LES ARTISTES
e réaliste. — Le réaliste possède assez volontiers le physique de son talent : de l’épaisseur ^ de la vulgarité et une noble indépendance à l’endroit des convenances sociales. La peinture,, c’est l’homme.
Son génie est capricieux et variable comme le climat de Paris. Les jours où il' est en voix,, il donne sans effort Y ut de poitrine de sa manière; mais
P h y s i g n o m i es P a r isiennes.
quq de défaillances et de déplorables quarts d’heure dans le cours de sa carrière artistique!
Ces éclipses arrivent immanquablement quand il veut désencanailler ses produits et frotter sa brosse aux choses de la vie mondaine.
Partant de cette maxime : « Faire ce qu’on voit,, » il est persuadé de son égale aptitude à reproduire une madone ou une vachère, au choix du preneur.
En cela il se trompe du tout au tout.
Tel réaliste qui se tire proprement d’un tas de fumier^ échoue dans l'imitation d’un manteau de cour. Pour avoir consenti à lui servir de modèles,, de belles dames se sont vues tout à coup transformées en souillons mal déguisées en princesses.
Qui fait bien le torchon peut manquer la dentelle; mais notre homme ne croit pas un mot de cette vérité; il est le seul à ignorer que ses marquises semblent avoir été élevées sur les genoux d’un portiez et que ses secrétaires d’ambassade pourraient jouer au bouchon sur le boulevard sans être remarqués.
Dans le but de donner le change sur le terre-à-terre de son « style,, » il entasse théories sur théories pour s’élever un peu dans le ciel de l’art. Ce qu’il dépense de paroles pour démontrer la supériorité de son art, ruinerait / M. Thiers.
C’est à la brasserie qu’il distribue le ■ plus volontiers aux fidèles la manne de son enseignement; il vide sa chope
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sur le Sinaï. Écoutez : « Tout est dans tout, Messieurs... L’artiste, vraiment digne de ce nom,, doit être doublé d’un philosophe... au moins... Tenez,aujourd’hui, par exemple, j’ai pris pour objectif un moutardier; je l’ai étreint, je lui ai dérobé ses secrets, et j’affirme qu’il peut sur ma toile marcher de pair avec les productions de l’art le plus élevé. Pourquoi?... Parce qu’il est profondément intime, souverainement individuel... Qui de vous n’a pas été frappé de la déplorable monotonie des vierges de Raphaël? — Un homme surfait. — Ne les dirait-on pas coulées dans le même moule? Qui en a vu une les a vues toutes... Il n’en est pas ainsi démon moutardier. J’ai su lui donner un accent si particulier, qu’en le
voyant l’homme le plus prévenu ne pourra s’empêcher de s’écrier : Voilà un moutardier qui n’est pas le moutardier de tout le monde ! Il èst égueulé d’une façon qui lui est propre ses maculatures sont à luf, bien à lui, et ne pourraient être celles d’un autre. La critique chercherait vainement dans cent cuisines avant d’en %
rencontrer un qui lui ressemble. Il est unique^ seul! Et je ne crois pas trop m’avancer en déclarant que jamais on n’a pénétré plus avant dans l’intimité^ dans l’esprit^ dans la personnalité d’un moutardier du dix-neuvième siècle! »
Avec une modestie angélique^ il se proclame le premier peintre des temps modernes. Il en paraît si convaincu^
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que son absurdité en devient touchante. Les niais à la suite respectent cette bouffonne vanité à l’égal d;une vertu théologale, et disent Amen à toutes ses charentonnades.
Une louange simplement exagérée lui semble indigne de lui. Il faut crever la grosse caisse de la réclame pour se faire entendre du colosse. Il l’a dit : On n’est jamais si bien loué que par soi-même.
Sois content, ô réaliste! tu es le flambeau, le phare, la comète, le messie artistique! Continue d’étonner le monde en peignant des tas de cailloux et des parapluies rouges! Projette de plus en plus l’ombre de tes grandes ailes sur les gloires mesquines de l’école moderne, et après toi ta pipe, ta
LE REALISTE
De l'épaisseur, de la vulgarité et une noble indépendance à l’endroit des convenances. (P. 59.)
vieille pipe culottée., ira d’elle-même prendre place au Musée des souverains !
— Encore une chope., hein?
e fantaisiste. — Ah! ah!
celui-là a joliment dit son fait au dessin! D’un mot il 1 a relégué dans le troisième dessous de l’art d’où il n’aurait jamais dû sortir.
La ligne gêne l’épanouissement de la couleur, le modelé contrarie la « tache. » C’est pour lui qu’on a inventé cette plaisante manière de louer la peinture : — Quelle belle tache! En voilà une tache!
Ne demandez pas à un tableau de
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pouvoir supporter l’analyse. Il s agit bien de cela! Un coup d’œil seulement, et paf! votre jugement est formé ; Quelle tache !
Pour le fantaisiste, la peinture n est qu’un composé d’éclaboussures et de saletés harmonieuses.
Qu’est-ce qu’une Madeleine? une tache blonde; un ciel pur? une tache bleue; un oreiller? une tache blanche; un chat? une tache noire.
Et il tache, et il tache à mettre sur les dents tous les dégraisseurs du quartier.
D’une conscience extrême, il barbouille sa toile avec une réflexion profonde, une conviction que rien ne
lasse .
L’absurde public a beau se tordre
de rire devant sa teinture , sa foi n’en est pas ébranlée. Il va son petit bonhomme de chemin, heureux du vacarme qui se fait autour de ses taches et du paraphe burlesque qui sert d’auréole à son nom.
Il est connu, très-connu même, et plus d’un rapin envie sa notoriété éclatante.
Jadis il produisait des taches moins mauvaises ; mais ce ne sont pas celleslà qui sont le mieux goûtées par son fanatique. — Il n’en a qu’un. — « Certes, dit le séïde, il y a des qualités de premier ordre dans le Jeune homme à la lance ; mais pourquoi. le‘ grand artiste a-t-il sacrifié à la forme jusqu’à la minutie? Sa tête a deux yeux, une bouche, un nez, exactement
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comme si elle était du premier Flandrin venu. Dans cette vaine recherche du détail,, le peintre a perdu de vue le côté caractéristique de toute œuvre d’art, ce qui produit l’émotion^ c’està-dire la magie de la première impression, l’irrésistible du doigt dans l’œil, la puissance du coup de poing en pleine poitrine : la tache ! la tache triomphante^ synthétique^ absolue ! »
Quand les temps ont été durs et que le jury barbare a mérité mille morts pour avoir refusé le convoi annuel du fantaisiste^il organise une exposition particulière dont l’aspect n’est •pas toujours désagréable; malheureusement le public ignare feint d’ignorer cet effort suprême; il l’aplatit sous une indifférence bestiale; et la tache soli-
taire,, victime du mauvais goût de l’époque^ rêve au pays où il suffit pour mettre les yeux en fête d’une carte d’échantillons.
e marbrier. — Le marbrier passe son temps à chercher les moyens les plus propres à violenter l’attention. Les mesquines susceptibilités de l’Administration l’empêchant de faire la parade devant son exposition, il se voit forcé de la remplacer, pour attirer la foule, par l’étrangeté de ses combinaisons. Un bon sujet, ce serait un sénateur en costume buvant la goutte avec un marchand de mottes à brûler sur le comptoir d’un marchand de vin; ou bien
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une femme nue faisant la chasse aux rats; oo, mieux encore,, un bal de croque-morts donné dans la fosse commune.
Ces compositions agréables ne lui suffisant pas toujours,, il arrivera à combiner la minéralogie avec la peinture : le dallage de son tableau sera en marbre véritable,, taillé par petits carreaux selon les règles de la perspective^ mais pas du tout selon les lois du bon sens et de la perspective aérienne. Peu lui importe cet accroc à la vérité si les Béotiens font queue devant sa mosaïque et viennent à tour de rôle donner de petits coups sur le lapis lazuli ou le rouge antique,, pour s’assurer de leur nature. — C’est en vrai î disent-ils,, émerveillés de cet effort de
l’esprit humain. — Oui, tu sais, c’est le même qui a peint le Bœuf gras au congrès de Vienne..., un tableau qui a tant fait rire. Oh ! c’est un fameux peintre!
Dans cette voie du baroque à outrance, il est difficile de s’arrêter. Chaque année, l’excentrique est tenu d’inventer de nouvelles cascades. Nous l’attendons au jour où il dorera sa toile et peindra son sujet sur le cadre. Il pourra aussi copier une épreuve négative de photographie en renversant l’ordre des lumières et des ombres; il obtiendrait ainsi un effet assez piquant.
Chose regrettable, le succès n’est pas toujours à la hauteur de tant d’efforts généreux. La critique, cette personne grincheuse, se montre mé-
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contente de ces bizarreries effrontées et prend à tâche de voiler le plus possible le nom du faiseur de tours. ' Que voulez-vous! en marchant sur la tête on ne va jamais loin.
Improvisateur . — Il est très-heureux, celui-là. En nourrice, il tétait déjà des réclames; en sortant du collège, il renonçait sur la célébrité.
Doué d’une imagination brillante, d’une facilité express , le nombre de ses dessins est incalculable. En faire le compte exact deviendra avant peu une opération qui sera le dernier mot des études mathématiques.
Son talent a été chanté sur tous les
tons. Cependant j depuis quelque temps,, des voix fausses se sont glissées dans le concert, et ce ne sont pas celles qu’on entend le moins.
Écoutez donc, on se lasse de tout, même d’applaudir aux effets foudroyants d’une trombe artistique.
Faire trop,, c’est quelquefois ne pas faire assez. Le moment est venu de mettre une digue au flot gênant de ces productions.
Cette heureuse existence , teintée d’encre de Chine et de mine de plomh, a cependant son point noir : on est un illustrateur, on voudrait devenir un peintre sérieux. Pas difficile à franchir, les études premières ayant laissé tout à désirer.
C’est sa facilité même qui s’oppose
à la transformatiQn de l’improvisateur.
Il est tellement habitué à se passer de la nature, qu’il lui est impossible de s’astreindre à la copier; la main va plus vite que l’observation. Le modèle le gêne/ l’embarrasse; il trouve plus commode de le supprimer. De là des formes rengaines,, un dessin toujours prévu,, dans lequel le chic s’étale audacieusement.
En somme son lot est suffisant. Il lui a donné la fortune,, les récompenses, de nombreux clients... Avec cela, comme il serait facile de ne pas faire de mauvaise peinture !
e tacheron. — De tout temps les maîtres ont employé des élèves pour la préparation de leurs tableaux, se réservant de donner les coups de pinceaux de la fin.
Aujourd’hui un entrepreneur a fait mieux, il a perfectionné la manière; il trouve plus simple de ne rien faire du tout : c’est un manœuvre qui lui ébauche sa toile, c’est un compagnon qui la lui finit.
Procédé commode qui simplifie considérablement les études préliminaires.
Le manège de cet industriel a duré longtemps. Comment s’y prenait-il pour tromper les gens sur la part qu’il apportait dans l’exécution de ses ta-
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bleaux? Rien de plus simple. Quand on frappait à la porte de 1’atelier, le compagnon quittait l’ouvrage et laissait le tâcheron seul devant le chevalet. Là, le crayon blanc à la main (il s’efface très-facilement) , et tout en causant avec les visiteurs,, il feignait de rectifier un contour ou de donner plus d’accent à un muscle; parfois même il se risquait jusqu’à brossailler un détail insignifiant, un bout de
terrain,, un fond de culotte; dans les grands jours, devant les puissances^ il allait jusqu’à crotter un bas de pantalon.
Le visiteur partie l’ouvrier reprenait la palette et se remettait à la besogne.
A ce jeu déloyal, le tâcheron a attrapé médailles,, commandes et le reste. Il
était même sur le point d’enlever la décoration à la pointe du pinceau....
des autres, lorsque ce qui se murmurait tout bas finit enfin par se crier sur les toits.
Une petite enquête eut lieu, le résultat en fut accablant, et, cette fois encore, le geai se vit arracher les plumes du paon.
Cette espèce est heureusement trèsrare chez les artistes; mais elle devait trouver place dans cette galerie.
E PEINTRE DE GRANDES MACHI- NES. — Saluez l’artiste par excellence. Sa Majesté le peintre d’histoire! Il ouvre et ferme à volonté le livre d’or du grand art!
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Quand il opère sur des sujets religieux ou sur des personnages peu vêtus^ sa noblesse est de plusieurs quartiers plus vieille que celle du tailleur de culottes rouges^ vulgairement appelé peintre de batailles.
Malakoff cède le pas à \& Résurrection, le zouave n’arrive qu’après le bienheureux et la courtisane toute nue.
Le reproducteur de massacres historiques a pourtant un avantage sur l’enlumineur de miracles : il croit que c’est arrivé; tandis que l’autre a besoin de s’entraîner pour se mettre à la hauteur d’une Transfiguration, et l’on comprend qu’il lui soit interdit « d’entrer dans la peau du bonhomme. »
Les maîtres ayant conquis la gloire en mettant leur génie au service de la religion j on doit, sous peine d’être indigne de rivaliser avec eux, glaner les derniers épis d’un champ où il n’en reste guère. On presse les sujets épuisés, on rabâche mal ce que d’autres ont admirablement dit.
Mais les grands tableaux sont encombrants. Tous ceux qui ne vont pas au musée ou à l’église, rentrent fatalement à l’atelier, et comme il n’y a rien qui pousse plus à la mélancolie qu’uile toile roulée, on s’arrange pour faire de la grande peinture marchande; de là tant de mètres de coutil consacrés à la gloire de nos armes et de la religion > Vous comprenez alors à quel point les commandes jouent un rôle impor-
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tant dans la vie des peintres d’histoire. La manne ministérielle devient pour eux un objet de première nécessité.
C’est une course au clocher à qui enlèvera la décoration d’une chapelle ou la reproduction d’une boucherie quelconque. Hurrah! hurrah! les commandes vont vite!
Jadis le député était une monture excellente que les artistes se trouvaient toujours bien d’enfourcher; aujourd’hui elle me paraît avoir le jarret moins sûr, son cavalier reste souvent en route.
Un directeur des Beaux-Arts du dernier règne qualifiait ainsi le jour où il recevait les artistes : C’est mon jour des pauvres.
Il est mort riche, lui.
e petit maître. — L’enfant gâté des amateurs et du public. Ses tableaux font fureur au salon; si on les payait au poids de l’or, le peintre serait volé.
Au moment où j’écris ces lignes^ il vient de refuser cent-cinquante mille francs d’un panneau grand comme ma table. Il en veut deux cent mille; il en aura trois cents !
Consciencieux au possible,, il ne re-' cule devant aucun sacrifice pour ame^ ner à bien ses moindres oeuvres. Costumes, armes,, bibelots^ meubles,, il a tout chez lui et fait tout d’après nature.
Si la sorcière d’Endor était encore de ce monde,, il lui donnerait un tré-
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pied d’or pour obtenir d’elle; moyennant évocation; une séance de Napoléon. Si l’on vendait des champs de bataille; il achèterait celui de Waterloo; et irait planter son chevalet de campagne au milieu du carré de la vieille garde pour étudier ces grands morts sur le terrain.
Remuant^ grouillant; bruyant; il s’annonce avec bruit et cause avec fracas. Il monte à cheval; suit les armées en uniforme de fantaisie et se fait peindre dans son atelier botté et éperonné.
Laferrière est le dernier collant gris; le petit maître sera la dernière paire de bottes*
Il se plaît à varier sa mise. Un de ses amis nous a fait le dénombrement
de sa garde-robe : costumes de che-* val, de forêt, de plaine, de bateau à vapeur, de wagon, costume pour monter les côtes !... Après celui-là on peut se dispenser de nommer ceux qui restent.
Si jamais il va vous voir, tâchez de le faire attendre en compagnie de plumes et de papier. En s’en allant il vous aura laissé un croquis payable à vue chez le premier amateur venu.
Membre du bureau d’une section électorale, l’ennui de recevoir des bulletins le prit, et il dessina sur la table le plus joli cavalier du monde. On scia le panneau immédiatement, il fut mis aux enchères et son produit trèsrespectable alla grossir le tronc des pauvres de l’arrondissement.
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Si la fantaisie lui prenait de tatouer quelque chose sur le bras d’un débardeur^ il se trouverait des fanatiques pour marchander le biceps illustré.
e paysagiste. — Les commencements de sa carrière ont été difficiles. Personne ne croyait en lui; sa famille le supposait légèrement entaché d’idiotisme en le voyant s’entêter avec tant d’acharnement à perdre de belles couleurs sur de bonnes toiles bien propres.
Il est de fait qu’après chaque salon tous « ses enfants » rentraient au gite; il n’en manquait jamais un à l’appel.
Le peintre avait son œuvre complet.
Le saisissement amené par la vente
de son premier tableau faillit lui devenir fatal. C’était à ne pas croire; cet événement s’était fait attendre si longtemps! Il commençait à se faire connaître à l’âge où plus d’un artiste se voit oublié.
Excellent homme^ gai, cordial, simple, il est plus heureux à lui seul que l’Institut tout entier.
Il adore sa peinture et lui adresse en travaillant les plus douces flatteries : — Fameux, ce petit arbre-là!
Comme il pousse bien et comme il est content de verdir! Ah! par exemple, monsieur le ciel, si vous n’êtes pas enchanté de vos nuages, je donne ma palette aux chiens : car vous êtes un vrai séjour de récréation pour les amours et le? chérubins... Ah! ah!
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petite fleurette, vous avez l’air de vous ennuyer toute seule; consolez-vous, je vais vous donner de la compagnie...
Là, friponne ^ êtes-vous satisfaite de ce coquelicot qui vous fait de l’œil?
Un sentiment exquis, un grand goût, une connaissance profonde des valeurs, un amour ardent de la nature, voilà le dessus de son panier.
Pour le comprendre jusqu’au bout, il faut avoir reçu le baptême de l’atelier. En regardant ses toiles, les gens naïfs sont souvent choqués de leur manque de propreté , de la maladresse du faire. Ses fonds et ses ciels, avec leurs touches gauches, heurtées, ont un peu l’air d’avoir traîné longtemps sous les meubles. On voudrait quelquefois envoyer ses nuages au blan-