SCÈNE V
TRISTAN", seul
Tu vis encore, ô Tristan ! Tu peux t'en féliciter, car tu l'as échappé belle ! Mais, hélas 1 tu n'as fait que la moitié du chemin. Te voilà hors de la forteresse, et, pour le moment, partisan du duc Arthur, maudissant Aliénor, ta royale maîtresse ! C'est de l'ingratitude ! Mais, est-ce ta faute ? Non ! C'est la faute des événements ; car, au fond du cœur, tout au fond du cœur, tu aimes, tu vénères, tu respectes tes anciens maîtres, et si tu les renies, ce n'est que provisoirement... Tu jettes seulement un voile sur la statue de la Reconnaissance ; mais une fois hors de Mirebeau... une fois hors de Mirebeau, tu seras pris par les hommes du roi Jean, et s'ils te relâchent, la seras pris par les soldats du roi Philip'pe. Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ne te reste plus un lambeau de ta personne qui n'ait été tiraillé par les gens de guerre... Bella ! horrida bella ! Pour e moment, tâchons de nous diriger vers les remparts... Et là, etiVo à l'obscurité... car il fait noir comme
dans un four... {Il ne hciiric conlrc ilciix liomme$ qui s'avancent avec précaution)