JEAN QUI PLEURE ET JEA.V QUI RIT
Un mot de M-"* Camélia devait suffire.
Monsieur vint trouver le légitime de M""' Rosier.
C'est au café des Variétés que les époux de nos étoiles avaient l'habitude de s'épancher mutuellement.
Ils causaient des gloires et des appointements de leurs moitié§.
Puis, les soirs de bénéfice, quand la représentation finissait tard et que la variété des consommations avait scellé une intimité
iKHivellc, ils se ctinriaiciil leurs espérances cl k'urs chagrins.
Ce jour-là, M. Camélia avait du temps devant lui.
.M. Rosier, de son côté, avait 6Aé congédié de chez sa femme, <}iii Unissait de traiter une grosse affaire avec son directeur.
L'avenir était à eux!
Et c'est ainsi que la conversation suivante s'étahlit entre les deux maris de nos dames des Clio'urs :
(A. Ml. LIA
Rosier, vous avez lair triste?
ROSIEH
Camélia, je sais que ma fcnnne me trom|ie !
'^' |t('nsrz-vuns. Rosier? l'ne l'emnif ([ui vous a(h>re I
HOSIKK
Klie est bien déslial)illée dans son rôle !
CAMKLIA
nxi^ence de métier!
— Gl —
nosiKit Elle fréquente les journalistes!
CAMÉLIA
N'est-ce point le moyen d'arriver ?
ROSIER
On lui prête des amants.
CAMÉLIA
Elle les rendra !
ROSIER
Elle s'enferme avec son directeur.
CAMÉLIA
Plaignez-vous !
ROSIER
Mais je l'aime!
CAMÉLIA
Pas de plaisanterie.
ROSIER
Et je sais bien à quoi m'en tenir 1