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peut-être trop demander, car sanctifier un pécheur comme moi, cela doit être Un grand miracle. Prie bien pour moi, que je sois généreux dans la souffrance, que je sois toujours bien attaché à la croix de Jésus. Oh! c'est dur la croix, mais puisque c'est par elle qu'il faut aimer et suivre Jésus, demande que je la porte avec Courage et amour”,
Cette lettre fut probablement la der.
nière qu'il écrivit. Un mois après, il prenait le lit pour ne plus se relever, Il était rendu à la dernière étape de sa Course, au crucifiement. Impossible d'aller à la messe, impossible de recevoir tous les matins la sainte communion. Quel sacrifice pour ce fervent disciple de Jésus-Eucharistie { Et, chose admirable, malgré toutes ces épreuves réunies, il] ne laissait jamais
jours des mots aimables, édifiants, et un bon sourire, Dieu sait si ces mots aimables et ce bon sourire étaient vo-
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lés à la douleur ! La tuberculose " de la gorge et des intestins ne lui donnait pas un instant de repos. Avant même de prendre le lit, il écrivait : “J'ai des douleurs atroces et presque continuel-
Et le mal qui avait fini par terrasser ce jeune homme de vingt-deux ans, l'étreignait chaque jour de plus en plus étroitement. Dans la dernière semaine d'avril.les crises douloureuses devinrent plus fréquentes, la respiration plus courte et plus pénible, le pouls plus irrégulier et plus faible. Le 26 avril, le malade demanda lui-même les derniers sacrements. Muni des secours de l'Eglise, le jeune apôtre, l'apôtre de la
(1) Des lecteurs, partisans outrés de 1» liber té, diront peut-être : “Encore une victime de linternat!” Qu'ils soient prudents. Arthu Beaulac, au cours de toutes sesétudes classiques, de ses trois repas quotidiens dans sa famille
coucha de même continuellement chez s0t le le temps de sa rhétorique excepté. Nou
avons déjà dit, il avait une santé délicate qu le prédisposait à la tuberculose, et il ne sut pa toujours assez se mettre en | pe contre la re doutable maladie, (Note de l'auteur.)
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souffrance, pouvait en sécurité attendre sa récompense, Le 29 au soir, entre onze heures et minuit, il dit à son père :
“Papa, je vais mourir bientôt— Oh ! non! reprit le père désolé—Oui, oui, reprit Arthur, je m'en vais. Demain est la fête de sainte Catherine de Sienne, la patronne principale du Tiers- Ordre dorainicain, je mourrai demain.” Le père comprit que l'heure du sacrifice suprême allait sonner, et il se retira Pour pleurer. Vers une heure du matin, Arthur fit approcher son père tout près de son lit et le pria de réciter avec lui le Salve Regina. Celui qui aima tant la sainte Vierge pendant sa vie, avait raison de compter sur elle au moment de sa mort, au sortir de l'exil. La prière terminée, il regarda tranquillement autour de lui, et dit presque tout bas mais distinctement. “Merci, mon cher père, pour tous vos bienfaits, pour l'affection que vous m'avez sans cesse prodiguée. Vous avez été pour moi le meilleur des pères. Et vous aussi, ma chère tante, qui avez été si bonne pour