‹ Arwed, ou, Les représaillesChapitre 20 sur 29 · LES MÊMES , JOB · texte numérisé non relu

LES MÊMES , JOB

JOB, à la cantonade.

Oui, mon colonel. . . Je vous remercie; vous êtes bien bon !

LADY

Qu'est-ce qu'il y a donc , Job ?

JOB

Oh ! rien. . . C'est mon colonel qui m'étouffait. . . ça m'a fait un plaisir !.. . Oh! oui, il y allait de bon coeur!... Dam'! il est si heureux! si content!... et ça, pourquoi? parce qu'il est aimé de votre cousine. . . Elle l'aime , il me l'a dit.

LADY

Ah! il vous a dit?.. .

JOB, à miss Anna* Ça lui est échappe. . . Il ne faut pas rougir pour ça, au contraire , c'est très-bien de faire des heureux! Oh ! si vous laviez vu tout-à-l'heure , malgré la présence de son cousin , il était comme un fou ! ... « Job, mon bon Job, elle m'aime ! j'en suis aimé!... Moi qui la croyais insensible !... C'est vne femme parfaite!... » Enfin des extravagances. C'est au point qu'il m'a sauté au cou. . . il m'a embrassé... C'est la pemière fois qu'il embrassait Job. Aussi , il ne mourra pas, je ne veux pas qu il meure , je ne pourrais pas m'y habituer.

CLINTON

Pour le sauver il faudrait un coup du sort.

JOB

Oh! le sort, il ne peut guère y compter , comme il dit quelquefois. . . ce serait un grand hasard si le sort lui était favorable. Mais il peut compter sur Job. C'est Job qui a fait prisounier le colonel Rivers.

CLINTON , bas à Lady.

Butler est arrivé} le voici qui m'apporte la réponse de Washington. . . Tâchez d'emmener votre cousine.

LADY

Ma chère amie, je rentre dans mon appartement; me ferez-vous le plaisir de m'accompagner ?

ANNA

Quoi ! vous voulez ?.. .

LADY

Oui, je voudrais vous éloigner d'Arwed; votre présence ne peut que lui faire sentir davantage le malheur de sa situation } d'ailleurs , le général viendra nous instruire de tout ce qui se passera.

ANNA , à Clinton.

Me le promettez-vous ?

Soyez tranquille; je vais vous rejoindre tout-à-lheure. air de Marie.

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