SCÈNE V
MODBED , ARYIRE, IRYÏN , VELLIKUS , Druides.
VELLINUS (àArvire).
ce Oui, nos bras réunis vengeront votre offense,
MODRED (à part).
c( Observons-les tous deux.
IRVIN(à part).
Que de maux je prévoi!
ARVIRE ( à Vellinus ).
« Des perfides Romains punissons l'insolence; « Et que dans nos forets ils trouvent le trépas.
VELLINUS.
(( Votre ame à cet espoir peut se livrer d'avance; if Et ce jour à jamais affranchit vos États.
IRVINCàpart).
(C Le perfide !....
ARVIRE.
Hâtons l'instant de la vengeance:
La gloire nous appelle, et va guider nos pas.
O nia patrie ! o fortuné rivage !
Des dieux sur toi les regards sont ouverts. Oppose \\x\ noble orgueil à ï^ome qui t'outrage, Tes cnfiius avilis vont rompre enfin leurs fers.
Montre-toi libre et triomphante :
De l'éternel la main puissante Posa tes fondrmens sur l'abîme des mers.
O ma patrie! ô fortuné rivage !
Des dieux sur toi les regards sont ouverts : Oppose un noble orgueil à Rome qui t'outrage ; Tes enfans avilis vont rompre enfin leurs fers.
MODRED ( à Arvire ).
Avant de hasarder et l'Etat et vous-même, J'ai cru devoir , seigneur , interroger les dieux.
ARVIRE.
En vengeant leurs autels, j'ai dû compter sur eux.
MODRED.
Nous comptons comme vous, sur leur bonté suprême j Mais tout ici m'inspire des soupçons.
VELLINUS (cherchant à cacher son trouble). <( Pourrait-on nous prêter quelque projet perfide?
MODRED.
Je ne rendrai qu'au roi compte de mes raisons.
YELLINUS ( à Arvire ).
Douteriez-vous aussi du motif qui nous guide,
Vous, seigneur!
ARVIRE.
■Non , sans doute; et, malgré ses discours. Contre mes ennemis j'accepte vos secours.
VELLINUS.
(c Eh bien ! que dans leur sang votre injure s'elîacc. ((Marchons au-devant d'eux.
lo ARVIRE ET EVELINA ,
ARYIRE.
O mon filsj mon cher fîîsf
AIR
Dans mon cœur viens prendre la place
Des fils que le sort m'a ravis.
Tu rends la vigueur et l'audace^
A ces bras par l'âge affliiblis.
Viens.... que je marche à votre tête :
Que Rome en pâlisse d'effroi.
C'est ton triomphe qui s'apprête,
Il va m'acquitter envers toi.
Dans mon cœur viens prendre la place,
Des fils que le sort m'a ravis :
Tu rends l'espérance et l'audace
A ces bras par l'âge afiaiblis.
^Vellinus entraine Arvire ; niais Moclrcd et les Druides ne les perdent point de v9kj et tes suivent de près,)
JFIK DU PEPMlliR ACTE.