SCENE X
POLWARTH, ARWED, Lady REDWOOD.
ARWED.
Ce pauvre garçon f il me fait de la peine... Madame , ac-
( Si )
ceptez mes remerciemens pour la bienveillance que vous m'avez témoignée... Quant à miss Anna, je me félicite qu'elle ne soit point venue avec vous.
LADT.
Elle ignore votre situation; nous Pavons abusée par un faux espoir.
ARWED.
Tant mieux. . . J'aurais eu â soutenir ses larmes, et c'est la seule chose pour laquelle je ne me sente pas de courage.
( On voit au fond , à travers les croisées , des soldats traverser
le théâtre. )
polwarth , à part.
Ah! mon dieu! déjà les soldats; ils viennent le chercher, je ne sais où j'en suis.
ARWED.
Eh bien! Polwarth , qu'as-tu donc?... Entre nous deux, point d'adieux tonchans. ( Lui serrant la main. ) Prometsmoi de boire quelquefois à notre amitié.
POLWARTH
Ah! mon ami, tu ne ménages guère ma sensibilité.
Arwed , à Lady.
Oserai-je encore vous prier , Madame , de me rendre auprès de miss Anna , un dernier service ?
LADY
Parlez !
arçved , lui remettant un anneau.
air de la Vieille.
Voici le gage de tendresse
Qui devait un jour nous unir ;
Oui , cet anneau que je lui laisse
Sera pour elle un souvenir.
He'ias ! ce gage de tendresse
Ne sera plus qu'un souvenir ! (Bis.) Mais je la vois. . . c'est elle qui s'avance, Adieu ! je dois éviter sa présence , Epargnons-lui cet instant de souffrance!
LADY
Partez ! partez ! la voilà qui s'avance !
ARWED.
Rêves de gloire, espérance d'amour Vous m'échappez et sans retour!
Je vous perds , hélas ! sans retour !
POLWiRTH , LADY.
Rêves de gloire, espérance d'amour Vous le quitlez et sans retour ! 11 vous perd , hélas ! sans retour !
( Il serre la main de Polwarth , et entre précipitamment dans sa chambre. — aussitôt les soldats repassent avec Job au milieu d'eux , il est enveloppé d'un manteau. )