‹ Arthur de Bretagne; drame en quatre actesChapitre 9 sur 55 · GUILLAUME DES ROCHES, AMAURY LE LONG · texte numérisé non relu

GUILLAUME DES ROCHES, AMAURY LE LONG

CHEVALIERS ANGLAIS et SOLDATS

GUILL.^LME

J'ai tenu ma promesse, Monseigneur ! Je vous adjure, au nom du Dieu vivant, de tenir aussi la vôtre î

TBIST.^N

Qui sont ces gens ? Il serait prudent de s'esquiver T (// cherche de tous côtés une issue et finit par s'échopper.)

JEAN

Tu disais vrai... ami Guillaume : ils ne pensaient <ruère à nous, et mon beau neveu sera -bien surpris de notre arrivée ! Tu es un adroit compère, Messire. et merveilleusement "propre aux ambassades.

GUILLAUME, moulranl Amaunj Voici l'homme à qui vous devez, Monseigneur, d'êt-e entré dans la place dès ce soir et sans coup férir.

JEAN, un Ciipiluiiir Aniau'ij Ton nom ?

AMAl RY

Amaury le Loii'/. .Moîisciiriicin . et à voirc sien ire.

JEAN

Je m'en so.ivioiidrai, capitaine, et si y^ l'oiib.'iais, que Messire Guillaume ne craii^iit na-^ d,^ l? ('appeler ù ma reconnaissance.

CLlLt.AlME

Laissez-moi vous rappeler aussi, Monseigneur, 'juc vous avez juré par l'iime du roi Henri, votre père ! Tout ù l'heure, le jeune et gentil duc et tous ces beaux .seigneurs «pii le gardent seront vôlr.es et "'i votre commandement. Mais je réclame le don îue vous m'avez octroyé . c'est (tu 'aucun des assiégés ne sera emprisonné ou mis à mort ; que Monseigneur Arthur sera par vous traité et choyé comme bon ol honorable neveu et que vous lui laisserez de ses biens ce que les seigneurs jugeront lui api»artenir.

Oui dû, c'est ce que lu demandes? Or je te l'ai accordé et ne veux point m'en dédire. A celto heure le gracieux duc doit être aux mains dfe mes hommes. V'a, Messire Guillaume, et vou.s, allez aussi, ca|>itaine. Je vous charge d'accompagner ici mon beau neveu. Allez ! {Guilkiiinie et Aniaurij K'éloiynenl, suivis de qurlqucf. archers. Quand Un onl disparu, Ir roi Jean se. tourne vers ses soldats, et d'une voir tonnante ) Et vou.s autres, pillez, brûlez, mettez la ville à feu el 5 .sang, je vous donne aussi ma parole de roi que

u. uc vous renierai point. Quand Madame Alienor, ma très redoutée mère, verra la flamme et entendra les cris elle saura que je suis là. Allez donc lui annoncer ma visite. {Le, soldais se répandent de tou^ côtés, pillant et incendiant les maisons.)

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