‹ Arts appliqués et industries d'art aux expositionsChapitre 21 sur 126 · EX · texte numérisé non relu

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LASSE 99. — Bijoulerre-joarllertie: Louis Aucoc, Mascuraud, Paul Tem-

e J , ; plier, Boucheron, Lalique, Radius, Gustave-Roger Sandoz, Rouzé, Piel, les frères Vever, les frères Falize, Martial-Bernard, Savard, Georges Fouquet, Gaillard, Beaudouin, Bourgey, Chaumet, Coulon, Félix Desprès, Ecalle, Féau, veuve Amédée Fornet, Lefebvre, Marret, Murat, Nussbaum, Pinier, Quennessen, Ruteau, Tétlerger, Léon Vaguer, Duval et Janvier, etc.

Crasse 96. — Aorlogerie : Hour, Leroy, Auricoste, Favre-Heinrich, Sidney Hébert, Paul Lévy, Lipmann, Georges Meyer, etc.

Grasse 97. — Bronze, fonte el ferronnerie d'art, mélaux repoussés : Soleau, Susse, Leblanc-Barbedienne, Siot-Decauville, Baguès, Bricard,

LXXXVIIT et LXXXIX. — Exposilion Franco-Britannique de Londres, 1908. Plaquette de la Section française, gravée par Ch. Pillet.

Ettlinger, Jabœuf, Paul Louchet, Raingo, Rouart, René Rozet, Me Henri Vian, etc.

CLasse 98. — Brosserie, maroquinerie, tablellerie et vannerte : Emile Dupont, Amson, Genty, Lamaille, Leloir, Maurey-Deschamps, Proffit.

Grasse 100.— Bimbelolerie : Henry D'Allemagne, Léo Claretie, Fernand Martin, Amédée Prince, ete.

Comme nous l'avons pu constater dans toutes les Expositions qui ont eu lieu depuis 1900, le Comité français s’efforçait de réserver une place aux Arts appliqués, d'accord avec la Société d'Encouragement à l'Art et à l’Indus- Lrie, la Société des Artistes décorateurs, l’Union centrale des Arts décoratifs.

Ce sont : à Hanoï, Roger Marx; à Saint-Louis, Guillaume Dubufe; à Liége, Bellery-Desfontaines, qui sont plus particulièrement chargés de ce soin. À Milan, nous sommes en pleine période de recul : le Parlement français refuse sa maigre subvention habituelle, mais, grâce à l’aide du Comité

français, Frantz Jourdain et Monduit peuvent installer une Section des

Arts décoralifs français — très modeste à côté de ce qu'ont fait Italiens, Allemands, Hongrois, — pour se conformer. au programme lequel, comme

à Turin, 1902, posait en principe absolu l’affirmalion d’une esthétique nouvelle. A l’Exposilion de Londres, 1908, la générosité de l’ancien député

XC et XCI. — Exposilion Hispano-Française de Saragosse, 1908. Plaquette de la Section française, gravée par Pierre Dautel.

Délieux permet la construction d'un Pavillon spécial des Arts décoratifs français, qui eul beaucoup de succès.

Ces Expositions à l'étranger n'avaient pas été sans créer de nombreux points de contact entre les représentants de nos diverses Associalions. Aussi, lorsque, au nom du Danemark, notre ministre, le comte Horric de Beaucaire, présenl(a au secrélaire général du Comité français le projet d’une Exposilion française d'Art décoratif à Copenhague, pour 1909, Emile Dupont, Layus, G.-Roger Sandoz, Emile Vernier, Jean Guilfrey, René Guilleré, crurent le moment venu de composer les divers Comités de créateurs et de fabricants et de les faire travailler ensemble à l’œuvre entreprise.

Malgré les déplorables malentendus qui empêchèrent quelques arüstes de comprendre l'importance du but visé, l'Exposition de Copenhague réunit

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pour la première fois dans une action commune arlistes,industrielsetarlisans. Et en terminant ce rapide historique, n'oublions pas de mentionner le

XCI et XCIITI. — Exposilion française d'Art décoratif de Copenhague, 1909. Plaquette gravée par Émile Vernier.

joli salon d'art, décoré avec beaucoup de goût par l'architecte Lambert, à l’Exposilion de Bruxelles, 1910, et le très charmant pavillon de l'Ar{ déco-

XCIV et XCV. — Exposition internationale de Nancy, 1q09- Médaille gravée par Bussière.

ralif français, construit par Plumet à la toute récente Exposition de Turin, 1911, pour encadrer les objets demandés à nos décorateurs par François h

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— EXIN — Carnot et Raymond Kœchlin, actuellement président et premier vice- Président de l'Union centrale des Arts décoratifs.

Dans ce pavillon octosonal, était installé un cabinet d'amateur moderne, très réussi, et le seul regret que nous puissions exprimer est que le développement même de la participation française à l'Exposition de Turin n'ait pas permis de placer les envois de nos artistes décorateurs au milieu des vitrines de nos industriels d’art, pour montrer aux visiteurs, en un complet ensemble, tout ce que peuvent réaliser les Arts appliqués français.

Cependant, à Paris, en 1902, 1905, 1908, 1911, d'importants Salons

XCVI. — Exposition universelle ct internationale de Bruxelles, 1910. Face de la plaquette de la Section française, gravée par O. Yencesse.

français du Mobilier étaient organisés au Grand Palais par les présidents des grands Syndicats de l'ameublement, du bronze, de la bijouterie-orfèvrerie, de la céramique : Perol, Louis Aucoc, Louis Harant, Albert Susse, Soleau qui joua un si grand rôle dans la défense de la propriété industrielle.

Ces Salons aidèrent, par d’intéressants concours de mobilier à bon marché, au développement des Arts industriels.

De nombreuses Zxposilions d'Art moderne, exclusivement nationales, eurent aussi lieu à l'étranger dans ces dernières années; citons, parmi les plus importantes, celles de Manich, Sluligart, Vienne et Stockholm.

Celle de Munich devait faire éclater au grand jour la persévérance, la méthode, la discipline avec laquelle les artistes bavaroïs s’elforcent de créer un style bien personnel et de rivaliser avec la France et l’Angleterre dans les Arts appliqués. Les délégalions envoyées par le Conseil muni-

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cipal de Paris et par de nombreuses Sociétés artistiques au congrès organisé par l'Union provinciale des Arts décoralifs, fondée en août 1907, ne purent s'empêcher de rédiger leurs rapports en termes quelque peu « affolés » — le mot est de Clément Janin —. R. Carabin, chargé du rapport de la délégation du Conseil municipal, écrivait en effet : « Le Sedan commercial, dont depuis de longues années nous sommes menacés, n’est plus à craindre actuellement, c'est un fait accompli, et nous devons en prendre notre parti... Il faut considérer notre jeune génération actuelle comme absolument sacrifiée... »

NOVIT. — Exposilion universelle et internationale de Bruxelles, 1910: Revers® de la plaquette de la Section française, gravée par O. Yencesse.

Mais, si exagérées qu'elles fussent, ces lignes, répétées et reproduites, ont obligé les plus optimistes à examiner sérieusement la silualion actuelle de nos industries d'art. D'ailleurs, si l'Exposition organisée par les arlisles munichois au Salon d'Aulomne de Paris, 1909, sur l'invitation de Frantz Jourdain, nous a fait mesurer le très grand chemin parcouru par nos voisins ct concurrents, elle nous à rappelé aussi que les artistes français possédaient ces grandes qualités qui sont le goût, la grâce, la délicatesse, l'harmonie des couleurs.

Comme on l'écrivait à propos du groupe allemand de « l'Art de la Maison et de l'Industrie d'Art », à l'Exposition de Bruxelles, cependant si richement installé, si soigneusement exéculé : « Dans ces appartements noirs ct blanes, bleus et blancs, vert pomme et orangé, on peut imaginer

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de loger un savant esthète ou un administrateur énergique : impossible d'y installer une jolie femme... »

. Quelle différence avec les derniers Salons de nos artistes décorateurs et à quels résultats ces derniers arriveraient-ils s’ils trouvaient les mêmes appuis que leurs concurrents d'outre-Rhin? Toutefois, il n’est que juste de rappeler que si l'Art décoratif moderne n'eut pas récemment en France la faveur du grand publie, il trouva auprès de quelques amateurs un accueil généreux. Cest grâce aux encouragemen(s de ces {rop rares mécènes qu'il put se développer. Parmi eux, il convient de citer particulièrement la comtesse de Béarn, la comtesse Greffuhle, Maurice Fenaille, le marquis de Polignac, Bouwens

XCVILI et XCIX. — Expositions universelles et internationales de Buenos-Aires, 1910. Plaquette des Sections françaises, gravée par François Roques.

van der Boijen, Jacques Rouché, Thomas, André Gide, Vielor Lanson, Charles Stern, Hirsch, Nozal.

L'Etat, malheureusement, resta trop longtemps insoucieux d’art décoralif. Bien peu nombreux étaient encore jusqu'à ces derniers temps les membres du Parlement qui s'y inléressaient; on en complait pourtant quelques-uns. En plus des signataires (dont nous donnons plus loin les noms) du projet de loi concernant l'Exposition internationale projetée, il convient de citer, à la Chambre : Simyan, Leygues, Cruppi , Etienne Rognon, Roblin, Becauquier, l'abbé Lemire, Maurice Barrès, Georges Berry, Sarraut, Jaurès, Denys Cochin, Jean Goujon; au Sénat: Couyba, Georges Trouillot, Emile Dupont, Pauliat Maurice Faure, Gustave Rivet, ete.

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