SCENE XVI
Les Mêmes, MARIE.
arthur, à Marie.
Venez, madame, nous allons quitter le château de Mclvil à l'instant même, et aller retrouver ma mère.
lord melvil, à part
Retrouver sa mère! que dit-il?
ARTHUR
Partons.
marie.
Vous voulez aller retrouver votre mère! hélas ! sir Arthur, il est trop tard.
ARTHUR
Trop tard !
marie.
Elle est morte!
arthur et lord melvil, avec un sentiment diffé- 4 rent.
Morte !
ARTHUR
Morte! oh! non, cela n'est pas; vous voulez me tromper pour me retenir ici.
Lise/, cette lettre qui vous fut adressée par elle à àon heure duniOic. ( Elle lui donne une lettre
VILLE DE BRUXELLES STAD FRUS3BL Arctaives - Axciiief
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cachetée. ) Cette autre m'annonçait la fatale nouvelle.
ARTiiUR.
Ses adieux! Ah! mes yeux s'obscurcissent, je ne puis lire.
marie.
Donnez. (Elle lit.) m Mon fils, tout est fini pour >» nous sur la terre, nous ne nous reverrons plus m que dans le ciel... {moment de silence) dans le » ciel où toutes les larmes sont comptées par » Dieu, dans le ciel qui est la patrie des pauvres » orphelins et des mères délaissées. Avant de te » quitter pour jamais, ici bas, j'ai voulu te dicter » mes dernières volontés : Un homme fut cruel, » bien cruel envers moi; mais cet homme était ton » père, j'ai pardonné ; il t'a élevé, je le sais, il a » mis en toi son espérance et son bonheur. Aime- » le comme je l'ai aimé, et ta mère priera pour » toi là-haut. »
REPRISE à l'orchestre :
Une mère, etc. j
ARTHUR
Reçois mes sermens, 6 mon Dieu ï j'obéirai.
Pendant la lecture de la lettre, l'agitation de lord Melvil a augmente' progressivement, sa figure a dû exprimer le combat inte'rieur qui a lieu en lui ; aux derniers mots d'Arthur, lord Melvil n'y tenant plus, prend son fils par le bras, le regarde en versant des larmes, puis le jette dans les bras de Marie ; elle couvre son enfant de baisers et, comprenant l'intention de lord Melvil, le lui montre avec un cri de joie, en le rejetant, a son tour, dans ses bras. I -jujj
fl\\ï*% LORD MELVIL.
Arthur, Marie, vous l'emportez... Lady Melvil, embrassez votre fils.
ARTHUR
Ma mère !
marie, à lord Melvil.
0 Lionel! soyez béni!