L.\ VOIX DE GEOFFROY
Qui frappe ?
EDWARD
Un nmi !
GEOFFROY
Votre nom "?
EDWARD
Edward Bruce !
GEOFFROY
Le fils du gouverneur ?
EDWARD
Lui-même ! Et vous, qui êles-vpus ?
GEOFFROY
Ccoffroy de Hohan.
EDWARD
Est-ce possible ? Le compagnon de notre jeune duc ! Oh ! je tous connais ! Je vous ai jalousé bien des fois! Et Monseigneur Arthur?
GEOFFROY
Prisonnier avec moi !
EDWARD
Dans ce château ?
GEOFFROY
Oui !
EDWARD
Infamie ! {A Budik.) Et voilà ce qu'on voulait me cacher ! Mon père, mon noble père, un Bruce, se fait geôlier maintenant ! Et pourquoi pas bourreau ? C'est une honte ! j'en rougis ! j'en pleure ! Et c'est pour cela sans doute qu'on m'enfermait là-bas. 11 y a des lâchetés qu'on n'oserait pas commettre sous les yeux d'un enfant... Et la loyauté d'un fils ferait honte à la bassesse d'un père ! Voyons ! L'un de vous est ici pour les espionner ? Tous les deux peut-être ? Je veux voir le duc, entendez-vous ! Qu'on m'ouvre cette porte !
BUDiK, 6a.s à Edward Bravo ! Poussez ferme !
EDWARD
Je veux voir le duc ! Budik, c'est toi qui as '.a clef...
Bt'DIK
Non.
EDWARD, s'approcharit de lui
Vrai ?
BUDIK
Je vous jure. Ccst le médecin ! Sans la promesse faite au gouverneur et l'obéissance jurée, il y a longtemps que je serais dans la prison à voir ce (jui s'y passe.
EDWARD
Je n'ai rien promis, moi !
BUOIK
Prenez-lui donc la clef, si vous pouvez, mais ne me compromettez pas : songez que votre père est inflexible.
EDWARD
Eh bien ! trouve un prétexte pour t'en aller et ne rien voir. Je me charge du reste.
BUDIK, ù Tristan, après avoir réfléchi Docteur, nous ne sommes plus maîtres ici par le fait de cet enfant. Je vais en avertir Mylord Bruce pour que force reste à la force !
TRISTAN, tremblant Oui! Oui! c'e.st cela! c'est le .salut! Dites bien Ji Mylord gouverneur que je résiste ! Au fait ! si j'ailais moi-même !... "'
BUDIK, le retenant Jamais, docteur! Vous êtes l'homme du roi i A vous le péril ! k vous l'honneur ! Et je vous préviens que ce jeune drôle e.st intraitable ! Il a failli me tuer. ' an pa.s.sé, pour bien moins que cela !
TBiSïAN, conlntnl Edward
I-nt-oïc un qui jure par saint Coloniban ! Ah ! pau- \re docteur !
EDWAHi), bds à Budik
Tu vas rester à la porte à veiller. Si mon père arrivait, tu entrerais...
BUDIK
Oui ! [Il sort.)
Et vous, donnez-moi la clef. {Tria^lan le regarde terrifié.) Vous ne voulez pas ! {Il va prendre un paquet de cordes qui pendent à la muraille.) Encore une fois, donnez-moi la clef !
TRISTAN
Si je la donne, on me pendra !
EDWARD
A ton gré ! (// le renverse, el lui appuijant le genou sur la poitrine, le garotle solidement.) Tu ne veux pas être pendu, je le comprends, mais comme j'ai besoin de cettei clef, je vais te la prendre. Et tiens, la voilà ! Mais j'y songe, tu nous gênerais ici... {Il ouvre la porte, à gauche.) Je vais te mettre à la porte. (// le pousse dehors.)
TRISTAN
.Te mourrai donc martyr ! 0 Falaise, tu seras mon tombeau !
Si tu pousses un cri, malheur à loi ! Je te coupe la langue ! (// ferme la porte à double îour.) Le voilJi
muet. Maintenant... vile... ouvrons cette porte !... cher princfei !...v '(// (a ouveri la porte.) Monseigneur le duc, venez ! venez ! {Arthur et Geoffroij sortent de la prison.)