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ponsrvS ([U! myoniialcnt d'un (''clal si pur vï. si virginal, je voulais écha|)pGr aux poignants souvenirs qu'ciks soulevaient en moi! Je cherchais qu<'lque espoir vague et lointain d'en distraire un jour mon cœur, et je songeai à l'intérêt involontaire que déjà je portais à madame de Pënàfiel.— Mais je sentis aussi que pour cette femme horriblement calomniée sans doute, mais à jamais souillée par tant d outrages , il me serait toujours impossible d'éprouver cet amour ardent , profond et saint, dont on est fier comme, d une noble action 1
Le monde, en portant ime atteinte fangeuse H la réputation d'une femme, ce voile irréparable, pudique et sacré, qui se déchire d'un souffie, celle première fleur de la vie si délicate et si éthérée, le monde, par ses accusations infâmes, flétrit non seulement la vertu de cette femme, mais il détruit encore pour toujours l'avenir de son cœur ; il la prive même désormais de la triste consolation d'inspirer un rmour dévoué, sincère et durabU^ ! ii la livre presque
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malgré elle aux dégradants caprices des liaisons changeantes, sans respect et sans foi! Car quel est celui qui verrait en elle, si honteusement soupçonnée, autre chose qu'une charmante fantaisie, le désir de la veille, le plaisir du jour, et l'oubli du lendemain? — Quel est celui qui près d'elle oserait se livrer à ces élans de passion et de confiance entraînante, dans lesquels on dit à la seule femme digne de ces secrets, les joies, les tristesses, les délires, les mystères, les ravissements de l'àme qu'elle remplit, et que Dieu seul pourrait pénétrer? — Quel est celui qui ne craindrait pas, au milieu de l'ivresse de ces épanchements. d'entendre l'écho railleur et désolant de tant de sordides calomnies, prodiguées à celte femme aux pieds de laquelle il irait se mettre, lui, si pieusement à genoux?
Quelle religion peut-on avoir enfin pour l'idole qu'on a vue tant de fois et si indignement outragée?