SCÈNE VI
TRISTAN, GUILLAIJMK DES ROCHES AMAUHV rj' LONG
Qui va là ?
AMAURY
TRISTAN
Personne !
AMM'RV, le saisissani Oui êtes-vou.s ?
TRISTAN
Messire, maître, iiionseiçneur. (jui que vous soyez, ne me faile.s pas Je mal ! Je .^uis un honnélo l)ourgeois... je rentre chez moi...
AMALKY, le poussant
Dépf'chez-vou.'; alors, et laisse/, la roule libre {Tristan tombe).
TRISTAN
S'il reste morceau de moi quand j'arriverai h Paris, je pourrai me vanter d'avoir la peau coriace cl résistanle ! (// se sauve.)
SCf-M^ MI ,1'lLLMiME l'i'^ ROClii'S. .VMAURY LE LONG
AMAl KY
V.nihi (|tic ufiuiHiidez-vous. luessire ? Vous vouliez ino parlerl sans témoins : nous sommes seuls. Que juiis-je faiVe 'pour vous? Vous savez qu'Amaury le r.onj; ne pVut rien refuser à Messire C.uillaume des Roches, srkchal d'Anjou, clianibellan du roi d"Anrlelerrc.
GUILLAUME
Bien qur Vous tenions, vous, le parti du duc, et moi le parliWi roi, je nai pas craint de me présenter aux avanlpostes, confiant d!ans la bonne foi du capitaine Am^i-y.
AMAURY
Et vous ave-1 bien fait, Messire ! Confiant aussw dans votre hotnVur. je n'ai pas craint de vous introduire dans, la [Vce. J'attends maintenant que vous vouliez bien me\ire les motifs de c^tte visite nocturne.
GUILLAUME
Je viens vous oètir la fortune, capitaine ! et vous me connaissez asseVpour savoir que ce n'est pas aux dépens de l'honneA
AMAIHY
Parlez franchement\oue voulez-vous de moi ?
ILLAUME
Capitaine, j'ai promiXau roi Jean que, ce soir, il s.^rjil maître dans Mirel\au, et j'ai compté sur vous