse qui subit toutes les pressions quand le malade marche avec un membre insuffisamment ankylosé. De ce fait, la prothèse peut se couder ou se rompre ou « prendre du jeu » en déterminant de l’ostéolyse autour d’elle.

Nous ne pouvons trouver de meilleure conclusion qu'en citant E. SORREL (‘) : « Lorsqu'on

laisse dans les os, après résection du genou pour

tumeur blanche, un fil métallique, une agrafe, une plaque, des crins, quelque corps étranger non

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résorbable, quelle qu’en soit la matière, on Expose ces os à des suppurations, à des ostéites, à des défauts de consolidation. Et cette manœuvre, évidemment cornes séduisante et en apparence anodine, est à l’origine de la majorité des mauvais résultats qui suivent la résection en ces cas ». Bien que ces paroles aient été prononcées à à l’Académie de Chirurgie, lors de la discussion qui suivit la communication de BOTREAU-ROUSSEL (“) sur un procédé de prothèse externe, elles ne nous paraissent pas condamner ces derniers procédés.

WESTHUES (”) décrivit un procédé qui consiste à introduire dans chaque diaphyses une broche de Kirchner. On tend ces broches à l’aide des étriers spéciaux bien connus : ceux-ci sont suspendus à un pont métallique fixé au plâtre sur la face antérieure du membre. Une pièce métallique dont on peut faire varier la longueur réunit latéralement les étriers permettant ainsi de resserrer la coaptation. |

JUDET (*) préconisait l’emploi d’une fixation externe ainsi conçue : l’appareil est constitué par une solide plaque de métal aux deux extrémités de laquelle sont fichés de longs clous. Deux clous sont enfoncés sur la face antérieure de la diaphyse fémorale et deux autres plantés dans la corficale de la diaphyse tibiale, la plaque métallique d’union se trouvant au-dessus de la peau suturée. JUDET rapporte que ce procédé a permis d’éviter la pose d’un appareil plâtré, de commencer la

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