‹ Artistes et cabotinsChapitre 14 sur 70 · JEAN QUI PLEURE ET JEA.V QUI RIT · texte numérisé non relu

JEAN QUI PLEURE ET JEA.V QUI RIT

Un mot de M-"* Camélia devait suffire.

Monsieur vint trouver le légitime de M""' Rosier.

C'est au café des Variétés que les époux de nos étoiles avaient l'habitude de s'épancher mutuellement.

Ils causaient des gloires et des appointements de leurs moitié§.

Puis, les soirs de bénéfice, quand la représentation finissait tard et que la variété des consommations avait scellé une intimité

iKHivellc, ils se ctinriaiciil leurs espérances cl k'urs chagrins.

Ce jour-là, M. Camélia avait du temps devant lui.

.M. Rosier, de son côté, avait 6Aé congédié de chez sa femme, <}iii Unissait de traiter une grosse affaire avec son directeur.

L'avenir était à eux!

Et c'est ainsi que la conversation suivante s'étahlit entre les deux maris de nos dames des Clio'urs :

(A. Ml. LIA

Rosier, vous avez lair triste?

ROSIEH

Camélia, je sais que ma fcnnne me trom|ie !

'^' |t('nsrz-vuns. Rosier? l'ne l'emnif ([ui vous a(h>re I

HOSIKK

Klie est bien déslial)illée dans son rôle !

CAMKLIA

nxi^ence de métier!

— Gl —

nosiKit Elle fréquente les journalistes!

CAMÉLIA

N'est-ce point le moyen d'arriver ?

ROSIER

On lui prête des amants.

CAMÉLIA

Elle les rendra !

ROSIER

Elle s'enferme avec son directeur.

CAMÉLIA

Plaignez-vous !

ROSIER

Mais je l'aime!

CAMÉLIA

Pas de plaisanterie.

ROSIER

Et je sais bien à quoi m'en tenir 1

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