‹ ArthurChapitre 70 sur 89 · LE PARLOIR · texte numérisé non relu

LE PARLOIR

Mais j'arrive à un épisode à la fois bien doux et bien cruel pour mon souvenir, et dont la pensée me fait encore rougir de bonheur et de regrets.

In jour, je ne sais pourquoi, je me trouvais dans une disposition d'esprit singulièrement haineuse et méfiante ; j'avais ressenti une iniif. ..

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pression uialvcillanlc roiilrc madame (\o Per.àliel en m'apercovant do l' influence que sa pensée commenrait d'exercer sur moi. Je m'en trouvais irrité, ne croyant pas assez reconnaître la rèdUté de ce qu'était madame de Pënâliel pour éprouver un toi sentiment sans le beaucoup redouter.

Ce jour-là j'allai chez elle : contre l'habitude de sa maison, toujours ordonnée à merveille, lorsque les gens de livrée m'eurent ouvert la porte ({ui fermait le vestibule, je ne trouvai pas de valets de chambre dans le salon d'attente pour m'annoncer. Il fallait, avant d'arriver au parloir de madame de Pënâfiel, traverser trois ou quatre autres pièces dans lesquelles il n'y avait pas de portes, mais seulement des j)ortières. X'étant pas prévenue, il était diflicile qu'elle m' en lendit arriver, le bruit de mes pas étant absolument amorti par l'épaisseur des lapis.

Je me trouvai donc très-près de la portière qui fermait son parloir, et je pus contempler madame de Pënâfiel avant qu'elle ne m'eut aperçu, à moins que la réflexion d'une glace n'eut trahi ma présence.

Jamais je n'oublierai ma stupéfaction profonde à l'aspect de son visage pale et dé<5plé!

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