‹ Article du docteur Aurèle Nadeau [microforme]Chapitre 2 sur 3 · OUR LIRE EN ATTENDANT BEBE · texte numérisé non relu

OUR LIRE EN ATTENDANT BEBE

L'Eclaireur, de Beauceville, vient d'imprimer à ses ateliers une édition canadienne de cet incomparable livre où Donnadieu à superbement vulgaris l'hygiène de la première enfance,

Ceux qui l'ont lu déjà ne s'étonnent pas du succès que ce livre à obtenu en France, dans les colonies francaises el dans notre province de Québec.

Cette publication est un noble effort tenté pour ven ‘u secours des jeunes mères qui, aux prises avec le grand prolilème de la maternité, n'ont si souvent à prendre conseil que de leur désespoir, ou, ce qui est pire encore, d'une série de cotumères à cervelles farcies de préjugés.

Ü n'y à pas d'apprentissage pour le noble métier de À l

tacre. On lance une jeune fille en plein océan et on se donne leaucoup de mal pour lui cacher les mystères c'e l'onde". Et la pauvre enfant 5e trouve bien embarrassée

le jour où elle se voit en présence des grands devoirs de là vie.

Que doit-elle faire pour assurer à ce petit être qu'elle attend et qu’elle aime déjà, toute la sécurité possible ‘‘au de‘ans et au dehors ” 2

Que doit-elle faire, que ne doit-elle pas faire pour

parvenir à l'heureux terme de sa grossesse 2

Comment Préparer à Fevenement encor plu , j redout: que redoutable qui présideia à l'entrée de heritier

sur ‘notre machine ronde"

Puis l'enfant qui arrive n'est qu'une ébauche qu'elle a esquissée du plus pur de son sang et de son UMour, nai qu'elle devra retoucher, consolider, perfectionner

Comment assure a-t-elle le on fonctionne organes destinés à nourrir l'enfant, c'est-à-dire à la plus élémentaire, la plus naturelle et la plus constante des fonctions biologiques ?

Comment aidera-t-elle le bébé dans L premier efforts de sa lutte pour la vie 2

Le livre du docteur Donnadieu est une réponse ad quate à toutes ces questions angoissantes qui assaillent l'âne de la jeune mère.

L'auteur appuie surtout et traite en maitre l'importante question de l'allaitement normal ou maternel. C'e:t dire que ce livre nous vient très à propos de ce cûté-ci des iners.

C'est une question qu'on ne traite pas assez souvent et qu'on médite encore moins. Lt pourtant, le facteur qui vient en premier chef dans la mortalité excessive de no: enfants, c'est bien le déplorable délaissement, l'abandon de l'allaitement naturel. Cette tendance désastreuse est un fruit sec de la civilisation yankee qu'on cultive en serre chaude dans bien des quartiers de notre pays. Et c'est tellement passé dans les moeurs, qu'en certains endroits il faut des arguments saisissants Pour prouver que l'allaitement

sein (st naturel à la mère et à l'enfant.

Oui, s'il faut en croire Îles faux Prophètes, le bon sens de l'humanité s'est étrangement égaré le jour où l'or

a cru que le lait des accouchées pouvait * à entretenir

nier

la vie des nouveaux-nés. C'était bon pour le mnven-âge, mais aujourd'hui, comme dirait Moliere Cn a change tout cela 1 D'un tour de main, on a imaginé e: biberon: 1 longs tubes en caoutchouc qui ont apporté bea icoup de sohd comtort” au sein des ceaux d'Amérique !

Et honni soit qui mal y pense ! !

Puis, des Erésois de Nourrice, des Castoria de toutes les couleurs et de toutes les vertus, des ‘artificial foods”, des systèmes d'alimentation très savants, très ingé mieux, qui ne pouvaient Jamais faire faillite !

Et quand elle est venue la banqueroute de ce mauvais eu, quand elle s'est faite évidente aux yeux de tou par une mortalité infantile des plus alarmantes, elle n'a pas réveillé de leur torpeur les avinés des fausses théories

Le fatal élan était donné: les mauvais exemples ve nuent de haut et de partout, et les médecins complaisants “entendaient avec les irréfléchis pour passer le blaireau sur toutes ces naiseries, mettre le sceau de la science à tous ces travers, sanct'oni er toutes ces pratiques contre nature, Dé cidément, on pouvait se passer de la Nature dans le Nouveau Monde, pays des incubateurs, terre étrange où devait s'opérer “l'épanouissement de toute une humanité d'artifice”.

On ne semble pas réaliser ce que nous à valu de désastres et de malheurs la meurtrière puissance de ces ni'ncipes de fausse civilisation. Que de maladies, de détresses. s, ternir

de misères, de deuils sont venus assombrir les foy l'éclat du flambeau nuptial, rendre onéreux ‘les jougs doux et les fardeaux légers’ que comportait la vie simple de jadis C'est ce qui a conduit nos voisins au célibat prolangé ave ‘mariage des chauves’"”, au malthusianis ne, à la stérilité, à ce que Roosevelt à si bien caractérisé d'un mot lapidaire : *‘le

suicide de la race”.

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