‹ Article du docteur Aurèle Nadeau [microforme]Chapitre 3 sur 3 · DE TSE · texte numérisé non relu

DE TSE

Instruisons-nous de leur exempl Ce serait déjà issez d'avoir cette enorme Mottalite infantile qui nous désho nore aux yeux des peuples civilisés, Arrétons-nous là

Notre clersu ilaime ä Juste titre ch brogres trel des dos trines de M ithus, du Moins dans fo ville t uus Je viens de lire dans le "Messager { inadien ” de Mont il, un articie Magistralement ecrit, et qui constitue un superbe cri d'alarme Il y à certainement péril en la lemeure mais 1] et encore tetuips, et le malfaiteurs pas plu que les toqués, n'ont atteint le coeur de notre peuple Îl leur faudra quelques générations de plus pour dét: ique | et abrutir tout-à-fait une race qui avait en réserve de nche trésors de vigueur initiale et de gros bon sens

Et on peut atlirmer que le Jour où l'on reviendra à la loi naturelle, au bon sens tout court, le jour ‘les for cenés du sevrage à outrance verront leur rage uffée par les saines doctrines, ce jour-là, on aura écarté une des plu dangereuses ‘‘des occ isions prochaines de péché" Quand

le femmes de notre generation feront leur devoi comme

108 grand'mères, il y aura encore de superbes familles de ‘uinze entants, chose éminemment louable a tous les points de vue, Mais il s'agira alors, comme autrefois, de auinze enfants issus de Vingi-cinq à trente ans de vie matrinontale et non des chinoiseries de dix et quinze enfants en dix et quinze ans, chose déplorable. Ces enfants seront plu viables, plus solides et on les conservera. Il n est de ces chefs-d'oeuvre de la création" comme pour les tableaux des peintres, qui, vernis trop vite et trop tôt, craquent e! se fendillent six mois après l'achat,

Revenons donc aux saines traditions des braves chré

tennes qui furent nos aieules et détournons nous des tioeur

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ut vaudra d'être vécue, et elles mn herchesont point letraquees en ru: * de sens moral de refuse dans k boct , { } ul C'est de !

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À ce propos, je me rappelle d'avoir assité un di

manche, à la grand'messe, dans une églie de impigne du

diocèse d'Orl: ans

Le vieux prétre qui monta s + parla avec Lean coup) de sens, de Avoir cl de x e des des l de mères de famille en maticre d'alla ‘“ naturel. Donn dieu n'eut pas mieux dit Revenu du premier moment dl

surprise, je Compris que ce véncrable fils du vieux terron orléanais était un patriote, et qu'en même temps il faisait oeuvre éminemment morale

Ce superbe modèle sera longtemps avant de trouver ici des imitateurs. Nous nous sommes trop frottés contre la pudibonderie saxonne pour avoir conservé le droit d'ap

peler les choses par leur nom, surtout en public # *

Dans notre pauvre pays, le grand argument qu'on invoque contre l'allaitement normal c'est qu'il AFFAL

BLIT. C'est décidé, statué, et il semble qu'il n'y ait pas

moyen d'en nr. On sa accusé d'être la cause de tous les bobos, € 5, défaillances. etc., qui font suite à l'accou: hement, ut le monde le dit, et on se sent lié, rivé

cette Ci'oyance, avec un instinct de mouton de Panurge des ‘ius édifiants. Une femme qui nourrit est généralement fab. et on accuse ceci d'avoir causé cela. Erreur profonde!

Est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de trouver d'autres

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ans

PTT MANN

raisons pour expliquer cette faiblesse ? Creusons légèrement la question, non pas à coup de théories échevelées, mais à la simple lueur du gros bon sens. Madame est faible, soit. Mais ne serait-ce pas, par hasard, parce qu'elle a produit de cinq à dix livres de chair organisée, aux dépens du plus pur et du plus riche de son sang, et cela à travers les fatigues de neuf longs mois de grossesse

N'est-ce pas un peu aussi la débilité qui fait suite à tous les accouchements plus ou moins laborieux ? On sait que la douleur épuise autant les centres nerveux que le travail en excès fatigue le système musculaire.

Et les relevailles plus ou moins accidentées, avec plus ou moins d'infection, ne peuvent-elles pas ici entrer en ligne de compte ?

Et le moyen de corriger tout cela, ce serait de tourner le dos à cette bonne Mère Nature, et de se lancer à la dérive sur une mer d'artifice ?... N'est-ce pas plutôt ajouter encore à ses maux que de s'exposer aux chocs nerveux, à degrés variables, résultant de la suppression plus ou moins brusque d'une fonction qui ne demanderait qu'à uivre son cours ?

Si on est trop faible pour entretenir un enfant tout fait, sera-t-on plus forte pour en reconstituer un autre ? C'est ce à quoi on s'expose en sevrant ou en négligeant l’allaitement.

Si on eït trop faible, une nouvelle grossesse débutant ainsi au milieu de mauvaises conditions de santé, n'offre-t-elle pas de dangers à Les faibles sont précisément celles qu'il est imprudent d'exposer à un retour de grossesse à trop brève échéance.

On rétorque que “tint de grammes de lait sécrété chaque Jour, c'est, pour la mère débile, autant de perdu de sa substance”. Autrefois, quand on faisait des petites saignées à répétition aux malades ‘‘pauvres en sang’, on ne manquait pas de scandaliser les esprits superficiels, les savants à fleu: de peau. Or, on sait qu'une saignée est suivie d'une prolifé-

ration ou multiplication des globules rouges du sang, laquelle va bien au-delà de la déperdition subie. C'est ce ‘‘renouveau plus que compensateur’”” qui ramène la formule sanguine à la normale, Îl en est de même de la ‘‘saignée blanche” de l'allaitement. C'est une série de pertes de substance temporaires suivies de réactions qui dépassent la déperdition et mo-

difient favorablement la santé générale.

Oh ! s'il faut que celles qui gobent ainsi toutes les

fadaises, apprennent un jour la quantité énorme de salive qu'elles secrètent, et, en outre, que leur estomac DIS- VILLE par Z4 heures une moyenne de 8 litres [pintes] de suc gastrique, sans qu'elles en aient conoscience, tout comme le bon M. Jourdain pour sa prose !... Voyez d'ici l’affolement ! Imaginez si ça doit être affaiblissant, tant que ça !.

Ce sera alors une course aux médecins, aux Warwick de la profession, ceux QUI FONF ET DEFONT les fonctions vitales à la manivelle. Et sans doute que ces grands Modérateurs biologiques ne manqueront point de les pourvoir de la fiole ou de la pilule qui saura enrayer CES FLUX DEBILITANTS DE SECRETIONS.

Et pourquoi serait-il plus permis d'intervenir dans la fonction de la grande mammaire ? C'est plus à la portée des indiscrets et des téméraires, mais c'est aussi sacré. Cette glande fonctionne sous la poussée d’une loi immuable, inéluctable. Et Dieu ne changera pas les lois éternelles pour venir au-devant du caprice ou de la démence des Irlandais, des Canadiens ou de tous ceux qui ne savent pas lire dans son oeuvre, la comprendre, et se conformer à ses indications.

Il n'en faut pas tant pour prouver le danger des idées préconçues de la science trop prestement improvisée. On comprendra qu'il faut être défiant à l'endroit de ces idée:

erronées qui peuvent nous ménager de tranquilles accommo-

dements avec la conscience, mais qui ne sauraient teni debout devant un examen approfondi. L'exercice JUDI-

CIEUX d'une fonction naturelle n'a Jamais affaibli personne, et Donnadieu nous prouvera que c'est même le contraire qui est vrai. Il nous apprendra que l’homme, avec ses finasseries, s'usera toujours les ongles toutes les fois qu'il voudra déformer l'oeuvre du Maître de la Nature, qu'on ne viole jamais impunément les lois de la biologie, et que les peuples les plus policés, tout comme les Esquimaux, devront forcément revenir à LA TETINE DE TOUS LES TEMPS.

L'auteur expose d’une manière saisissante, irréfutable, l'inanité des théoriciens qui ont prétendu que ce qui se faisait par nos mères ne pouvait être effectué par les femmes d'aujourd'hui. Il démontre que le bon vouloir et le savoirfaire peuvent tourner toutes les difficultés au grand

avantage de la mère comme de l'enfant.

Donnadieu à tout simplement fait de son petit traité un écrin de joyaux. C'est étonnant de voir tout ce qu'on peut loger dans un petit livre! Il fourmille de renseignements et notions pratiques, de connaissances variées. le tout agrémenté de croc-en-jambes humoristiques administrés

‘’maestroso”" à toutes les vieilleries. Le style en est char-

meur, éblouissant. L'attention du lecteur se rive à ses pages,

grâce à l'attrait des sujets présentés, aux fines observations et

au merveilleux talent qui a enjolivé les questions les plus arides. Et tout le monde y trouvera un exposé de faits et raisonnements à la portée des intellects les plus rudimentaires.

On dirait même que Donnadieu l'a écrit pour notre peuple tant il dénonce de nos préjugés, d'erreurs de nos commères, de niaiseries anti-hygiéniques de nos faubourgs ct concessions”. A chaque page, on est tenté de s'écrier: “Que c'est donc bien nous ! ” Ca prouve que ja folie humaine et notre inclination à l'erreur sont ce qu'il y a de

plus uniforme sous toutes les latitudes.

Les médecins trouveront leur profit à lire ce livre et à le méditer. Il a, d’ailleurs, été couronné par l’Académie de Médecine et il a conduit SON HOMME à la Légion d'Honneur. On devra surtout le trouver entre les nains des mères de famille, de toutes les candidates à la maternité.

On voit, en ce pays, chez les femmes des autres nationalités, une petite bibliothèque privée, soustraite aux profanes regards des jeunes, où les mères s'inspirent. Quand on ieproche aux nôtres leur manière d'agir, leur impudence à violer l'hygiène, elles nous répondent avec beaucoup de justesse que pour connaitre les bonnes méthodes il faudrait qu'elles les eussent apprises quelque part. Mais où donc peuvent-elles s'éclairer ? Dans les almanachs > Mais ces bonnes petites brochures parlent peu d'hygiène; elles sont trop occupées à prôner les grandes drogues qui doivent faire disparaitre de la terre tous les maux de l'homme et de la bête: ‘ good for men and beast ! ”

Voyons donc à répandre les livres qui vulgarisent la vraie science si on veut détrôner l'ignorance. C'est une oeuvre qui mérite d'enflammer les plus nobles coeurs. Et ne nous lions pas à l'Etat-Providence pour ce travail. Qu'il vienne de notre initiative privée, des efforts de tous les médecins sérieux qui comprennent que l'éducation hygiénique de ia clientèle est un strict devoir.

Nos gouvernements envoient bien des conférenciers pour montrer aux fermiers l'élevage des animaux, mais ils ont oublié ceux qui devraient venir NOUS DIRE. COM- MENT ELEVER DU MONDE. Tel est le progrès chez nous !

Si on pouvait trouver dans notre province celui qui Par sa position et son prestige ferait pour le livre de Donnadieu ce que Roosevelt à fait pour ‘la Vie Simple’’ du célèbre pasteur Wagner, on aurait du coup procuré à notre

race un de ses plus grands bienfaiteurs. Que de confort, de bien-être, et de bonheur on ferait luire sous des toits où il à fait affreusement noir jusqu'ici!!!

Mais, pauvres petits Latins que nous sommes, nous n'avons pas trop de toute notre verve pour les hautes oeuvres de la politicaillerie. Après avoir dépensé le plus clair de notre avoir en fait d'enthousiasme, pour les étoiles de la politique, il nous reste peu de flamme pour les question: réellement sérieuses et sociales.

Nos médecins patriotes, présidents de clubs et autres qui prononcnt de flamboyants discours aux fêtes de la St. Jean-Baptiste, pourquoi ne dirigeraient-ils pas leur attention et ieurs ronflantes périodes du côté de la misère physiologique où croupissent nos mères, du côté des tout petits, qui ont quelquefois LA RAGE DE VIVRE QUAND MEME, mais dont l'ignorance fait des infirmes, des êtres inférieurs, de futurs fardeaux pour la société.

Venons donc au secours de no: femmes. Elle:

voat à Îa meternité comme des aveugles qui côtoient un précipice. Elles apprennent ce qu'il faut savoir quand elles ont payé bien cher leur inexpérience, quand leur sant est à Jamais compromise, que les mortalités ont désolé leu loyer, que leur chambre nuptiale est dev. nue un ‘mémorial de deuil écrit du doigt de la mort”. Elles savent, pai exemple, comment éviter les diarrhées d'été quand elles ont largement contribué au lourd tribut de chair humaine que la Providence de Québec paie chaque année au Minotaure de la gastro-entérite. C'est un spectacle bien navrant de voir décimer, faucher tant de rejetons d'une belle race !

Oh ! comme on simplifierait la pathologie des enfants

si les mères savaient demeurer là où la nature les veut.

Comme tous les médecins sont habiles dans le traitement

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des maladies éphémères des enfants normalement élevés. Et comme il en faut de la science boiteuse et des combinaisons savantes pour maintenir l'existence pitoyable, sans cesse chancelante, des pauvres petits déshérités de la nature ui s'accrochent à l'épave du biberon ! ! !

C'est que le lait du sein maternel est un liquide vivant ct vivihant, chargé d'enzymes, de ferments précieux Il est transmis directement — sans souillures d'étables, de mains malpropres, et de vases suspects — à la bouche de l'enfant, et à la température de son corps. Il provient de la même source physiologique qui a produit l'être nourri. C'est le véritable élixir de vie quasi-indispensable aux organes grêles d’un nourrisson, tant pour entretenir sa délicate existence que pour le prémunir contre les néfastes influences des maladies.

Les plus belles découvertes du génie humain éblouiront le monde et le révolutionneront, mais jamais la synthèse la plus hardie et la mieux combinée ne réussira à réaliser toutes les conditions de l'allaitement maternel. C'est ici que la science retrouvera l'antique ‘‘non procedes amplius”. Ce sera toujours le point où devant la Souveraine Nature. les hommes de tous les âges et de toutes les cultures resteront égaux.

Les grands maitres de l'Ecole médicale française ont toujours compris cette simplification de la médecine infantile ‘par voie naturelle”.

Je me raprelle qu'un jour l'illustre Comby avait même ‘résumé le débat’ de façon théâtrale. Il s'agissait d'un bébé athrepsique affreusement décharné, une victime, rare en France, du sevrage précoce. La mère, petite Française qui semblait ne douter de rien, avait interrompu les dissertations du savant professeur à diverses reprises. Com-

me les cousines d'Amérique , il lui importait de savoir le

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NOM de la maladie. Or. Comby, comme ses collègues Mery, Variot, Hutinel, et au rebours de nos patriarches du sevrage, est un ardent apôtre de l'allaitement normal PRO- LONGE. Agacé par les interruptions de plus en plus pressantes de la petite mère, il eut un froncement de sourcils à la Bonaparte, et lui dit vertement: “Madame, ce qui "tue votre enfant, ce n'est pas ce qu'il a. mais ce qu'il n'a “pas; il n’a pas de mère, et c'est précisément de cela qu'il "meurt!!!"

Que le Ciel fasse la grâce à nos petits enfants de la prov: ce de Québec de conserver ou de retrouver des mères ! ! 1!

Ce sera une féconde et belie prière pour tous les vrais patriotes.

je tiens ici à remercier cordialement cet excellent docteur Donnadieu qui a donné gratuitement à l'Eclaireur la permission de faire une édition canadienne de son livre.

Si ce VERITABLE BREVIAIRE DES MERFES fait dans notre pays tout le bien qu'il a fait ailleurs, il contribuera à enrayer ces lugubres processions de petits cercueils vers nos cimetières, ces hécatombes EVITABI ES qui nous désolent et Donnadieu à conscience que c'est autant de vies françaises qu'il aura sauvées.

Ce brave homme, qu'un petit livre a rendu fameux, n'est pas l'inventeur de doctrines célèbres qui ont servi de thèses aux pâmoisons de ses contemporains.

Ce n'est pas un de ces ‘‘généraux en chambre” de l'armée médicale, c'est le bon grenadie: qui est allé au feu tout bonnement, qui a vu des malades, les à étudiés, s'est instruit des lecons de l'expérience et de la responsabilité et s'est constamment garé contre les exagérations et les emballements.

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Disons, pour tout comprendre dans un mot, que c'est un médecin de bon sens, personnage plus rare qu'on le croit. Ce sont ceux-là, les vrais praticiens, qui font les oeuvres durables. Et pendant que certaines théories étincelantes des Pontifes de la médecine, ont, un moment, des succès à l'abbé Lamourette, les oeuvres des honimes pondérés demeurent.

Comme Musset disait de la Vérité: ‘le bon sens est éternel ! *

“Aidons-nous les uns les autres !

La charité chrétienne ne consiste pas seulement à faire l’aumône aux mendiants. Il ÿ à, parmi les pauvres et les déshérités de ce monde, une classe particulièrement intéressante : ce sont LES INDIGENTS DE LA SCIENCE, ceux qui marchent à tâtons dans la vie, qui n'ont pas le flambeau du savoir pour les guider à travers les écueils de l'erreur.

Si ce beau livre de Donnadieu, en vous ouvrant une porte de lumière sur les droits sentiers de la vie normale, fait luire dans votre intérieur des rayons de confort là où il y avait plutôt de la désolation, ne soyez pas égoistes, pensez à vos compagnes d'infortune, et amenez-les en grand nombr: à réchauffer leurs misères à ce foyer.

Si ce livre améliore, transforme votre vie, comme il l’a fait pour tant d'autres, vous augmenterez votre bonheur en le faisant partager Par ceux qui vous sont chers.

Imitez, dans la propagation de la vérité, ce que d'autres font pour l'erreur et le préjugé, et mettez à son service l’ardeur et le zèle des semeurs de fosses doctrines.

Et vous aurez fait oeuvre méritoire !

Mai, 1912.

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