CRAINTES PATERNELLES
En quittant Sanglier, Eloa trouva son père et sa mère en train de se communiquer leurs craintes.
Armide disait :
— Pourvu qu'elle continue à se bien conduire ! Elle est si délicate !
Et Napoléon :
— 11 faudra la surveiller !
Et Armide :
— Après ça, tu sais, quand une 1111. ■ est sago!..
Et Napoléon :
— Ça ne fait rien, c'est plus prudent. 11 n»! laut rien avoir à se reprocher.
L'entrée d'Eloa troubla l'entretien.
— Tu l'as vu? demanda le père.
— Je l'ai vu! Je déjeune chez lui dimanche.
— En tête-à-tête ?
Non. Il y aura des actrices et des hommes de lettres.
— Tu lui as dit que ta famille était honnête ?
— Il ne m'a pas parlé de ça.
— C'est un homme bien ?
— Très comme il faut! Il m'a embrassée!
Armide fit un geste qui signifiait : « Il n'y a rien à dire à tout cela ! »
Napoléon se rembrunit et murmura :
— Puisqu'elle le veut!