SCENE IV
CLINTON, JOB, BUTLER, pu
butler , entrant par une porte qui est
Géne'ral, voici la lettre que Washing même.
( // lui donn<
CIJNTON.
C'est bien.
( Ils avancent sur l'avant-scène à l'angle <
lit. )
job , qui a ouvert la porte d\ Mon colonel! mon colonel! voici des regardent] venez vite!
ARWED, sortant.
Eh bien y qu'est-ce que c'est? de quoi me déranger quand je m'amuse h faire seras cause de quelque procès entre mes général, c'est vous qui me faites deman
» été inutiles.. . le colonel Riversdoit être excc » d'hui à quatre heures. . . »
ARWED.
Qu'est-ce que je disais?
CLINTON
Achevons. ( M lit, ) « D'ici 15 , j'emploierai e » le sauver tous les moyens qui sont en mou » je ne puis y réussir, un coup de canon vous l'instant de l'exécution.
ARWED.
A quatre heures !
CLINTON
Il en est trois î Arwed, il ne vous reste qu'un
ARWED.
C'est peu ! très-peu î mais il faut bien s'en cou
CLINTON , lui serrant la main.
Mourir si jeune et avec un si bel avenir !
ARWED.
Et qu'importe!
air de Julie.
Je crois qu'il est une autre vie. . .
Un dieu, dit-on , y punit les médians.
A son pouvoir ici je me confie ;
Pour un soldat lescieux sont indulgens
Dans ce séjour déjà je me transporte. . .
Connue un ami , l'on me reçoit gaïinenl Les braves de mon régiment Sont là pour me servir d'escorte.
J'ai pourtant une grâce à vous demander, gène
Butler , portez , puisqu'il le faut, cette lettre aux chefs de la séditiou. Dites leur que, quoiqu'il arrive, je veux désormais rester étranger à cette affaire, dans laquelle mon autorité a été' méconnue.
BUTLER
Je puis vous assurer, général, que la plupart des officiers pensent comme vous à cet égard. Les soldats ont tout prévu. . . ils ont choisi des chefs parmi eux. Mais les amis du colonel, tous ceux qui l'ont connu , ont refusé d'agir contre lui. . . aucun d'entre eux ne pourrait se résoudre à commander le feu.
air : Au brave hussard du deuxième.
De ses devoirs un soldat est l'esclave ; Il faut souvent obe'ir malgré nous j Mais s'il s'agit de fusiller un brave, De cet emploi personne n'est jaloux.
C'est une funeste victoire , Le plomb fatal dont on frappe un ami ; C'est autant de perdu pour la gloire,
Autant de gagné pour l'ennemi.
( II sort avec Clinton. ) • CLINTON.
Adieu , Arwed , nous nous reverrons encore je l'espère.
( // rentre chez lui à droite. )