POURQUOI PAS
de V opinion. Cest devenu banal de le répéter. Sans prétendre à vouloir révolutionner le monde , on peut y aller de son modeste coup d'épaule ! Allons-y gaiement !
Pourquoi pas ?
Qui sait si quelques bonnes pensées, qu'on pourra recueillir çà et là dans tel artide ou dans telle étude , sous une forme plus plaisante ou plus sérieuse, ne fera pas quelque bien à celui qui se donnera la peine de me lire ? Saint Paul n'affirme-t-il pas quelque part (Y Cor. 1, 27) que Dieu , souvent, choisit des instruments infirmes pour faire les oeuvres de sa droite ?
Au reste, je ne me suis pas mis en frais d'imagination pour établir un ordre rigoureux entre tous ces articles et études tombés de ma plume , depuis tantôt trois ans, au jour le jour, et au petit bonheur des circonstances.
Tout au plus, j'ai cherché à les coordonner selon le sérieux de la pensée et de la forme,
procédant , autant que J aire se pouvait , du plaisant au severe. Quant à Tordre chronologique, je me suis réservé d indiquer, pour chaque écrit , la date à laquelle il fut d abord publié ainsi que le nom de la Revue qui lui fit V honneur de le mettre au jour.
Et maintenant va, mon pauvre livre, si cela t est possible, porter quelque part un peu de bon grain ! Que si ton allure qiaraît trop légère à celui-ci ou trop sérieuse à celui-là, ne te Iroisse pas, et, peut-être, laisse-toi froisser. Tu ny peux rien ! Beau ou laid, intéressant ou ennuyeux, tu existes toujours ! c’est quelque chose.
Et pourquoi d ailleurs, Dieu aidant, ne ferais-tu pas quelque bien ?
Oui, pourquoi pas ?
ELIE-J. A UCLAIR, Etre.
Séminaire Saint- Charles- B or r ornée, à Sherbrooke.
Janvier 1903.